• Le dimanche 20 octobre 2019 est La Journée Mondiale de prière pour la Mission. En ce dimanche des missions nous sommes invités à prier pour tous les missionnaires envoyés dans le monde entier. Grâce à eux, nous sommes proches de ceux qui sont loin et ils nous aident à être nous-mêmes des missionnaires là où nous vivons en n’étant pas loin de ceux qui nous sont proches (expression empruntée à la vision du Service Missionnaire des Jeunes SMJ).

    Prions sans nous décourager car nous sommes tous missionnaires !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (18, 1-8) :

        En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
        Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
        Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

                Tous missionnaires !

                La foi chrétienne fait de nous des missionnaires ! Mais, comment cela est-il possible ?

    Voici deux convictions :

                La première conviction, c’est que la vie chrétienne est centrée sur l’expérience que Dieu m’aime, moi personnellement, d’un amour sans condition. Je suis précieux aux yeux de Dieu. Et en Jésus, Dieu m’offre son Amour. Jésus n’a qu’un seul désir, que je devienne son ami. Il nous le dit : (Jean 15, 15) « Je ne vous appelle plus serviteurs car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Jésus me dit que je suis son ami et qu’il a besoin de moi.

                La deuxième conviction de notre foi est celle-ci : Dieu habite au cœur de tous les humains sans exceptions qu’ils soient pauvres ou riches, instruits ou ignorants cela ne fait pas de différence pour Dieu. Il habite le cœur de chacun. Hélas, beaucoup ne le savent pas, ou bien, à la suite d’expériences douloureuses ils ont rejeté la foi en la présence de Dieu dans leur cœur, et pourtant Dieu y est bien présent, et Dieu a besoin de chacun et chacune d’entre nous.

                Avec la foi chrétienne, nous sommes des missionnaires car Dieu compte sur notre amitié pour éveiller ou réveiller, et faire grandir la conscience de sa présence à la fois au cœur de notre vie et au cœur de la vie de tous ceux et celles que nous rencontrons.

                Et la mission commence par la prière sans nous décourager ! Dans l’Evangile, Jésus raconte une parabole, une petite histoire chargée de nous faire réfléchir sur la prière. Un juge sans foi, lassé par l’insistance d’une veuve, finit par lui accorder ce qu’elle demande. L’argument de Jésus est fort simple : si même ce juge a fini par craquer, combien plus Dieu répondra à ceux qui l’implorent.

                Mais alors, Dieu serait-il comme ce juge qu’il faudrait avoir à l’usure en lui tirant les oreilles pour qu’il nous écoute ? Ce n’est pas ce que dit Jésus. Dieu n’est pas capricieux ou indifférent à nos besoins et la prière ne consiste pas à essayer, parfois en vain, de lui soutirer des grâces. Pour comprendre la parabole, il faut relire la question finale de Jésus : « Le fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

                S’il est important de prier sans cesse et de ne pas se décourager, ce n’est pas parce que Dieu serait lent ou sourd. La difficulté n’est pas au niveau de la réponse à la prière, mais au niveau de la prière elle-même.

                La prière n’a pas pour but de mobiliser Dieu, puisque Dieu est déjà là et qu’il attend, mais d’apprendre à croire, c’est-à-dire à faire confiance. Ainsi, le mot « foi » renvoie ce que nous appelons la confiance. Mais celle-ci n’est pas un état acquis une fois pour toutes : on devient croyant en faisant confiance, jour après jour, malgré tout. On peut alors mieux comprendre la question de Jésus dans l’Evangile : « le Fils de l’homme trouvera-t-il la foi sur la terre ? Trouvera-t-il des hommes et des femmes qui font confiance en Dieu, et en Dieu fait Homme par Amour ?

                C’est la principale difficulté de la prière : Avons-nous vraiment envie de croire que Dieu nous écoute et répond à notre prière même si la réponse qu’on souhaitait ne vient pas ? Est-ce que nous attendons du Seigneur plus de biens matériels, plus d’argent sur notre compte en banque ? Notre attente sera déçue car Dieu nous donnera l’esprit de pauvreté, le manque qui nous ouvre à la joie du besoin de la relation, la seule véritable richesse. Si nous lui demandons plus de pouvoir, de supériorité sur les autres ? Notre attente sera déçue car Dieu nous donnera l’esprit de service qui nous fait découvrir la joie de devenir responsables et solidaires les uns des autres. Si nous lui demandons de devenir plus jeunes, plus beaux, plus attirants ? Notre attente sera déçue car Dieu nous donnera l’humilité qui est la vertu de ceux qui vivent heureux sans chercher à se comparer sans cesse aux autres.

                Tous ces dons de Dieu forment ce que la Bible appelle la justice. La justice au sens biblique, au sens de la révélation que Dieu fait de Lui-même et de ce que nous sommes en vérité, c’est être ajusté avec soi-même être ajusté les uns aux autres et être ajusté avec Dieu. Cet ajustement en se réalisant dans la confiance, dans la foi, nous transforme et à travers nous, transforme le monde pour plus de joie, d’espérance, d’Amour et de paix. Le désirons-nous vraiment, ce changement, ce monde nouveau où il n’y aurait plus de juges imbus d’eux-mêmes et de pauvres veuves laissées à leur misère ? Voulons-nous vraiment ce que Jésus appelle le Royaume de Dieu, le merveilleux et divin projet de son Père et de notre Père qui modifie de fond en comble nos relations humaines ?

                Dans la foi, nous avons cette merveilleuse mission de dire et de montrer qu’un monde plus juste et fraternel est à la portée de notre prière car prier change profondément notre cœur et notre comportement.

                C’est donc, nous dit Jésus, notre peur de ne pas être exaucé qui paralyse Dieu, notre méfiance qui empêche notre cœur de recevoir ce qui est déjà donné, en abondance. Dieu ne veut pas enfoncer la porte de notre cœur ni nous contraindre : c’est pourquoi seule notre confiance, notre foi lui permet de nous donner son Esprit Saint, son Esprit de Vérité, de Vie éternelle.

