•  

     

    Introduction aux lectures :

     

            Lecture 1 : “ Dieu vient à la rencontre d’Abraham et lui dit : "Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux…" Et le Seigneur lui dit aussi : "Telle sera ta descendance !"

             Lecture 2 : Dieu, en Jésus Christ, vient à la rencontre de tous les hommes. "Le Seigneur Jésus christ transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux…"

     

    Homélie : 

             Regarde le ciel ! dit le Seigneur au vieil Abraham, dans la première lecture de ce 2ème dimanche de Carême.
             Mais nous, dans notre vie de tous les jours, ce que l’on voit, c’est notre quotidien. Et notre regard est plutôt terre à terre.
     

           Alors c’est sûr, on aimerait bien croire à ces belles paroles de l’apôtre Paul que nous venons d’entendre dans la deuxième lecture : voir nos pauvres corps, nos pauvres vies, nos pauvres rêves transformés en rêves de Dieu, en vie glorieuse, voir nos vies transfigurées !

             Jésus et trois de ses disciples, trois de ses amis, montent sur une montagne. Ses trois disciples sont Pierre, Jacques et Jean. Nous pouvons deviner leur surprise : Où nous emmène-t-il? Que va-t-il se passer ? 

             Jésus a sûrement des confidences à leur faire.

             Et voilà qu’au sommet de la montagne, il se passe une chose extraordinaire. Jésus Christ, qui est à la fois Homme et Dieu, laisse voir sa divinité dans toute sa splendeur : il est transfiguré. L’homme Jésus montre qu’il est vraiment Dieu : il ne triche pas; il est vraiment Dieu fait Homme au milieu de nous. 

             Il apparaît différemment. Pierre, Jacques et Jean découvre Jésus autrement. Ils pensaient sûrement tout savoir sur Lui. Hé bien, ce jour-là, ils découvrent un autre aspect de Jésus.

             Jésus est vraiment Dieu, le même Dieu qui a déjà parlé à Elie et à Moïse. Et une voix se fait entendre, c’est la voix de Dieu Père : “ Celui est mon Fils, écoutez-le. “ 

             Je suis sûr que nous aussi nous avons eu et nous aurons encore des moments extraordinaires avec Dieu. Et si nous n’avons pas encore eu ces moments de rencontre intime avec le Seigneur : faisons silence, essayons de mieux connaître Dieu et alors nous pouvons nous apercevoir que Dieu est juste à côté de nous et en nous. 

             Un jour, vous avez peut-être ressenti que Dieu était présent. Un jour vous l’avez peut-être entendu vous dire au fond de votre coeur : tu sais, je suis avec toi, et je t’aime.

             Vous avez peut-être fait l’expérience de la rencontre de Dieu au moment d’une célébration : pendant un baptême, pendant un mariage, pendant une messe, pendant une prière, pendant une rencontre... . 

             Il existe beaucoup de moyens pour rencontrer Dieu et en particulier Dieu fait Homme en Jésus. 

             C’est vrai que l’on peut se dire aussi : il y en a qui rencontre Dieu et puis d’autres non. 

             Bien-sûr, personne n’est obligé de croire en le Seigneur. 

             Mais, n’oublions surtout pas que ce n’est pas nous qui avons fait le premier pas. Ce n’est pas l’homme qui a fait le premier pas vers Dieu. 

             Dieu est venu parler à Abraham, puis à Moïse, puis à Elie, puis à David, puis à Marie, puis il a fait mieux que parler, il s’est montré tel qu’il est en Jésus.

             En fait, qu’est-ce qui se passe entre Dieu et nous ? Ce qui se passe en réalité c’est que ce n’est pas nous qui rencontrons Dieu; c’est Dieu qui vient à notre rencontre depuis toujours et il continuera à nous rencontrer tous les jours de notre vie. 

             Certains d’entre nous vont découvrir Dieu pendant leur enfance, pendant leur jeunesse, d’autres pendant l’âge adulte, d’autres au moment de la retraite. 

             Mais, tous nous sommes capables de découvrir Dieu qui vient nous rencontrer. 

             Pourquoi j’insiste autant sur la rencontre ? 

             Parce que notre vie est faîte de rencontres et même assez souvent de rencontres imprévues. 

             Pierre, Jacques et Jean sont montés sur une montagne avec leur ami Jésus. Tous les quatre, ils se connaissaient depuis longtemps. Hé bien, ce jour-là, sur la montagne, Pierre Jacques et Jean sont surpris par leur ami Jésus. Ils le rencontraient différemment. 

             Nous aussi, nous pouvons être surpris par des personnes que nous pensons connaître parcoeur. Tiens, c’est curieux, je n’avais pas remarqué qu’il était comme ça, ou qu’elle était comme ça. 

             En ce temps de Carême, rencontrons de nouveau ceux que nous connaissons plus que bien, et nous pourrions faire des découvertes.  

             Rencontrons de nouveau Dieu qui se fait connaître en Jésus, et nous ferons des découvertes.  

             Ou bien, laissons Dieu nous rencontrer en Jésus, et nous ferons des découvertes.  

             Je terminerai en reprenant avec vous le signe de la croix.             

                En faisant sur nous le signe de la croix, nous prenons conscience que c’est vraiment le Seigneur notre Dieu qui vient à notre rencontre.  

             Nous disons “Au nom du Père” : C’est Dieu qui comme un Père, nous a confié le monde et la vie. Il nous a donné la responsabilité du monde.  

             Puis nous disons “Et du Fils” : C’est Dieu qui vient nous rencontrer dans notre vie de tous les jours et en particulier à la messe dans son Corps et son Sang.  

             Puis nous disons “Et du Saint Esprit” : C’est Dieu qui, en nous rencontrant, nous fait les cadeaux de la sagesse, de la force, de la patience, de l’espérance, de la confiance, de l’amour.  

             Et, alors, n’ayons pas peur de répondre un grand "Amen", un grand Oui, comme Marie, notre mère, l’a déjà fait pour nous.  

             Regarde le ciel ! dit le Seigneur au vieil Abraham, dans la première lecture de ce 2ème dimanche de Carême.  

           A chaque signe de croix que nous pouvons faire en début de journée, pendant la journée ou avant de dormir, c’est le Seigneur trois fois saint, par ses trois présences qui vient nous rencontrer et nous transfigurer en nous faisant goûter un peu du Ciel sur la terre, dans notre quotidien.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  •  

    Homélie sous la forme d'un enseignement : Joyeux Carême !

