• Homélie du 28è dimanche du temps ordinaire

     28è dimanche du temps ordinaire

    Lecture 1 : Pour tous les peuples, par toute la terre, le Seigneur promet un festin qui donne le salut. 

    Lecture 2 : Par le Christ Jésus, je peux tout supporter. Dieu me donne la force.

     

    Homélie :

     

                L’Evangile est un grand livre d’images. Jésus aime utiliser des images pour se faire comprendre. Et il y a une image qui revient souvent : c’est celle du repas.

                Le repas est un moment où nous mangeons, nous reprenons des forces, mais aussi un moment où nous parlons, nous rencontrons d’autres personnes, nous partageons.

                Et parmi tous les repas que nous pouvons vivre, il y en a un qui est particulier : c’est le repas de noce, le repas de mariage.

                Pourquoi Jésus utilise souvent l’image du repas du mariage ? Pour plusieurs raisons : il nous fait ainsi comprendre le désir de Dieu. Le Seigneur n’a pas d’autre projet que de nous proposer de vivre en alliance avec Lui.

                Qui dit alliance, dit rencontre, partage, communion, confiance, espérance, amour.

                Au moment du baptême, ne l’oublions pas, c’est un vêtement de noce que nous portons : un habit blanc, un habit de lumière, signe de la vie de Dieu qui nous est donnée et à laquelle nous disons OUI en recevant le baptême.

                Du côté du Seigneur il y a en permanence un OUI pour tous, pour chacun, un OUI pour nous rencontrer, pour être en alliance avec nous et pour nous donner sa vie éternelle.

                De notre côté, il n’y a pas forcément un OUI, et il n’y a pas forcément un NON.

                Le plus souvent il n’y a pas de réponse de notre part.

                Le jour de notre baptême et aussi à chaque fois que nous répondons à l’invitation de la messe, il y a un OUI de notre part qui rejoint le OUI de Dieu : et l’alliance, la communion est alors possible.

                L’Evangile (qui nous raconte la vie de Jésus), nous montre souvent Jésus au moment des repas.

                Rappelons-nous :

                - Jésus prend un repas chez deux sœurs, Marthe et Marie, et il fait remarquer à Marthe qu’elle s’agite beaucoup en ne restant pas à table et que Marie a choisit la meilleure attitude en restant à table et en discutant avec Lui.

                - Jésus s’invite chez Zachée, qui a une réputation de voleur. En recevant Jésus à sa table, Zachée est changé, et il décide de rendre ce qu’il a pris en trop et même de rendre 4 fois plus à ceux qu’il a volés.

                - Jésus nourrit une grande foule qui est venue l’écouter à partir de 5 pains et 2 poissons. Et il y a des restes.

                - Jésus a demandé à ses apôtres, avant sa mort et sa résurrection, de vivre un repas en sa mémoire : la messe, l’Eucharistie. Jésus a dit à ses apôtres qu’il sera présent à chaque messe.

                Reprenons maintenant, la parabole (l’histoire de Jésus dans l’Evangile) de ce dimanche que nous venons d’entendre.

                Les invitations sont faîtes mais ceux qui sont invités au repas ne viennent pas. Ils ont des excuses pour ne pas venir : ils doivent aller travailler dans leur champ ou encore travailler dans leur commerce.

                Il peut aussi nous arriver de trouver de bonnes excuses pour ne pas se sentir invités à la messe. Et pourtant, « heureux les invités au repas du Seigneur ». (Pourquoi sont-ils heureux les invités au repas du Seigneur ?)

                En venant à la messe, à l’Eucharistie, nous sommes invités à découvrir qu’il n’y a pas d’opposition ou de concurrence entre nos occupations et le repas de la messe.

                A la messe, il se passe quelque chose de formidable : chacun de nous présente au Seigneur (à Jésus) ce que nous avons fait pendant la semaine et nous lui demandons sa force, sa confiance, son amour pour la nouvelle semaine qui commence. C’est vraiment un repas où nous refaisons nos forces avec la Parole de Dieu et avec son pain de vie (le Corps du Christ).

                Alors, revenons encore à la parabole. Les premiers invités ne viennent pas. Et le roi va inviter tous ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation : dans l’Evangile on nous dit « les mauvais comme les bons ».

                L’invitation au repas est pour tous sans exception. C’est ce qui se passe pour l’Eucharistie (la messe) : tout le monde peut participer à une messe.

                Et pourtant, dans la parabole, il y a quelqu’un qui n’a pas la tenue adaptée, qui n’a pas le vêtement de noce et il est renvoyé.

                On ne vient pas à l’Eucharistie comme on va à un spectacle. Non seulement on se prépare mais surtout on vient pour participer, pour retrouver l’alliance avec Dieu. Qui dit alliance, dit action des deux côtés : action de la part de Dieu et action de notre part.

                Il y a un échange, un partage formidable qui peut se passer à chaque messe entre chacun de nous et le Seigneur.

                Nous apportons notre volonté de croire, de faire confiance, de vivre dans la foi et Dieu par Jésus nous donne sa force, son espérance et son amour.

                Est-ce que vous avez déjà regardés les derniers mots de la Bible ? Les voici : « Viens Seigneur, Jésus. »

                Oui, heureux les invités au repas du Seigneur. Ils reçoivent la force, l’espérance et l’amour de Dieu dans leur vie, dans leur cœur.

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