                Finalement, avec la foi en Jésus Christ, prie-t-on pour être exaucé ? Non, c’est le contraire et c’est là notre magnifique rôle de missionnaires, on prie parce qu’on est tous, sans exceptions, personnellement déjà exaucé (déjà ajusté en espérance). Toute prière s’épanouit en merci. Amen.

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    Evangile : Luc 17, 11-19

                Homélie :

    De tout temps, l’humanité s’est posée des questions sur Dieu. De tout temps, des hommes et des femmes cherchent Dieu.

    Ou encore, de tout temps des hommes et des femmes cherchent des réponses à leurs questions sur la vie, l’existence : et si c’était vrai que Dieu existe.

                Tout au long de l’histoire, des prophètes ont parlé au nom de Dieu.

                Les prophètes ont préparé, peu à peu, la grande venue de Dieu en Jésus.

                Et depuis, si nous voulons trouver Dieu, il nous suffit de regarder, d’écouter Jésus.

                Jésus : le nom « Jésus » signifie « Dieu sauve ».

            En Jésus, Dieu se révèle pleinement tel qu’Il est.

    Jésus est Dieu fait Homme. C’est ce que nous disons depuis toujours dans le Credo (Le « Je crois en un seul Dieu… »).

                Et l’un des dix lépreux a bien reconnu la présence de Dieu en Jésus.

                Reprenons, si vous voulez bien, l’Evangile du 28è dimanche du temps ordinaire.

                Au début de l’Evangile, on nous a dit que Jésus est entrain de marcher vers Jérusalem. Jérusalem où Jésus va vivre la Passion et où il va montrer la véritable identité de Dieu qui se donne par Amour jusqu’au bout.

                Sur sa route, il croise dix lépreux. Dix personnes prisonnières de leur maladie. Mais, nous aussi il nous arrive parfois d’être prisonniers de nos inquiétudes, de nos angoisses.

                Et ces dix personnes, qui connaissent déjà la réputation de Jésus s’approchent de lui et lui disent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »

                Et nous au début de chaque Eucharistie, nous nous tournons aussi vers Jésus pour lui demander « prends pitié de nous ». Le faisons-nous par habitude ou avec foi ?

                Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En fait, Jésus les renvoie à des représentants de Dieu.

                Et voilà que les dix personnes atteintes de la lèpre font confiance en Jésus. Ils ne mettent pas en doute sa parole et partent tout de suite.

    En effet, ils se disent peut-être que si Jésus leur demande d’aller voir les prêtres, c’est qu’il va se passer quelque chose pour eux.

    Et c’est ce qui se passe. En cours de route, ils sont purifiés. Purifiés, ils vont rendre gloire à Dieu, lui rendre grâce auprès des prêtres dans le temple de l’époque.

    Et voilà, que l’un d’entre eux, lui, fait demi-tour, pour glorifier Dieu, rendre grâce « en se jetant la face contre terre aux pieds de Jésus ».

    Qu’est-ce qu’il y a d’extraordinaire, me direz vous, dans ce retour de ce lépreux guéri, vers Jésus. Après tout il vient remercier Jésus qui les a aidés à guérir.

    En fait, ce qui est extraordinaire, c’est que ce lépreux guéri ne revient pas seulement dire merci à Jésus. Il se prosterne aux pieds de Jésus et il rend grâce à Dieu en s’adressant à Jésus.

    Ce lépreux guéri accomplit, à l’égard de Jésus, les gestes qu’il devrait faire au temple devant Dieu.

    Par le comportement de cet homme, et par l’approbation entière que Jésus lui donne, il nous est révélé que Jésus est vraiment Dieu fait Homme.

    Tout est dit. Si nous voulons vraiment rencontrer Dieu, allons à Jésus.

    Dieu et Jésus sont confondus, réunis, dans un même remerciement. Et Jésus va le « relever », cet homme prostré devant lui. Le mot « relever » est un mot grec employé par les premiers témoins pour dire la résurrection de Jésus Christ. La foi de ce Samaritain ne l'a pas seulement amené à la santé, mais déjà à la vraie vie, la vie divine, dans une étroite proximité avec Dieu qu'il sait reconnaître en la personne de l'homme-Jésus qui l'a remis sur pied.           

    Tous - vous, moi – nous crions parfois notre détresse vers Dieu. En tout être humain, il y a la protestation contre le mal. Dieu entend ce cri, qui est comme le premier degré de la foi.                         Mais beaucoup ne vont pas plus loin que ce cri dans leur démarche de foi. Et pourtant, au bout de la démarche de la foi, il y a Jésus !!! Jésus Christ : Présence de Dieu au coeur de notre humanité, au coeur de tout ce qui fait notre vie !!!

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    « Augmente en nous la foi ! »

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (17, 5-10) :

    En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

        Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi.

        Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?

        De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,
    dites : Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir. »

                Pouvons-nous répondre à la question : qu'est-ce que la foi ? Sommes-nous certains d'avoir la foi en Dieu qui est en même temps, par Amour pour nous, le Père de Jésus Christ et notre Père ?

                Voici une petite histoire :

                Imaginons un jeune père de famille qui joue avec son enfant de 3 ans. Il le met sur un mur de 2 mètres de haut et lui dit, les bras levés vers lui : « Allez, saute ! » L’enfant n’hésite pas une seconde et saute. Le papa le récupère dans un grand éclat de rire. Et l’enfant s’écrie : « Encore, encore, encore ! »

                Imaginons maintenant le même enfant à l’âge de 10 ans sur le mur. Il va dire à son père : « T’es sûr que tu es assez costaud pour me rattraper ? » A 13 ans : « T’es sûr que c’est drôle ton jeu ? » A 15 ans : « Non mais, tu m’as bien regardé !? » Quel âge a notre foi en Dieu ?

                Pour Dieu, le Père de Jésus Christ et notre Père, nous avons toujours le même âge : L’âge d’être éternellement son enfant bien-aimé !!!

                Donc la foi ce n’est pas seulement croire que Dieu existe, c'est croire que Dieu est présent dans tous les événements heureux et douloureux de notre vie. Cela est possible nous le croyons car Dieu s’est fait Homme en Jésus Christ et est aussi en chacun de nous depuis notre naissance par la présence de son Amour, de son Esprit Saint dans notre cœur.