    Le Carême est une montée vers la joie, celle de Pâques. Le 1er jour de Carême (Mercredi des Cendres) les cendres nous rappellent le triste visage que nous faisons lorsque nous oublions l’Évangile. Or, nous sommes nés pour la joie. Le 1er dimanche de Carême, remettons-nous en route ! Nous avons 40 jours pour redécouvrir non pas une joie de pacotille, mais celle de Pâques ! Soufflons sur les cendres, il est toujours temps de réchauffer ce qui est devenu froid dans nos vies et de ressusciter le feu divin qui couve en nous…

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Luc 4, 1-13) En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. » Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

    « …Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. » Jésus, Dieu fait Homme, est tenté. La tentation fait bien partie de notre humanité : Ce n’est pas une option ! Nous vivons tous avec des pensées, parfois médiocres, tentées par le mal, la division, l’amertume. On en est tous là, faibles face au mal. Or, avec Jésus, le Tentateur ne peut rien faire. Mais comment est-ce possible ? Est-ce que nous pouvons essayer d’imiter Jésus ?

    La première chose à faire, à vivre, comme Jésus, c’est « le désert » ! Pour échapper aux tentations, il faut de la sobriété, du jeûne : ne pas avoir peur de se retirer dans le silence, dans une solitude préparée à l’avance, dans la prière, dans une recherche désintéressée de la charité, de ce que mon prochain attend de moi. Le Jeûne (la sobriété), la recherche de la charité (l’Aumône de soi-même) et la Prière sont les trois remèdes contre toutes les formes de tentation.

    La tentation du matériel

    Le diable dit à Jésus : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » C’est la tentation de baser toute notre vie sur le matériel. Au quotidien, nous sommes des consommateurs. Certes, dans le monde, beaucoup n’ont pas encore le minimum vital, mais notamment en France notre société a pris un rythme dit « de consommation » sans s’inquiéter ni de l’épuisement de la planète, ni de l’appauvrissement de nos relations, ni de notre vide intérieur grandissant. Il y a un trop-plein matériel… Ne faudrait-il pas retrouver une certaine modération ? L’Évangile ne cesse de nous y inviter, mais nous sommes aveugles, sourds. Et pourtant il y a une urgence écologique, sociologique, évangélique : « L’Homme ne vit pas seulement de pain… » Le Carême nous propose un remède : le jeûne. Il s’agit de se désencombrer de tout ce qui, finalement, nous empêche de vivre en vérité avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, avec la création. La nourriture est un de ces domaines où nous pouvons nous exercer, nous entraîner à la modération matérielle. « Durant le Carême, quitte toujours la table avec une petite faim », suggère le cardinal Danneels. La question est urgente : restons maître de nos impulsions du moment ; ne mettons pas tout notre désir de vivre dans des choses superficielles, dans des biens périssables, dans des relations éphémères !

    La tentation du pouvoir sur les autres

    Le diable dit à Jésus : « si tu te prosternes devant moi… » signifie : Si tu acceptes de pactiser avec le mal, si tu es prêt à n’importe quoi pour régner, pour dominer, pour te mettre au centre de tout. C’est toute la question de nos relations (familiales, professionnelles, amicales, paroissiales…) car nous avons tous une petite parcelle de pouvoir : Sommes-nous respectueux de la liberté des autres ? Ne sommes-nous pas enclins à manipuler notre entourage, à tout faire pour éloigner ceux qui nous gênent ? Le Carême nous propose un remède : l’aumône, au sens large du terme. L’Aumône : donner de soi-même, de son temps, de son nécessaire. Aimer, en effet, c’est faire de la place à l’autre, ne pas occuper tout le terrain. Jésus, lui, le soir du Jeudi saint, est tout simplement un serviteur qui lave les pieds de ses disciples.

    La tentation du pouvoir sur Dieu

    Le diable dit à Jésus : « Les anges de Dieu te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »  C’est la tentation de ne pas croire ou de se révolter contre Dieu à cause de la souffrance. Certes, la souffrance n’est pas un bien. On ne le répétera jamais assez. Mais souffrir ne nous est pas épargné. Croire en Dieu n’est pas une assurance tous-risques. Jésus lui-même n’échappera pas à la croix. « Jésus n’est pas venu pour détruire la croix, mais pour s’étendre dessus », nous dit Paul Claudel. Ce qui permet à Jésus d’aller jusqu’au bout de sa mission, c’est sa relation intime avec Dieu son Père, dans la prière. Le Carême nous propose un remède : la prière.    La prière est essentielle dans un Carême. Elle est le lieu où nous tissons des liens avec Dieu le Père (Père de Jésus et Notre Père) qui est notre véritable force pour traverser les épreuves.

    Voici une petite histoire que j’aime bien raconter : « Il était une fois, un enfant qui s’épuisait à vouloir déplacer une très grosse pierre. « As-tu vraiment utilisé toutes tes forces ? lui demanda son père. – Oui, répondit l’enfant. – Non, reprit le père, car tu n’as pas demandé mon aide ! »

    Prier, c’est utiliser toutes nos forces en demandant la force de Dieu.

    3 tentations qui nous rendent aveugles et sourds : le matériel, le pouvoir sur les autres et le pouvoir sur Dieu.

    3 remèdes qui nous guérissent mais qui peuvent aussi refroidir comme des cendres en nous : le jeûne, l’aumône et la prière. Si nous voulons que le Carême soit un temps de joie, de victoire de la foi, de l’espérance, et de l’amour sur le péché, un temps de victoire sur tout ce qui nous éloigne de la force de Dieu : Alors avec Jésus Christ allons au désert (jeûnons), osons donner (de soi-même), et surtout prions (au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit). Amen.

    Bon Carême !!!

     

    A vivre dans la semaine :

    - Alors comment allons-nous vivre ces premiers jours de Carême ? Grâce à la prière, est-ce que je pourrai prendre régulièrement (peut-être chaque jour) un rendez-vous avec Jésus d’une certaine durée (10 minutes, 15 minutes ou plus) ?

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire

  • Homélie Mercredi des Cendres

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les cendres c’est ce qui reste quand tout a été brûlé. Alors, 

    - nous pouvons regarder les cendres en pensant à notre condition humaine. 

    et nous pouvons aussi regarder les cendres en pensant au feu qui les a produites. 

    En ce mercredi des Cendres, 1er jour de Carême, l’Eglise nous invite à réchauffer nos cendres au feu de l’Amour de Dieu. Une des prières de Carême du mercredi des Cendres nous dit ceci : 

    « Chaque année, tu accordes aux chrétiens de se préparer à la fête de Pâques dans la joie d’un cœur purifié ; de sorte qu’en se donnant davantage à la prière, en témoignant plus d’amour pour le prochain, fidèles aux sacrements qui les ont fait renaître, ils soient comblés de la grâce que tu réserves à tes enfants bien-aimés. » (première préface pour le Carême)

    En ce mercredi des Cendres, commençons donc par le but, par l’objectif du Carême : se laisser toucher par l’Amour de Dieu qui nous est donné en Jésus Christ mort et ressuscité par Amour pour nous au moment de Pâques.

    Ainsi le pape François dit : « Jésus Christ s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. C’est l’Amour de Dieu qui s’exprime en Jésus. » 

     Pour atteindre le but du Carême, (l’Amour de Dieu qui s’exprime en Jésus sur la croix par Amour pour nous), nous sommes invités à réchauffer 3 attitudes de Carême : Le jeûne, la prière et le partage.

     

    1) Le jeûne : Reprenons conscience de nos dépendances, de nos mauvaises habitudes : nous pensons en premier à la nourriture (l’excès de nourriture ou encore son absence nous éloigne de l’Amour de Dieu pour nous-même). Il existe aussi d’autres dépendances qui nous éloigne de Dieu et de son Amour comme par exemple : l’argent, internet, l’utilisation excessive du téléphone, de la télé, de l’ordinateur…etc. On peut aussi être esclaves de la cigarette, des boissons alcoolisées, esclaves d’un non-respect du code de la route. Et puis on peut aussi penser à la mauvaise habitude du gaspillage, du chacun pour soi et rien pour les autres. Essayons de nous libérer d’une habitude qui nous enferme sur nous-mêmes et qui peut blesser notre prochain. On peut jeûner aussi de toutes ces paroles mauvaises que nous disons ou que nous pouvons penser ! A chacun de nous de chercher le jeûne dont il a besoin.  

    Confions au Seigneur une chose qui nous enchaîne actuellement. Demandons-lui de nous libérer, de nous guérir en pratiquant le jeûne d’une mauvaise habitude pendant le Carême. Je le fais avec vous.

     

    2) La prière : Le premier moyen de la proximité avec Dieu et avec les autres, c’est la prière. Avec la prière, accueillons la présence de Dieu tous les jours de ce temps de Carême jusqu’à Pâques. 

    Ecoutons le pape François : « Si nous estimons ne pas avoir besoin de Dieu, qui nous tend la main à travers Jésus le Christ, car nous pensons nous suffire à nous-mêmes, nous nous engageons sur la voie de l’échec. » Oui la prière élargit notre cœur, purifie nos attentes et nos désirs, nous rend plus attentifs. La prière est une respiration indispensable chaque jour. 

    Alors, soyons généreux, en ce Carême qui commence : 10 minutes, le matin ou le soir ou bien davantage. Dix minutes, au moins, pour inviter Dieu dans notre cœur, dans notre vie, dans notre Carême. Demandons au Seigneur de nous aider à la prière quotidienne pendant le Carême.

     

    3) Le partage : Le Carême est un moment favorable pour se rapprocher des autres, pour manifester de l’attention aux autres, pour donner sa présence et du temps.  

    Le pape François nous encourage : « Il est beau d’expérimenter la joie de partager ce trésor qui nous a été confié pour consoler les cœurs brisés et donner de l’espérance à tant de personnes éprouvées. Il s’agit de suivre et d’imiter Jésus qui est allé vers les pauvres et les pécheurs avec tout son Amour. » 

            Demandons au Seigneur de nous aider à choisir une personne ou une association dont nous allons prendre soin, au moins pendant le Carême.  

    Nous allons maintenant vivre l’imposition des Cendres, pour l’Amour de Dieu qui s’exprime en Jésus.

    Pendant le Carême réchauffons le sens du jeûne, la prière, le partage. 

    Demandons au Seigneur de nous aider pendant le Carême jusqu’à Pâques, à retrouver la joie d’un cœur purifié avec

    -le jeûne qu’on a choisi de vivre

    -avec la prière chaque jour

    -avec le soutien qu’on a choisi d’apporter à une personne ou à une association.

    BON CARÊME

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Chez une personne, que remarquons-nous en premier ? : Ses qualités ou ses défauts ? Je pense que nous sommes nombreux à répondre : Ses défauts !

                C’est pareil avec soi-même : interrogez quelqu’un sur son principal défaut – il trouvera facilement. Mais si on s’interrogeait les uns les autres sur notre principale qualité : bien souvent on hésitera à donner une réponse. On a souvent du mal à reconnaître les qualités des autres et aussi à reconnaître ses propres qualités.

    C’est vrai aussi par rapport à Dieu : pourquoi tant de personnes ont-elles des difficultés à croire que Dieu est bon ? Parce qu’elles voient en premier, et on les comprend bien, tout ce qui ne va pas dans leur vie, dans la vie des autres et aussi dans la vie du monde.

                Eh bien, c’est ce réflexe de voir ce qui est négatif, ce qui ne va pas en premier, plutôt que ce qui est positif, ce qui va bien, qui fait de nous des " aveugles ". C’est cela avoir " une poutre dans l’oeil ".

    Comprenons bien les 2 images utilisée par Jésus dans l’Evangile de ce dimanche : la paille et la poutre. « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » Cela ne veut pas dire que chacun devrait se juger pire que les autres.

    Non. Ce qui est grave, ce qui rend vraiment la vie pénible et difficile, c’est quand on ne voit rien de bon chez les autres, quand on ne voit plus que le mal chez notre prochain. Avoir une poutre dans l’oeil, ce n’est pas avoir un défaut plus gros que les autres, c’est ne voir que les défauts.

    C’est avoir ce regard amer, désabusé, cette façon de toujours critiquer, de ne jamais être content.

    Chacun de nous pourrait dire à l’autre : « Ce n’est pas parce que j’ai des limites, des défauts, des imperfections, que je suis nul et incapable d’apporter quelque chose ». C’est cela être aveugle quand on fait comprendre aux autres qu’ils n’ont rien à nous apporter. Et les autres nous rendent aveugles quand ils nous font comprendre qu’ils n’attendent plus rien de nous.

    Qu’il y ait du mal dans les autres, en nous, dans le monde, c’est hélas évident. Mais c’est précisément à cause de cette évidence qu’il nous faut savoir discerner en chacun le bien et les possibilités de progrès.