                Attention, ce n'est pas « parce qu'on a la foi » que tout devient facile ou sans souffrances. La vie est et reste la même pour tout le monde.

                Devant les difficultés de la vie et les personnes autour de nous qui ne croient pas en Dieu, on ne sait pas toujours comment annoncer la foi qui nous fait vivre malgré tout, la foi en Dieu Père, Fils et Saint Esprit.

                Il faut bien reconnaître que vivre l’Évangile ce n’est pas simplement partager, écouter… mais plus profondément, c’est une manière d’être dans la foi, c’est oser regarder le monde, les autres, et soi-même avec le regard d’Amour de Jésus Christ.

                Croire en Dieu, c’est vivre dans l’espérance, même lorsqu’on se sent dépassé par les événements.

    Croire en Dieu, c’est refuser d’accepter le mal en cherchant toujours à découvrir ce qui est bon en l’autre. Croire en Dieu, c’est croire qu’il est toujours là, à nos côtés, même lorsque nous sommes écrasés par les épreuves. La foi touche tout notre être, pas seulement nos manières de faire.

                Alors on comprend bien cette demande des apôtres : « Seigneur, augmente en nous la foi ». Et Jésus leur répond : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. »

                En fait, il ne s’agit pas d’augmenter la foi pour Jésus : Ce n’est pas une question de quantité mais de qualité de la foi. La foi c’est vivre avec la présence de Dieu en nous à laquelle nous disons un grand OUI en recevant le baptême. C’est précisément en reconnaissant la présence de Dieu en nous, que nous lui demandons d’agir dans tout ce que nous vivons.

                La foi nous fait vivre cette formidable et vitale conversion : ne plus seulement compter sur nos propres forces, mais croire en sa Force, son Espérance, son Amour ; c’est-à-dire son Esprit Saint qui nous dépasse certes, mais qui est pourtant bien là dans le cœur de chacun et de chacune d’entre nous.

                Dans le même sens, saint Paul nous dit (2Timothée 1 7-8) : « Ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de raison. […] Avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l’annonce de l’Évangile. » Voyez, tout est là, avec Dieu (Père, Fils et Esprit Saint) tout est possible, il s’agit de croire même lorsque nous ne comprenons pas et souffrons d’une certaine solitude.

                Et dans l’Evangile, Jésus ajoute une seconde conversion qui est aussi vitale pour nous : « Vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dîtes : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir. » Jésus nous dit cela car il nous connaît bien. La seule chose qui soit vraiment importante quand nous vivons avec le secours de la foi ce n’est pas de se sentir supérieurs aux autres qui ne croient pas mais d’être humblement des témoins, à la fois, de la proximité de Dieu dans nos vies et de son secours, son soutien en toutes circonstances.

                Tout le mérite ne revient pas à celui ou à celle qui croit, qui vit au quotidien dans la foi. Tout le mérite revient à Dieu qui nous donne la grâce de pouvoir tout vivre avec la foi. Croire en Dieu, le Père de Jésus Christ et notre Père, c’est connaître la merveilleuse liberté des enfants de Dieu, qui nous libère de ce besoin d’être toujours reconnu et être aimé de tous. Ne l’oublions jamais, nous ne sommes que de simples et néanmoins heureux serviteurs de la foi.

                C’est en acceptant d’être de simples serviteurs de la foi que nous serons alors assez humbles pour laisser Dieu communiquer, par nous, son Amour sans limites.

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  • Homélie 26è dimanche ordinaire

                Nous venons d’entendre la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare.

                L’homme riche ne maltraite pas le pauvre Lazare. Il ne le voit pas. Par conséquent, Jésus ne lui reproche pas d’être riche mais il lui reproche de ne rien faire pour Lazare couché devant son portail.

                La richesse n’est pas mauvaise, mais elle risque d’enfermer le riche sur soi-même et de l’isoler.

                L’homme riche est indifférent à la misère du pauvre qui gît à sa porte. Etre riche n’est ni une tare ni un vice honteux. Mais il y a une bonne et une mauvaise manière d’être riche.

                C’est une réalité, quand on est enfermé dans sa richesse, on n’entend rien, on n’entend pas ceux qui nous entourent.

                Voici une anecdote sur sainte mère Térésa : Un journaliste l'interviewait, un jour, en lui faisant remarquer : « Mais, ma sœur, votre action, à Calcutta, est ridiculement pauvre et insignifiante. C’est une goutte d’eau dans l’océan de la misère !!! »

                Et sainte mère Térésa a répondu tranquillement : « Oui, ce que je fais, c’est une goutte d’eau ! Mais, si je n’apportais pas ma goutte d’eau… elle manquerait à l’océan !!! »

                Cette réponse nous interpelle. La goutte d’eau que je peux apporter là où je vis est-ce que réellement je l’apporte ?

                La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare que nous venons d’entendre nous rappelle douloureusement les pauvretés qui existent dans le monde et autour de nous.

    Avec la foi en Jésus-Christ, avec la confiance que nous mettons en Lui et en son Eglise, nous sommes invités, chaque jour, à la conversion.

    « Convertissons-nous et croyons en la Bonne Nouvelle de la présence agissante de Dieu en nous-mêmes, et au milieu du monde ! » 

    En moi, en chacun de nous voici quelques exemples de gouttes d’eau qui peuvent être très efficaces : l’humilité, le pardon, la bonté, la vérité, l’espérance, la paix, la douceur, la patience, la bienveillance, la maîtrise de soi, l'Amour, la fidélité, la prière, le service… .

    Le Seigneur nous connaît bien, encore mieux que nous nous connaissons nous-mêmes.

    Avec le Seigneur Jésus, nous pouvons faire ressortir le meilleur de nous-mêmes, la richesse de notre cœur.

    N’est-ce pas ce qui se passe, à chaque Eucharistie, où Jésus nous donne sa force pour réveiller nos riches petites gouttes d’eau.