    Moi, vous, nous, nous avons des défauts très visibles et c’est parce que nous avons nos défauts que nous avons absolument besoin, vous, moi, nous, d’être encouragés par un regard de bienveillance et de confiance.

    "L’homme regarde le visage, Dieu regarde le coeur." Avec nos yeux nous ne voyons que le visible, mais la vérité d’un être humain ne se voit pas qu’avec les yeux ! On apprend à connaître quelqu’un en vérité quand on le regarde avec le coeur.

    Quand on croit en Dieu, quand on a découvert son Amour grâce au regard de Jésus posé sur chacun de nous, alors on a une grande responsabilité les uns à l’égard des autres. Il s’agit pour nous d’être les témoins du regard que Dieu pose sur nous : Ce regard que Jésus posait et pose sur nous. Un regard qui voit au-delà du visible, qui va au plus profond de nous et qui trouve ce qui est bon, bien et beau en nous.

    « N’aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ. Laisse-toi regarder car il t’aime. » 

    Alors devant les défauts des autres et devant mes défauts, devant les difficultés à vivre ensemble, Jésus nous demande non pas de critiquer en permanence, mais de s’encourager les uns les autres à vivre avec ce que nous avons de meilleur en chacun de nous.

    Oui, nous sommes invités à croire : croire en la bonté de Dieu, en cette bonté qui est à l’oeuvre, en nous, chez l’autre, et dans chaque être humain. Et nous avons à en témoigner par notre propre regard les uns sur les autres.

    Avez-vous remarqué qu’un mot est répété dans l’évangile de ce dimanche ? C’est le mot "frère".

    " Qu’as-tu fait de ton frère, de ta soeur en humanité et dans la foi en Jésus ? " L’as-tu rabaissé par des paroles négatives, par des critiques ou bien l’as-tu encouragé à surmonter ses propres faiblesses ?

    En famille, ou entre amis je vous propose un petit jeu : chacun prend un papier, écrit sa principale qualité, plie le papier pour qu’on ne voit pas ce qui est écrit et passe ensuite le papier à son voisin en lui demandant d’écrire la qualité qu’il a découvert sur lui-même et ainsi de suite jusqu’à ce que chacun récupère son papier avec ce que les autres ont écrit sur lui. Vous aurez d’heureuses surprises, vous verrez.

    Oui, dans nos familles, dans nos lieux de vie, dans nos paroisses il est urgent de témoigner de la foi en la bonté de Dieu qui est présente en chacun.

    Voilà le message du 8è dimanche du Temps Ordinaire, juste avant d’entrer en Carême, mercredi prochain : Nous avons besoin d’un vrai regard de foi, d’espérance, de bienveillance, de confiance sur les autres, sur nous-mêmes et sur Dieu qui nous aime en Jésus Christ.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  •  

    Homélie sous la forme d'un enseignement :   Faîtes du bien à ceux qui ne vous aiment pas.

    Cette semaine nous avons une homélie (sous la forme d'un enseignement) sur l’Evangile du 24 février qui est le 7è dimanche du Temps Ordinaire. « Ordinaire » ne veut pas dire moins important. Le Temps Ordinaire est symbolisé par la couleur « verte » qui signifie « la vie » et « l’espérance » et c’est le temps de la lecture suivie de l’Evangile de l’année (celui de St Luc).

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Luc 6, 27-38)

    En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau,
    ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

    Ces paroles de Jésus ne peuvent pas nous laisser indifférents :

    « Aimer ses ennemis, … donner sa tunique à celui qui nous a déjà volé notre manteau. »

                En pensant à ceux qui vont entendre ce passage d’Evangile pendant la messe de dimanche prochain je devine deux réactions possibles.

    La première : un refus de ces consignes qui semblent être un défi au bon sens, d’où la possible réaction : « Quoi, entretenir le voleur dans son vice, rester muet devant la haine ? »

    La deuxième : une inquiétude ou encore une angoisse en reconnaissant humblement que ce ne sont pas nos attitudes spontanées, et que nous n’arrivons pas à mettre en pratique ce passage de l’Evangile.

                Alors, essayons de comprendre cet Evangile en croyant de tout notre coeur que Jésus le Christ veut notre bonheur en nous parlant ainsi.

    Voici trois réflexions pour nous aider :
    1) : Ces paroles de Jésus ne sont pas un défi au bon sens. 
    2) : Elles constituent une nouveauté radicale. 
    3) : Elles sont praticables.

                1) : Ces paroles de Jésus ne sont pas à « prendre au pied de la lettre ». C’est leur signification qui compte : Il ne s’agit pas, par exemple, de tendre la joue droite à chaque fois que quelqu’un nous frappe sur la joue gauche !

                2) : Les paroles de Jésus constituent une nouveauté radicale. Nouveauté radicale par rapport à la Loi de Moïse. Jésus n’est pas venu pour l’abolir, mais pour l’accomplir, la pousser à son extrême limite. Les dix commandements avaient en quelque sorte fixé un minimum en dessous duquel il ne fallait pas descendre pour être sur un chemin de vie et de bonheur. Et voici que Jésus veut dépasser la règle du minimum. Il introduit un plus, un toujours plus. Pas seulement ne pas tuer, mais faire vivre, pas seulement aimer ceux qui nous aiment, mais aimer ceux qui ne sont pas aimables, pas seulement la loi du donnant-donnant, mais donner gratuitement. Jésus nous propose d’inventer une attitude toute nouvelle. Nouveauté radicale : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. » 

    Et, avez-vous fait attention à l’argumentation de Jésus ? : « Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » Jésus nous demande de suivre son exemple et de ressembler ainsi à Dieu le Père (son Père et notre Père), en vivant avec une inconditionnelle bonté. Jésus Christ, Dieu fait Homme par Amour pour nous, nous révèle sa formidable confiance en chacun de nous. Dans toutes nos relations, nous sommes toujours capables d’attitudes plus grandes que nous, en imitant Jésus. Mais qui peut vivre à cette hauteur ? Ces paroles de Jésus qui nous parlent de gratuité, de désintéressement, de pardon sont-elles mises en pratique parfois et par qui ?

                3) : Ces paroles de Jésus sont-elles praticables ? Elles sont praticables oui, car elles sont pratiquées. Regardons bien. Oh ! il ne s’agit pas de fermer les yeux sur les haines, les atrocités, les rancunes, les vengeances, qui sont précisément le contraire de l’Evangile. C’est le lot quotidien de la vie des hommes entre eux. Certes, on ne peut pas fermer les yeux là-dessus. Mais on peut aussi les ouvrir, avec la foi en Jésus Christ, pour découvrir, au coeur de ce monde de violence, des gestes de gratuité et de pardon. Regardons bien, tout près de chacun de nous. Dans un couple qui veut durer, par exemple, vous le diriez mieux que moi. Un couple tiendrait-il, si chaque conjoint ne consentait pas souvent à d’innombrables concessions et aussi à de généreux pardons ? Dans une communauté religieuse, les moines, les moniales ont besoin d’emprunter souvent ces chemins de réconciliation et de miséricorde ouverts par Jésus. Dans le monde, enfin, l’actualité nous révèle parfois des gestes héroïques et des engagements désintéressés : En tant qu’aumônier du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) je suis témoin de «don de soi» jusqu’à risquer la prison ou la mort chez des partenaires des pays en voie de développement qui ont mis la solidarité auprès des plus pauvres au centre de leur vie.

                Pour conclure, voici le témoignage d’un prêtre que j’ai lu dans une feuille paroissiale à Paris : «Un jour, une paroissienne de 76 ans sonne à la porte du presbytère et demande à voir le prêtre. Elle a besoin de me parler car elle vient d’être bousculée par des jeunes dans le métro, qui voulaient lui dérober son sac. Puis, elle sort une enveloppe de son sac à main. «Voici, mon père, c’est une petite offrande. Vous la donnerez à une oeuvre qui s’occupe des délinquants. Vous comprenez, il faut bien les aider, ces jeunes.» Je suis très étonné par cette réaction : Pas un mot de colère ou de haine mais le réflexe de l’amour, le réflexe de l’Evangile. En la voyant, je regardais en elle ce que pourrait être la terre, si le levain de l’Evangile faisait partout lever le beau pain de notre humanité.»

                Pour Dieu, nous sommes à égalité, et «celui qui veut être le plus grand sera votre serviteur.» Jésus nous le montre clairement en lavant les pieds de tous ses disciples. Lui qui est Dieu fait Homme, accepte d’être notre serviteur. Jésus le Christ nous renvoie à nos relations humaines, à nos relations familiales, nos relations professionnelles, à nos relations amicales. Chaque personne est invité à vivre ses relations à la manière de Jésus.

                Demandons au Seigneur de nous éclairer de son Esprit Saint, afin de nous donner de voir et de faire les choses à sa manière. « Père, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » En effet, la manière dont nous vivons avec notre entourage le plus immédiat, puis envers toute personne qui est notre prochain, témoigne de l’amour que nous avons les uns pour les autres et témoigne de l’Amour que le Seigneur donne à chacun sans exception.

    Question pour un partage :

    – Chacun est invité à vivre ses relations à la manière de Jésus. Connaissons-nous des exemples concrets de personnes qui pratiquent la bonté radicale de Jésus christ ?

    Proposition à vivre dans la semaine :

    - Alors comment allons-nous vivre cette semaine ? Allons-nous faire une démarche d’amour ? Allons-nous essayer d’aimer nos ennemis, ceux qui ne nous aiment pas ?

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • bHomélie 6è Dimanche Temps Ordinaire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    HOMÉLIE :

                Bonheur, malheur ... Dans la vie nous passons de l’un à l’autre. Nous fuyons le malheur et nous cherchons le bonheur.

                Mais, qu’est-ce que nous mettons derrière les mots “bonheur et malheur” ?

                Jésus nous surprendra toujours par ses paroles sur le bonheur et par ses paroles sur le malheur.

                Et, en réfléchissant bien, les paroles de Jésus sont très sincères, très vraies : ce sont des paroles de tendresse envers nous.

                Ce sont des paroles de sagesse : des paroles qui nous aident à comprendre que nous ne sommes pas seuls au monde. Des paroles qui nous aident à comprendre que l’on peut difficilement être heureux tout seul, isolé, sans les autres.

                Nous pourrions résumer les paroles de Jésus de cette façon :

                Heureux ceux qui savent être pauvres, petits, humbles, simples, pacifiques, ceux qui savent pleurer et rire à la fois.

                Jésus prononce de telles paroles avec son coeur pour tous ceux qui ont besoin de réconfort, de consolation. 

                Ayons justement une pensée pour tous ceux qui ont du mal à supporter leur handicap ou leur maladie.

                Jésus nous bien dit aussi : “ Je ne suis pas venu pour les justes, les bien portants, mais pour les pêcheurs, les malades”.

                En revanche, tous ceux qui pensent qu’ils n’ont besoin de rien, tous ceux qui pensent qu’ils n’ont besoin de personne : ceux-là sont malheureux pour Jésus.

                Voilà le principal message qui nous est transmis aujourd’hui dans l’Evangile : chaqu’être humain est un être de relation. Chacun de nous a besoin d’être en relation avec d’autres. 

                Et ce besoin d’être en relation avec d’autres peut nous aider à découvrir que nous avons énormément besoin d’être en relation avec Dieu lui-même. 

                Le bonheur, le vrai bonheur c’est vivre avec les autres  et le malheur c’est se replier sur soi-même.

                Dieu lui-même nous le montre dans sa manière d’agir envers nous. Dieu aurait pu se suffire à lui-même. 

                Il n’a pas besoin de nous. 

                Cependant, Il a choisi d’être Dieu en devenant un Père, en devenant un ami en Jésus, et en devenant l’Amour en l’Esprit-Saint. 

                Dieu est Père, Fils et Saint Esprit. Dieu est en lui-même une source de relations. 

                Par conséquent, si nous croyons que nous sommes faits à son image, nous sommes nous aussi des êtres de relations.

                Sans ce besoin de relations, de communications, de convivialité entre nous, nous ne pouvons pas être heureux.

                En effet, regardons autour de nous. Que se passe-t-il dans le monde ?

                Nous construisons de plus en plus de moyens pour communiquer, pour transmettre des informations ! C’est Internet, ce sont les portables, les tablettes, ... etc.

                Le Seigneur nous offre depuis plus de 2000 ans un grand moyen pour communiquer avec lui, pour lui confier nos bonheurs et nos malheurs. Jésus nous a bien dit : “Faîtes cela en mémoire de moi.”

                Ce grand moyen de communication avec le Seigneur, c’est l’Eucharistie, la Messe.

                La Messe, c’est la plus belle rencontre que nous pouvons faire avec Dieu. C’est un moment privilégié de la semaine, où chacun de nous peut, s’il le désire, avoir une relation personnelle avec Jésus. 