    Homélie 26è dimanche ordinaire

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           Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lecture brève Luc 16, 10-13) :

    « En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
    est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
        Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
        Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
        Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

           Que choisissons-nous de vivre ? : « Vivre pour manger, ou manger pour vivre. » selon une citation de Molière dans sa célèbre pièce de théâtre « L’Avare ». Cette citation peut être reprise en se demandant : « Vivre pour l’argent ou l’argent pour vivre. »

                Quel est notre choix de vie ? Jésus n’est pas contre le fait d’avoir de l’argent. Il en faut pour vivre. Jésus prévient du danger de choisir l’argent comme unique sens à sa vie.

                Avec l’argent, nous ne pouvons être heureux que si nous le considérons comme un moyen et non comme un but.

                Alors, notre besoin de conversion ne se situe pas au niveau de l’argent lui-même mais au niveau de notre manière d’être et d’agir en l’utilisant.

                Et Jésus nous explique comment l’argent peut devenir une idole, voir-même une divinité pour nous en nous parlant de : « la confiance ». C’est le mot-clé répété 4 fois dans la lecture brève de l’évangile !           

                Car la confiance est cette attitude du coeur par laquelle on « se » donne soi-même. Non pas : « on donne quelque chose ». Ce serait de la générosité !

                Avec la confiance, on offre sa personne comme un don. Et par exemple, en participant à une célébration dans une église, avec la confiance nous exerçons notre capacité à nous recueillir, à nous « rassembler » pour s’offrir !         

                Tout l’enjeu est de savoir à qui nous donnons notre confiance ? C’est notamment le principe de la publicité que de nous attirer par de belles paroles, de belles images et aussi de belles promesses !!!

                Ainsi l’argent brille à nos yeux. Il a un immense pouvoir de séduction. Grâce à lui, on peut se procurer tellement de choses, du moins si on en a assez à notre disposition ! Mais, justement, on peut consacrer toutes nos forces à l’amasser ! Avec lui, on veut acheter toujours plus et on n’est jamais satisfait !

                L’argent ouvre la voie à tous les pouvoirs, et donc aux pires injustices ! C’est le sens de la protestation du prophète Amos : « Vous écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays. » (Amos 8, 4-7)

                Mais surtout ce qui est à retenir, c’est que l’argent ne peut devenir une divinité que parce que l’on se donne à lui !

                Bien que l’argent ne soit pas une personne, nous pouvons devenir ses esclaves !

                Celui qui nous libère de tous les esclavages, Celui à qui nous pouvons nous donner sans rien craindre de Lui parce qu’Il est le premier à se donner entièrement à nous sans rien garder pour Lui : C’est Dieu qui se donne entièrement gratuitement en Jésus Christ avec toute la force de son Amour, l’Esprit Saint.

                Rappelons-nous cet autre épisode de l’Évangile où Jésus est interrogé justement sur une question d’argent : (Matthieu 22, 17-21) « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Jésus se fait apporter une pièce de monnaie et demande : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » On lui répond : « De César ». Alors, il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » S’il est donc opportun de rendre à César ce qui porte son effigie et son nom, nous devons nous souvenir que nous sommes nous-mêmes comme une pièce de monnaie, gravée à l’effigie de Dieu.

                En nous donnant par la confiance à Dieu fait Homme en Jésus Christ, nous ne faisons que retrouver la Source d’où nous sommes créés. Jésus veut nous rappeler qu’en étant créés à l’image de Dieu, nous sommes hors de prix. Nous avons une valeur infinie ! Les divinités de notre fabrication comme « l’argent » ne peuvent pas nous acheter !

                Nous sommes à la ressemblance de Dieu et le chemin qui nous conduit à Lui c’est la confiance en Jésus Christ «  le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père,  et par lui tout a été fait… » (extrait du grand Credo de Nicée Constantinople).

                Et cette confiance en Dieu le Père par Jésus Christ s’appelle : la foi chrétienne !

                En développant notre foi en Jésus Christ, nous remettons toutes choses en ordre dans notre vie et nous reconduisons l’argent à sa juste place : un serviteur, jamais un maître, jamais un dieu !

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                Nous croyons en Dieu qui ne regarde pas les apparences mais le cœur de chacun. Mais, encore plus nous croyons en Dieu qui nous cherche et qui nous cherche sans abandonner ses recherches jusqu’à ce qu’il nous trouve. C’est le message des lectures de ce dimanche.

    Homélie :

                Les paraboles ne sont pas que des petites histoires gentillettes utilisées par Jésus.

                Les paraboles sont renversantes, car chacune d’entre elles nous fait comprendre une attitude de Dieu surprenante. Chaque parabole essaye de nous faire comprendre que le Seigneur n’agit pas et ne pense pas comme nous pouvons agir et comme nous pouvons penser.

                Prenons l’exemple de la première parabole que nous avons entendue celle de la brebis perdue.

                En effet, abandonner un troupeau entier dans le désert, pour partir à la recherche d’une seule brebis égarée, ne fait pas partie de notre logique.

                Jésus qui rencontre souvent des bergers avec leur troupeau, le sait bien. C’est un grand risque à prendre que de laisser le troupeau pour aller chercher une seule brebis perdue.

                Voilà, dans cette parabole, Jésus nous décrit l’attitude surprenante de Dieu le Père, son Père et notre Père des cieux.

                Pour Dieu le Père et donc également pour Jésus, le Fils de Dieu, lorsqu’une seule brebis est égarée, la retrouver devient une priorité.

                Et le rapport entre 99 brebis restées au pâturage et une seule qui se perd accentue encore la volonté de Dieu d’être proche de chacun de nous.

                J’espère ne pas vous choquer en vous disant que, à un moment ou un autre, nous sommes tous la brebis perdue de la parabole. Chacun de nous est unique aux yeux de Dieu et nous ne sommes pas parfaits,  nous ne sommes pas sans péchés.

                Dans la parabole du fils Prodique (ou encore la parabole du Père miséricordieux et de ses deux fils), nous pouvons aussi parfois nous comparer au jeune fils qui quitte la maison et qui revient ensuite par nécessité. Ou bien, nous pouvons aussi parfois nous comparer au fils aîné qui reste à la maison par intérêt et qui ne comprend pas, et qui est même jaloux, du pardon de son père envers son jeune frère.

                La parabole de la brebis perdue et celle du Père miséricordieux et de ses deux fils, nous interpelle sur nos priorités dans notre famille, dans notre travail, dans nos loisirs, dans les associations, dans notre paroisse, dans nos lieux de vie.

                Est-ce que nous avons le souci de rejoindre là où nous vivons ceux qui s’isolent, ceux qui ne cherchent plus le dialogue ?

                Il est si tentant de rester tranquillement au milieu des mêmes personnes sans chercher à connaître ceux qui sont à côté.

                Regardons l’attitude du berger qui cherche la brebis perdue. Il la cherche jusqu'à ce qu’il la retrouve.

                Nous avons aussi entendu une autre parabole qui dit la même chose : la parabole de la femme  qui a dix pièces d’argent et qui en perd une. Elle remue toute sa maison jusqu’à ce qu’elle la retrouve.

                Hé bien, nous avons là, l’attitude surprenante de Dieu. Il cherche sans cesse à nous rejoindre dans les événements les plus divers. Dans tous les moments de la vie, les moments de joie, d’épreuve, de rencontre, Dieu cherche à nous faire découvrir sa présence bienveillante.

                Ce n’est pas si étonnant que ça finalement. Qui d’entre nous n’a pas un jour découvert avec du recul, des signes de la présence de Dieu dans sa vie.

                Oui, le Seigneur ne se contente pas d’attendre notre retour vers lui. Il part à notre rencontre. Mais si Dieu fait les premiers pas vers nous par son Fils Jésus et par son Esprit Saint, son Amour cela n’implique pas que nous devons être passifs comme si rien ne dépendait de nous.

                A l’exemple du berger de la parabole, le Seigneur ne se décourage pas de nos insouciances, de nos abandons, de nos lenteurs.

                Nous aussi, nous ne devrions jamais désespérer ni de nous-mêmes, ni des autres. Nous ne devrions jamais baisser les bras dans nos tentatives répétées et nos efforts persévérants, même si c’est difficile.

                Nous ne devrions pas céder à la lassitude quand il s’agit de ramener quelqu’un du péril où il s’enfonce. Nous ne devrions pas abandonner le dialogue avec, par exemple, un jeune en rupture avec le monde des adultes.

                Nous ne devrions pas nous habituer aux souffrances qui nous entourent.

                A la fin de chaque parabole, c’est la joie qui s’exprime : la brebis perdue est retrouvée, le fils qui était parti est revenu.

                Dans ces paraboles, nous redécouvrons qu’il y a beaucoup de joie dans le cœur de Dieu quand nous revenons vers lui, quand nous prenons conscience de sa présence bienveillante dans nos vies.

                Les textes de la Parole de Dieu de ce dimanche nous invitent à partager  la joie de Dieu qui en nous cherchant, nous retrouve toujours.

                « Il faut se réjouir » pour chaque retour vers Dieu qui est toujours possible.

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  •  Homélie 23è dimanche ordinaire et Saint Loup

    Homélie à partir de l’Evangile Luc 14, 25-33 :

                « Quelqu’un qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple. »

                Cette parole est dure à entendre !

                Jésus nous invite à le choisir comme guide, comme ami de façon radicale.

                Beaucoup d’entre nous pourraient penser qu’il n’y a que quelques personnes qui peuvent tout quitter pour suivre Jésus.

                Et ceux qui choisissent de renoncer à tout pour Jésus, pourraient alors donner bonne conscience à d’autres :

                « Il y a au moins quelques spécialistes qui vivent l’exigence du renoncement demandée par le Seigneur ! » On les appelle religieux, religieuses, diacres, prêtres, évêques. Et on peut penser en particulier à l’évêque Saint Loup de Sens que nous fêtons aujourd’hui dans l’église de Cernoy.

                MAIS, c’est pour tous les baptisés, et non pas pour quelques-uns, que la foi chrétienne est un engagement radical avec Jésus-Christ.

                Croire en Jésus-Christ, c’est avoir comme référence de sa vie, la vie toute donnée du Seigneur Jésus. La foi, c’est donc, peu à peu, avec le temps, associer à sa pensée, à ses paroles ; la pensée et les paroles de Jésus.

                Par conséquent, la foi chrétienne est un véritable engagement pour tous à prendre comme référence Jésus Christ chaque jour.

                Et ce qu’il nous demande, il le fait lui-même : « Je suis avec vous tous les jours. »

                Autrement dit en nous invitant à renoncer à tout, le Seigneur Jésus ne nous impose pas une attitude impossible à vivre. Bien plus, il vit, lui-même, ce renoncement alors qu’il est le Fils de Dieu, Dieu fait Homme au milieu de nous. Jésus nous montre « le chemin, la vérité et la vie », c’est-à-dire l’Amour en vérité.

                Je ne peux pas dire que j’essaye d’aimer l’autre si je ne renonce pas d’abord à moi-même, si je ne place pas l’autre avant moi.

                L’Amour est un bienheureux renoncement.

                Ainsi, saint Paul à parler de Jésus en disant dans sa lettre aux Philippiens : « Lui qui est de condition divine, se vida de lui-même, se dépouilla pour devenir semblable aux hommes. »

                Ce choix de la dépossession de soi pour mieux aimer, à l’exemple du Seigneur Jésus le Christ, n’est certes pas très compatible avec la société où nous vivons.

                Cependant, c’est pour nous comme « une porte étroite », « la porte du cœur » qui ouvre réellement sur le chemin de la vraie vie : la vie de l’Amour en vérité.

                Et ce renoncement de soi pour mieux aimer n’était pas non plus compris par tous les contemporains de l’évêque Saint Loup.

                Voici un résumé de l’histoire de Saint Loup : 

                Saint Loup est né dans une famille noble dans notre Loiret à côté d’Orléans (à Saint Jean de Braye exactement) en 573. Il avait deux oncles évêques (l'un d'Orléans et l'autre d'Auxerre) qui ont participé à son éducation chrétienne. Saint Loup a un caractère très humble. Il aime la musique et il aime parler de Jésus. Saint Loup est très proche de tous et surtout des plus pauvres.

                Il succéda à saint Artème sur le siège épiscopal de Sens en 609. Saint Loup fut un très bon archevêque. En 614, il participa au concile de Paris.

                Un abbé de monastère était très jaloux de Saint Loup et raconta des calomnies sur Saint Loup au roi Clotaire II. Saint Loup fut renvoyé de l’évêché de Sens et a été obligé de partir en exil loin de Sens.

                Durant son exil, les pas de Saint Loup le menèrent jusqu’à notre commune de Cernoy un jour de grande chaleur. Harassé de fatigue, Saint Loup fit halte dans un chemin et pris place sur un petit monticule de terre. Il adressa au Seigneur cette prière :

                « Seigneur tu as voulu que mes pas me mènent jusqu’ici. Si tu ne viens pas à mon aide, je ne peux aller plus loin. »

                Aussitôt, Saint Loup ressenti une fraîcheur à ses pieds et une source sortie de terre : cette source est toujours visible aujourd’hui à Cernoy au bord du chemin de la fontaine.

                Saint Loup remercia le Seigneur et décida de rester la nuit sur place près de la source. Durant la nuit, des ombres et des bruits inquiétants se firent entendre ! Saint Loup aspergea avec l’eau de la source les arbres de la forêt tout autour de lui et sa nuit fût calme. Il n’avait plus peur.

                Les habitants de la ville de Sens se révoltèrent et réclamèrent le retour de leur évêque Saint Loup. Le roi Clotaire II leur accorda le retour de Saint Loup à Sens. Saint Loup fonda le monastère de Sainte Colombe.

                Il est parti auprès de Dieu le 1 septembre 623. Voilà pourquoi sa fête est au début du mois de septembre.

                Il y a toujours eu à Cernoy une dévotion pour Saint Loup.

                Il y a plusieurs années, beaucoup de personnes, avant un événement important se rendaient à la fontaine pour tremper soit leurs chemises pour les futures mamans, soit leurs mouchoirs pour les soldats qui partaient à la guerre, soit encore le linge d’un enfant malade.

                « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même. »

                On n’aime pas vraiment tant qu’on n’a pas tout donner. Et tout donner, c’est se donner soi-même comme Jésus le Christ se donne entièrement pour nous.

                « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même. »

                « Aimer c’est vivre et faire vivre !!! »

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  •  

    Les vacances se terminent et la rentrée scolaire est très proche.

                C’est une période agitée pour les parents, les enfants et peut-être aussi pour les grands parents.

                Quel lien pouvons-nous faire entre la période d’agitation de la rentrée et l’Évangile de ce dimanche ?

                D’abord, Jésus est entrain de prendre un repas. Il y aura beaucoup de repas maintenant, où vous partagerez en famille les occupations de chacun. Maintenant que chacun retrouve le rythme de l’année scolaire ou du travail, les repas sont des moments où il est possible de se retrouver, de se rappeler des souvenirs de vacances, ou de faire le point sur les activités nouvelles de la rentrée.

                Que dit Jésus dans l’Évangile ?

                “A un repas, ne prenez pas la première place, mais attendez que quelqu’un vous la donne”.

                Jésus nous demande de ne pas prendre la première place mais d’attendre de la recevoir.

                A quelle occasion pouvons-nous recevoir une première place ?

                En ce moment, en tant que commentateur de l’Évangile, j’ai la première place parce que vous me la donnez.

                Je parle et vous m’écoutez. Mais, tout à l’heure vous aurez la première place en disant le “Je crois en Dieu”,

    en chantant,

    en priant le “Notre Père”. Chacun notre tour nous sommes mis en avant.

                Et Jésus, quelle est sa place ?

                Regardons la Vierge Marie : elle a laissé la première place à Jésus. Mais, Jésus notre Dieu n’a jamais désiré cette première place.

                Au contraire, Jésus-Christ et Seigneur a laissé Marie libre de dire oui ou non.

                A nous aussi, il nous laisse libres de croire en lui ou de le refuser.

                Pour Jésus le Christ c’est chacun de nous qui est premier.

                Il nous fait passer bien avant lui-même; car le Seigneur nous aime à la folie et à la folie de la croix.

                Chacun de nous nous avons la première place dans le coeur de Jésus, notre Seigneur et notre Dieu fait Homme par amour pour nous.

                Je me rappelle la célébration pour Christian qui était boulanger.

                A sa célébration d’obsèques, nous avons bien compris concrètement ce que cela veut dire : donner la première place aux autres et accepter de prendre la dernière.

                Christian a servi ses clients toute sa vie 6 jours sur 7, weekends et jours fériés. Et il n’hésitait pas à dépanner en pain même après la fermeture le soir puisqu’il habitait au dessus de sa boulangerie.

                Il avait toujours le sourire et il connaissait tous ces clients avec leurs soucis et leurs joies.

                Sur son cercueil, on avait déposer une grande boule de pain symbole de son savoir faire et surtout de son savoir vivre en tant que commerçant au service des autres.

                Les personnes qui le connaissaient, n’avaient pas vraiment fait attention à quel point il avait donné sa vie à son commerce et à ses clients.

                Il y a beaucoup plus de joie en donnant qu’en recevant.

                C’est cette joie que nous venons faire revivre en nous, en participant à l’Eucharistie, à la messe.

                Parfois, nous disons que nous venons à la messe de monsieur l’abbé untel. Non, la messe ne dépend pas que du prêtre. La messe, l’Eucharistie c’est l’affaire de tous, ce n’est pas seulement mon affaire.

                Cela pose la question de la communauté paroissiale avec le prêtre : Si le prêtre a un rôle bien précis au cours de la messe; vous en tant que baptisés vous avez aussi un rôle bien précis.

                Le prêtre a pour rôle de rassembler mais non pas tout seul. La place du service et de l’accueil n’est pas réservée qu’au prêtre, elle est aussi la place et la mission de chacun des chrétiens.