                Dans notre relation avec lui, nous lui confions nos événements heureux et aussi douloureux de notre vie quotidienne.

                Alors, Jésus qui nous écoute, transmet au Père ce que nous lui disons, et nous donne en retour l’Esprit Saint, son Amour, son Espérance, sa Paix qui redonnent confiance.

                Les paroles de bonheur et de malheur que nous avons entendu dans l’Evangile d’aujourd’hui, nous aident vraiment à comprendre que nous pouvons difficilement être heureux tout seul, isolé, sans les autres. Nous avons besoin sans cesse d’être en relation.

                Et la relation des relations, c’est celle que nous pouvons avoir avec le Seigneur au moment de l’Eucharistie.

                L’Eucharistie, la Messe, c’est recevoir Jésus qui nous conduit au Père pour nous donner l’Esprit-Saint, l’Esprit d’Amour, d’Espérance et de Foi.

                La messe, c’est communier avec Jésus et dans cette communion lui confier les événements heureux et malheureux de notre vie et de la vie du monde.

                Dans la vie où nous vivons, à la fois, le bonheur et le malheur; l’Eucharistie, la Messe, peut vraiment être une source et un sommet de Paix et d’Espérance.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  •  Homélie 5è Dimanche Temps Ordinaire

    « Avance au large. »

    Le 10 février c'est le dimanche de la santé : journée de prière pour les malades, les personnes âgées, isolées, pour les familles « aidantes », les soignants, les paroissiens visiteurs, porteurs de la Communion. Face à la souffrance, nous nous retrouvons souvent avec nos filets vides, le cœur lourd. Lorsque cela nous arrive, le Seigneur nous demande d’avancer au large. C’est-à-dire, de grandir dans la foi et ne jamais désespérer.

     

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Luc 5, 1-11)

    En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

                Pour comprendre cet évangile, il faut se rappeler que dans le monde de la Bible, la mer c'est le symbole des puissances du mal ; elle engloutit les navires et personne ne peut la maîtriser. Mais Jésus annonce la bonne nouvelle de Dieu plein d'amour et de miséricorde. Lui-même est venu chercher et sauver tous ceux qui se sentent perdus.

                Et pour cette mission, Jésus Christ n'a pas voulu être seul. La grande aventure a commencé avec des pêcheurs du lac de Galilée. Jésus monte dans la barque de Simon (qui sera appelé Pierre au moment où Jésus choisira ses 12 apôtres : Luc 6,13) et s'éloigne du rivage pour enseigner la foule. Pour Simon - Pierre et ses amis, la barque c'est leur lieu de travail et de vie. C'est là qu'ils passent la plus grande partie de leur temps.

                Aujourd'hui encore, Jésus Christ monte dans ma barque ; il s'invite sur mon lieu de travail, dans ma maison, là où je vis. C'est dans mon quotidien qu'il me rencontre et m'enseigne.

                Prier c'est précisément accueillir Jésus dans ma vie, c'est prendre le temps de l'écouter depuis le cœur de mes activités.
                Cette rencontre de Jésus avec Pierre a été marquée par un événement bouleversant : Jésus lui dit : « Avance au large » et lui demande de jeter les filets pour prendre du poisson.

                Malgré l'échec de la nuit, Pierre et ses compagnons font confiance à Jésus.

                Le résultat est tellement extraordinaire qu'ils sont saisis d'effroi : « Éloigne-toi de moi, dit Pierre, je suis un homme pécheur. » Mais Jésus le rassure : « Je ferai de toi un pêcheur d'hommes. »

                Cette parole de Jésus Christ vaut aussi pour nous.

                Être pêcheur d'hommes ce n'est pas les capturer mais les libérer de leurs chaînes et de tout ce qui tend à les engloutir. Jésus Christ veut nous ramener tous à la vraie vie.

                Dès ce moment, Pierre entre dans une démarche de foi en Jésus. Il le reconnait comme le Christ, le guide et l’enseignant de nouveaux chemins. L’exceptionnel est là : La pêche est miraculeuse !

                Pierre réalise la toute-puissance de Jésus et commence à comprendre qu’il est vraiment le Christ, l’Envoyé de Dieu. Celui qui guérit les aveugles et les conduit à la lumière. Pierre saisit de plus en plus que Jésus est vraiment le consacré et que l’Esprit du Seigneur est sur lui.

                Toute son expérience humaine venait d’être bouleversée en un instant. Il découvre ce qui le sépare de Jésus. Il vit l’immense fossé entre l’Homme et Dieu : la petitesse de l’Homme et la grandeur de Dieu, l’imperfection de l’Homme et la perfection de Dieu, l’impureté de l’acte humain et la pureté de l’acte divin. Pierre se rappelle que l’Homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Pierre vient d’être illuminé et dit à Jésus : « Seigneur éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » Il a peur de perdre cette relation avec le Seigneur (C’est cela la crainte biblique). Jésus le rassure et lui dit : « Sois sans crainte. » Et en plus Jésus le Christ lui donne sa confiance et l’appelle à devenir un disciple missionnaire : « Désormais ce sont des hommes que tu prendras. »

                Jésus le Christ nous dit : « Avance au large ! » Au cœur du synode diocésain, laissons-nous toucher par l’appel du Seigneur ! Pour ce faire, acceptons que Jésus le Christ nous bouscule. Lorsque nous lisons, aujourd’hui, la demande de Jésus à Pierre de partir au large alors qu’il revient de la pêche, c’est comme s’il nous demandait de refaire ce que nous avons déjà fait. Autrement dit, avec persévérance, il faut continuer à aller plus loin. Et pour jeter, aujourd’hui encore, nos filets, il est fondamental de repartir de Jésus Christ. C’est l’objectif du synode : redécouvrons les fondamentaux de notre foi chrétienne : Qui est Jésus ? Qu’est-ce que l’Eglise ? Qu’est-ce que la Bonne Nouvelle ? Suis-je un disciple missionnaire, enraciné, fraternel ? Quelles priorités missionnaires voulons-nous nous donner dans les 10 années qui viennent pour nos paroisses et pour notre diocèse ? ...

                Le dimanche 10 février est le dimanche de la santé, l’Église rappelle son soutien aux malades, à tous ceux et celles qui font vivre les aumôneries d’hôpitaux et de maisons de retraite. Et n’oublions pas tous ceux qui, au nom de l’Église, visitent les malades, les personnes âgées, et parfois leur portent la communion. Manifestons aussi notre reconnaissance aux professionnels de la santé qui, avec confiance et passion, se tiennent aux côtés de ceux qui souffrent et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour apporter de l’espoir et du réconfort. Face à la maladie, face à la souffrance, nous nous retrouvons souvent avec nos filets vides, le cœur lourd à cause de notre impuissance.

                À tous, aujourd’hui, le Seigneur demande d’avancer au large. C’est-à-dire, de grandir dans la foi et ne jamais désespérer. Ainsi, tous, malades et bien portants, professionnels de la santé et tous les chrétiens engagés au nom de leur foi, dépassons nos peurs : jetons nos filets en avançant au large. Amen.

    A VIVRE DANS LA SEMAINE

    - Et si cette semaine, je prenais le temps de visiter une personne que je sais isolée et qui serait contente de partager un moment avec moi.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire

  • Homélie :

             Cette Parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » : avec quelle joie Jésus ne devait-il pas prononcer ces paroles solennelles qui inaugurent son ministère !
             La paisible confiance qui émane de Jésus Christ jaillit de la conscience de son identité et de sa mission : Dimanche dernier, nous avons entendu dans l’Evangile cette Parole de Jésus : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction » (Lc 4, 18).

    Avec la première lecture de ce dimanche nous avons pu comprendre que dans cet Esprit, Jésus entend le Père lui murmurer :    «Avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations».
             Mais, comme l’Evangile de ce dimanche nous le redit, Jésus sait que tous n’accepteront pas l’annonce de la Bonne Nouvelle.

    C’est « dans son propre pays » que Jésus fait en premier cette douloureuse expérience ; l’épisode de la synagogue de Nazareth annonce que l’ombre du rejet pèsera sur tout le ministère de Jésus le Christ, l’Envoyé de Dieu le Père. Cette incompréhension le conduira au drame de la Passion.
             A la fin de l’Evangile nous avons entendu ceci : « Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.»

    Cette issue dramatique de son ministère, Jésus l’a pressentie. Il connaît les Ecritures, la Bible : il sait qu’ « aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays ». Mais il ne faiblira pas, car il marche « dans la puissance de l’Esprit » (Lc 4, 14), c’est-à-dire avec l’Amour de Dieu son Père et notre Père.
             La gloire de Dieu que Jésus va manifester dans la puissance de l’Esprit qui repose sur lui, ne triomphe pas du mal en s’y opposant par la force, mais tout au contraire en y consentant ; en laissant la violence s’épuiser en vain à vouloir triompher de sa douceur ; et en triomphant de la haine meurtrière par le pardon qui redonne la vie : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34).
             En rédigeant l’hymne à la charité (la deuxième lecture de ce dimanche), saint Paul contemplait certainement avec tendresse, émerveillement et adoration Jésus Christ qui se donne par Amour pour nous.

    « L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout ».

    Voilà l’Amour de Jésus pour nous !!!

    Jésus est vrai Dieu et vrai Homme !!!

             Jésus n’a jamais mis en concurrence sa relation avec Dieu le Père et sa relation avec nous !!!

             C’est le même Amour !!!

    Est-ce qu’il y a un amour que je choisi en 1er aujourd’hui : aimer Dieu, aimer mon prochain ???

    Comme à chaque fois, regardons Jésus pour trouver des points de repère.

    Jésus est vrai Dieu et vrai Homme.

    Jésus n’a jamais mis en concurrence sa relation avec Dieu le Père et sa relation avec les hommes.

    Aimer Dieu et aimer son prochain ne s’oppose pas, au contraire, se complètent. 

    Et Jésus le dit dans d’autres passages de l’Evangile :

    « Qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas. » (1Jn4,20)

    « Celui qui dit qu’il aime Dieu, alors qu’il n’aime pas son frère, est un menteur. »

    « Ce que vous faîtes aux plus petits, c’est à moi que vous le faîtes. »

    Oui, Jésus humanise l’amour de Dieu dans toutes ses paroles et dans toutes ses actions.

    Oui, Jésus divinise l’amour du prochain.

    Quel est le message de bonheur (et de vérité) que nous pourrions retenir pour notre vie de chaque jour ?

    Si chaque jour je pense aux autres en 1er, alors il ne faut pas que j’oublie Jésus qui ne peut que m’aider à mieux aimer.

    Si chaque jour je pense à Jésus en 1er, alors il ne faut pas que j’oublie les autres, autrement mon amour pour Jésus ne m’apporte rien.

    Aimer Jésus et aimer son prochain c’est le même Amour.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Luc 1, 1-4 ; 4, 14-21) 

    Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ».

    Pour écrire son Evangile, saint Luc nous dit qu’il s’est « informé avec précision de tout depuis le début ». Et le fruit de son travail est « un exposé suivi pour que son lecteur se rende bien compte de la solidité de ses enseignements. »

                Après cette introduction, saint Luc nous raconte que Jésus a fait la lecture de la Parole de Dieu dans la petite synagogue de Nazareth. Après la lecture Jésus s’est assis et il dit quelque chose de nouveau : cette parole entendue n’est pas qu’un souvenir ou un simple enseignement doctrinal, cette parole entendue est vivante, elle se réalise, elle s’accomplit aujourd’hui. C’est une parole efficace qui fait ce qu’elle dit : « Ce passage de la Parole de Dieu que vous venez d’entendre s’accomplit aujourd’hui. »

    Ce samedi-là, Jésus a fait une homélie dans la synagogue de son village. On n’a pas fini de s’en souvenir à Nazareth de Galilée. Car en effet Jésus dit : « ce que le prophète Isaïe a annoncé, cela se réalise, s’accomplit en moi ». Jésus a l’Esprit du Seigneur sur lui parce que le Seigneur l’a consacré par l’onction et l’a envoyé. En s’attribuant ces paroles du prophète, Jésus fait comprendre 2 choses très étonnantes pour ceux qui l’écoutent :

    - Jésus fait comprendre qu’il est l’envoyé du Seigneur, le Christ, le Messie promis et attendu depuis le roi David (1000 avant Jésus).

    - Et Jésus parle au présent. C’est maintenant que cette Bonne Nouvelle s’accomplit en particulier pour les pauvres. Et c’est toujours vrai 2018 années après !!!

    Jésus est le Christ, l’Envoyé de Dieu, le Vivant pour toujours. Dans la foi, nous croyons qu’il est envoyé par Dieu son Père et notre Père du Ciel, consacré par l’Esprit, présence de Dieu au milieu de nous. En Jésus, Dieu le Père réalise entièrement sa promesse d’Amour.