    Sommes-nous assez humbles, serviables et charitables pour attirer l’autre sur les traces de l’évangile? Quelle image reflétons-nous comme porteurs de la foi?

    … Vivre avec la foi, c’est faire le choix d'être disponible.

    Un sourire, un geste, une main tendue, une parole aimable ou un regard peuvent être source de vie pour bien des gens autour de soi.

    Saint-Augustin disait : “Les humbles sont comme la pierre; elle est basse et elle est solide.

                                           Les orgueilleux sont comme de la fumée; ils sont élevés et ils se dissipent ”

    Dans l’Evangile de ce dimanche, nous avons entendu :
    “Quand tu es invité à des noces, va te mettre à la dernière place.” v. 8
    “Quand tu donnes un dîner, invite des pauvres…” v. 13

    Les conseils de Jésus peuvent nous faire connaître de grandes joies.

    2 questions pour cette semaine de rentrée scolaire :

    Quelle place est-ce que j’occupe dans ma famille,

                                                        dans mon travail,

                                                        dans ma paroisse ?

    Et comment cette place que j’occupe, me fait vivre

                                                                 et grandir dans la foi ?  

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  •  Homélie 21è dimanche ordinaire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'évangile de ce dimanche est un peu déroutant.

    Il nous parle de porte étroite, de porte fermée, et de gens qui ne pourront pas entrer dans le Royaume de Dieu.

    Mais si nous nous rappelons la première lecture de ce dimanche nous y découvrons une bonne nouvelle qui nous remplit d'espérance :

    - Dieu veut rassembler tous les hommes dans son Royaume. Par le prophète Isaïe, Dieu annonce : "Je viens rassembler toutes nations de toute langue".

    Et à la fin de l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus vient confirmer ce message : "On viendra de l'Orient et de l'Occident, du Nord et du Midi prendre place au festin dans le Royaume de Dieu."

    Alors, cette bonne nouvelle est-elle en contradiction avec l’image de la porte étroite ?

    Certes, le Seigneur veut rassembler toutes les nations, mais pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut passer par la porte étroite. Pour apprendre à mieux connaître Dieu et surtout pour le rencontrer, le chemin et la porte sont étroits : c’est un chemin et une porte d’humilité.

                Qu’elle est donc cette humilité nécessaire pour rencontrer le Seigneur ?

                Nous pourrions peut-être penser que le Seigneur nous invite à l’humilité pour mieux nous dominer.

                Ainsi, par le moyen de notre abaissement, Dieu pourrait se montrer encore plus grand.

                Non, bien sûr que non, le Seigneur nous donne d’être à son image et à sa ressemblance.

    Lorsque Dieu nous demande l’humilité, il nous invite à l’imiter lui-même.

    Tout au long de l’histoire de l’humanité, le Seigneur a choisi humblement de passer par des hommes pour se faire connaître (des hommes qui étaient comme des portes étroites pour laisser passer sa Parole, sa Révélation.) :

    Il a appelé Abraham, Moïse, David et bien d’autres personnes qui ont acceptées de parler en son nom : des personnes qui ont bien voulu tout quitter pour être des guides, des prophètes.

    Humblement, et lentement au cours des siècles, le Seigneur s’est révélé peu à peu par des intermédiaires (C’est toute l’histoire de la Bible.).

                Mais, bien plus, il s’est révélé comme le plus petit et le plus faible, en l’enfant Jésus que Marie a accepté de mettre au monde : (Marie qui est également comparable à une porte étroite, toute humble.)

    Et Jésus le Christ, a aussi accepté de passer par une porte très pauvre, et plus que humble : la porte de la mort sur une croix.

                Jésus crucifié : « image du Dieu invisible ». Quelle leçon d’amour pour nous !!!

                Jésus a dit à ses disciples : « Qui m’a vu a vu le Père. » Tous ceux qui ont croisés Jésus, marchés, dialogués, mangés avec lui, nous ont tous transmis qu’il aimait les autres plus que lui-même, qu’il voulait donner sa vie et qu’il prenait toujours la dernière place (Notamment en lavant les pieds de ses apôtres, en osant toucher les lépreux, en se laissant toucher par tous dans la foule).

                Un tel abaissement devant les autres, une telle volonté de servir au dépend de sa propre vie, nous ne pouvions pas l’inventer !!!

    Dieu nous a révélé une telle humilité en Jésus qu’il ne peut pas être autrement.

                Alors, deux magnifiques conséquences pour nous ou encore deux façons de passer à travers la porte étroite de la foi en Jésus-Christ.

                - Première conséquence pour chacun de nous, si nous voulons rencontrer Dieu : il nous faut reconnaître son humilité, son abaissement en Jésus. Et pour cela, nous sommes invités à prier à la manière de Jésus. Tout est résumé dans la belle prière du « Notre Père ».

                - Deuxième conséquence, 2è façon de passer par la porte étroite de la foi : Nous ne pouvons pas grandir dans la foi en Dieu si nous nous contentons seulement de reconnaître son humilité, sans la vivre nous-mêmes. Nous ne pouvons pas prier avec le « Notre Père » sans vouloir le mettre en pratique dans notre vie quotidienne.

    Donc si nous cherchons Dieu, passons par la belle porte étroite de l’imitation de Jésus. Finalement, tout est résumé dans un seul mot rempli de foi, d’espérance et d’amour. Ce mot : C’est le service. En Jésus, Dieu nous dit et nous montre « qu’il n’est pas venu pour être servi mais pour servir ».

                L’humilité est le chemin d’abaissement, la porte étroite, que Dieu a prise et prend encore pour nous rejoindre en Jésus Christ.

                Si, à mon tour, je cherche à rejoindre Dieu, pour trouver des réponses à mes questions, je suis alors invité à passer moi aussi par une porte étroite : celle de la prière et de l’imitation de Jésus dans le service.

                Justement, à la fin du mois d’août et au début du mois de septembre, tout recommence. Et en Eglise, dans nos paroisses, tous les services ont besoin de nouvelles personnes. Alors, la rentrée est le moment favorable pour soit changer de service, soit accueillir de nouvelles personnes : chaque année, il y a des nouveaux arrivants ? Soyez les bienvenus et faîtes-vous connaître !!!

                Le Seigneur notre Dieu veut nous rassembler pour entrer dans son Royaume de Foi, d’Espérance et d’Amour que nous construisons en Eglise dans nos paroisses avec les charismes, les dons de chacun mis au service de tous.

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  •  

    Homélie à partir de l'Evangile de Lc 12, 49-53 : 

                Il est évident que Jésus n’a pas pour but, en venant sur la terre, de semer la division parmi les hommes. 

                Mais son message rempli d’Amour de Dieu le Père, rempli d’Amour pour tous les Hommes sans exception, est un appel à aimer jusqu’au don de soi-même : ce message ne laisse personne indifférent. 

                Jésus a rencontré des adversaires dans son propre village. A Nazareth, les habitants qui l’ont vu grandir ne le comprennent pas et s’opposent entre eux à son sujet. 

                Marie, et Joseph son père adoptif, ont vécu aussi, difficilement, les déchirements et les oppositions qui existèrent au sujet de Jésus : y compris parmi les autorités religieuses de l’époque. 

                Et c’est bien ensuite la croix qui fut le signe majeur de l’incompréhension au sujet de Jésus qui est le Christ, le Messie, l’Envoyé de Dieu le Père. 

                La croix de Jésus est un scandale pour les Juifs et une folie pour les païens. Et pour les apôtres de Jésus, la croix est, pour la plupart d’entre eux, un échec, avant d’être témoins de la Résurrection de Jésus. 

                Par sa croix Jésus apporte le feu sur la terre. Il apporte le feu de l’Evangile. 

    Ce feu, c’est celui de l’Amour qui est en Lui. 

    Tout l’Évangile nous dit cet Amour passionné de Jésus pour Dieu son Père et pour tous sans exceptions : Jésus « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». 

    Son Amour pour chacun dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Nous n’aurons jamais fini d’en découvrir toute la grandeur. 

    La meilleure façon de découvrir l’Amour de Jésus Christ pour nous :

    - c’est d’essayer d’aimer comme Il nous aime.

    - C’est d’essayer de se donner aux autres comme Il l’a fait et le fait encore, notamment à chaque Eucharistie. 

                L’Evangile peut nous emmener très loin. Là où nous n’aimons pas tellement aller. 

                C’est pourquoi, souvent, nous nous fabriquons des coupes-feu : Nous adaptons alors le commandement de l’Amour à notre façon et nous ne faisons plus d’efforts pour mieux aimer. 

                Pire, en laissant de côté les exigences de l’Evangile, nous pouvons oublier que nous avons continuellement besoin de pardon et de réconciliation. 

                Et Jésus dit bien dans l’Evangile d’aujourd’hui : « Comme je voudrais que ce feu soit déjà allumé. » Et il ajoute aussi : « Comme je voudrais être baptisé. » 

                Le baptême de Jésus est de passer à travers la mort : c’est l’épreuve de la croix et du don de lui-même jusqu’au bout pour faire naître un monde nouveau. 

                Jésus le Christ annonce la naissance d’un monde nouveau : 

    - où la Loi est faîte pour l’Homme et non le contraire, 

    - un monde où les derniers sont les premiers, 

    - où le pardon est toujours possible, 

    - où chacun donne le meilleur de lui-même, 

    - un monde où chacun agit toujours pour le bien de l’autre. 

    Et à l’aube de ce monde nouveau, il y a la croix qui allume le feu !!! 

    C’est justement à une réunion de préparation au baptême qu’un papa a fait cette remarque lumineuse : « La croix c’est le croisement de deux chemins : le chemin de Dieu qui croise le chemin des hommes. » 

    On peut aussi dire que la croix représente le chemin des hommes qui croise le chemin de Dieu. 

    "La Foi (dit le Pape François), la foi accomplit dans notre vie une révolution que nous pourrions appeler copernicienne, elle met Dieu au centre." 

    La Foi nous immerge dans Son Amour qui nous donne le courage, la Force, l'Espérance. 

    Avec la foi, au plus profond de nous-mêmes tout change... notre existence se transforme, notre façon de penser et d'agir se renouvelle, elle devient la façon de penser et d'agir de Jésus, de Dieu. 

    "La Foi est révolutionnaire... es-tu prêt à entrer dans cette onde révolutionnaire de la Foi ? " 

    La foi au Christ ne nous fait pas vivre autre chose, mais elle nous fait vivre autrement les choses de la vie. 

                Certes la foi ne nous fait pas échapper aux aléas, aux épreuves et aux responsabilités de l’existence, mais elle apporte le courage de tout assumer. 

    Plus j’avance en âge, et plus je m’aperçois que croire en Jésus-Christ c’est grandir en humanité, en croisant le chemin de Dieu qui vient nous rencontrer en Jésus, Dieu fait Homme. 

    Croire, c’est vivre grâce à Jésus, avec mon humanité et avec l’humanité des autres. 

    La foi en Jésus Christ, Dieu fait Homme par Amour pour nous, nous aide à voir clair en notre humanité et à faire le choix difficile du feu de l’Espérance malgré tout. 

    Il y aura toujours des incompréhensions entre les personnes qui croient et celles qui cherchent à croire. 

    Ainsi, les contemplatifs, les moines et moniales qui consacrent leur vie à la prière et à la louange de Dieu, ne sont pas toujours acceptés. 

    Ainsi, les hommes et les femmes qui choisissent de vivre dans leur quotidien, les exigences de l’Evangile ne sont pas toujours acceptés. 

    Ainsi, il y aura toujours des prophètes de l’Evangile qui dérangeront et qui poseront question en invitant chacun à aimer malgré tout. 

    Aujourd’hui, c’est à chacun de nous que revient la belle mission de rallumer le feu de Jésus-Christ et de son Evangile pour permettre la naissance d’un monde nouveau, en mettant au centre de la vie, la Foi, l'Espérance et l'Amour malgré tout.

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