    Dieu se fait Homme en Jésus et ainsi amène le passé à son éclosion définitive (tout est révélé en Jésus). Et le Seigneur ouvre aussi les portes de l’avenir car Jésus vient vivre toutes les étapes de la vie humaine jusqu’à la mort et au-delà (la Vie éternelle auprès de Dieu) car il est mort et ressuscité – ne peut plus mourir - demeure ainsi avec nous à chaque instant.

    En Jésus le Christ, Dieu parle et agit toujours au présent. Dieu nous aime et nous sauve par son Amour (son Esprit Saint) dans l’actualité de nos vies, dans notre aujourd’hui.

    Alors les nostalgiques de tous les passés arriveront toujours trop tard aux rendez-vous de Jésus-Christ. Et les abonnés du futurisme risquent de ne jamais le reconnaître.

                Jésus, lui, est bien là, avec nous, ici et maintenant. Sommes-nous avec Lui ? En ce début d’année 2019, ne sommes-nous pas parfois trop tournés en arrière vers ce que nous avons vécus en 2018 ou alors trop penchés en avant vers ce qui nous attend pendant la nouvelle année. 

                Une fois pour toutes, Jésus le Christ a apporté les signes de la présence divine dans l’aujourd’hui du monde. Croire en Jésus c’est laisser l’Esprit Saint (l’Amour de Dieu) investir et guider nos vies au lieu de toujours traîner dans les sombres corridors du regret, ou au lieu de fuir dans les inquiétudes qui hantent le futur ? Et quel est donc ce rendez-vous que Dieu nous donne chaque jour du temps qui nous est donné de vivre ?

                Nous avons une réponse dans l’Evangile du dimanche 27 janvier : Être toujours à l’heure du rendez-vous de Dieu en Jésus-Christ, c’est « annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, c’est libérer les opprimés, c’est rendre la lumière aux aveugles ». Je suis ce pauvre, cet opprimé, cet aveugle quand je ne vis pas le jour d’aujourd’hui dans la foi, dans la confiance en Dieu fait Homme en Jésus-Christ !

    Voici une prière écrite par une Petite Soeur du Sacré-Cœur en Algérie :

                « Vis le jour d’aujourd’hui. Dieu te le donne, il est à toi. Vis-le en Lui. Le jour de demain est à Dieu. Il ne t’appartient pas. Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui. Demain est à Dieu : Remets-le à Lui. Le moment présent est une frêle passerelle : Si tu la charges des regrets d’hier, de l’inquiétude de demain, la passerelle cède et tu perds pied. Le passé, Dieu le pardonne. L’avenir, Dieu le donne. Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui. Et s’il y a lieu de t’inquiéter pour toi et/ou pour un être bien-aimé regarde chaque jour qui passe dans la lumière de Jésus-Christ ressuscité. »

    A VIVRE DANS LA SEMAINE

    - Et si cette semaine, je prenais le temps de ne plus regarder ma montre, de ne plus penser à ce que je viens de faire et à ce que je dois faire, pour être gratuitement et pleinement présent à une personne importante pour moi.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Evangile des noces de Cana : Jn 2,1-11

             Jésus et Marie, sa mère, sont invités à un repas de noces dans un village appelé Cana.

             Jésus va faire pour la première fois une action qui montre sa nature divine : Jésus est fils de Marie et aussi fils de Dieu.

             A Noël ce sont les bergers et à l’Epiphanie ce sont les Mages qui ont reconnu que Jésus est le Messie, l’Envoyé de Dieu.

             Maintenant qu’il est plus grand, c’est Jésus lui-même qui montre par ses actes, qui il est vraiment.

             Regardons d’un peu plus près ce qui se passe pendant le repas de noces à Cana.

             Il y a un problème grave : ils n’ont plus de vin. Aujourd’hui, on pense que ce problème n’est pas si grave. Mais à l’époque, cela veut dire que le repas ne pourra plus continuer et que les époux vont être obligés de renvoyer chez eux leurs invités.

             Et il y a quelque chose de très étonnant qui se passe : ce n’est pas le maître du repas (le traiteur de l’époque) qui s’en aperçoit mais deux invités (Marie tout d’abord puis Jésus). Marie agit la première en prévenant son fils de l’urgence de la situation. Elle fait cette remarque à Jésus, avec son cœur et ses yeux de mère de famille comme si c’était elle qui avait la responsabilité du repas.

             Et elle sait dans son cœur que son fils est capable de faire quelque chose.

             Il y a un grand enseignement pour nous aujourd’hui. Chacun, chacune d’entre nous avons reçu des dons, des talents particuliers. Chacun de nous n’a pas tous les talents certes mais les talents de chacun sont différents. Aussi, lorsque nous mettons en commun ce que nous savons faire, alors beaucoup de choses deviennent possibles. 

             Quel est le talent de Jésus ?

             Il manque quelque chose d’important pour que le repas continue. Hé bien Jésus vient combler ce manque.

             Jésus par cette action nous montre qu’il est Celui qui peut combler tous nos manques : manque de courage, manque de confiance, manque d’amour, manque d’espérance… .

             Le plus grand désir de Dieu fait Homme en Jésus est d’être présent au milieu de notre vie. En avons-nous conscience ?

             Il est « l’Emmanuel », Dieu avec nous. Alors est-ce que nous osons l’inviter chez nous ? Est-ce que nous osons l’inviter dans notre cœur ? 

             A chaque Eucharistie, à chaque messe, nous l’invitons !!!

             Il est une présence dont nous avons besoin. Tant que nous n’avons pas découvert que nous avons besoin de Lui, on ne l’invitera pas forcément. Il est nourriture : parole et pain

             Le Seigneur Jésus est une présence qui apaise, qui réconforte en nous apportant ce qui nous manque au fond de notre coeur.  

             Invité dans nos vies, Jésus ne vient pas pour ne rien faire. Il agit toujours.  

             Il vient nous apprendre à regarder la vie, les autres avec plus d’espérance.  

             Il vient réchauffer notre cœur en nous disant : « Je suis là ». 

             Oui, tu es là au cœur de nos vies et tu nous le rappelles en nous rassemblant chaque dimanche. Tu es là pour nous dire et nous redire qu’il y a de la joie à être ensemble et qu’il y a de la joie à croire en Toi, en ta présence apaisante et réconfortante dans nos vies.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique