• Homélie du 19è dimanche du Temps Ordinaire

    Introductions aux lectures de la messe :

    Lecture 1 : Le prophète Elie découragé se retire dans la montagne pour faire le point dans la prière avec le Seigneur.

    Lecture 2 : Saint Paul est également découragé car les Juifs ne reconnaissent pas tous Jésus-Christ qui vient réaliser les promesses de Dieu.

    Homélie du 19è dimanche du Temps Ordinaire

      

    Homélie :

           Deux rencontres avec le Seigneur: Celle que fait Elie dans la montagne et celle que font les apôtres sur le lac de Tibériade.

           Si vous le voulez bien, je vais vous parler des circonstances de ces deux rencontres.

           Tout d’abord, pour Elie, cette rencontre avec le Seigneur intervient à un moment très précis. Le moment où Elie est découragé et même menacé demort. En effet, Il a tenu tête aux faux prophètes de la reine Jézabel. Ces faux prophètes ne veulent pas croire en Dieu qui s’est révélé à Abraham puis à Isaac, à Jacob, à Moïse. Alors, Elie est menacé de mort par ces faux prophètes et il s’enfuit.

    Mais, pas n’importe où.

    Il monte sur la montagne d’Horeb là où Moïse a déjà rencontré le Seigneur et reçu les 10 commandements (signe de la première Alliance).

                Elie attend un signe de Dieu. Il y a un ouragan : Dieu n’est pas là. Il y a un tremblement de terre : Dieu n’est toujours pas là. On n’imagine très bien le désarroi, le découragement d’Elie. Et, enfin, il fallait qu’Elie soit très attentif, pour entendre la présence du Seigneur dans le murmure d’une brise légère.

                Pour les apôtres, la rencontre avec le Seigneur intervient aussi à un moment précis. Jésus vient de nourrir une grande foule par la multiplication des pains Matthieu 14, 14-21). Les apôtres sont montés dans une barque pour rejoindre l’autre rive tandis que Jésus est monté dans la montagne pour prier seul à l’écart. Ils sont donc seuls comme Elie ; et comme Elie il y a un fort coup de vent (une tempête). On peut imaginer pour eux aussi qu’ils aient un sentiment de découragement.

    Jésus vient de multiplier de la nourriture pour une foule de personnes, et quand ses apôtres ont besoin de Lui, il n’est pas là.

                Et voilà que Jésus arrive à leur rencontre sans prévenir, par surprise. Et la tempête se calme.

                Plusieurs choses sont importantes à remarquer pour nos propres rencontres avec le Christ.

                En premier, ces rencontres sont des évènements racontés avec des détails. Ce sont des témoignages pleins de vie. D’autant plus que pour chacune de ces rencontres le Seigneur surprend par sa présence. Il intervient de manière imprévisible :

    Elie ne s’attendait plus à l’entendre ;

    et les apôtres ne s’attendait pas à le voir au milieu du lac tourmenté par les vagues.

    Donc, à chaque fois, c’est une nouvelle découverte du Seigneur : Elie et les apôtres ont redécouvert comment le Seigneur agit.

    Et cela ils ne pouvaient pas l’oublier donc ils l’ont raconté. Ce sont de réelles rencontres qu’Elie et les apôtres ont fait avec le Seigneur.

                Dans quelques jours, le 15 août, nous célébrerons la Vierge Marie. Hé bien, le Seigneur ne s’est-il pas comporté de la même façon envers Marie lorsqu’il est venu lui apprendre par l’intermédiaire de l’ange Gabriel qu’elle allait avoir un Fils, et que ce Fils sera Jésus (C’est-à-dire « Dieu sauve »).

                Et plus tard, vraiment personne, même pas Marie, ne pouvait s’attendre à ce que le Seigneur Jésus naisse dans une crèche.

                Et encore plus tard, personne ne s’attendait à ce que Jésus le Christ accepte d’être crucifié et ainsi accepte de donner sa vie jusqu’au bout.

                Et ce n’est pas fini, après la mort du Christ sur la croix : alors que les apôtres sont seuls enfermés dans une maison parce qu’ils ont peurs et sont découragés ; Jésus ressuscité vient au milieu d’eux.

                Tout au long de l’histoire, le Seigneur s’est toujours comporté de la même façon envers nous. Il est là au cœur de nos vies, pour nous aider à faire des choix, dans les petits comme dans les grands moments.

                 En réalité, si on réfléchit un peu, ce n’est pas nous qui venons à la rencontre de Jésus Christ, c’est d’abord Lui qui vient à notre rencontre.

                Au cœur de nos vies, le Seigneur Jésus nous apporte sa force, sa présence rassurante par un : « Je suis là. »

                Auprès d’une personne que l’on aime bien, souvent on n’a pas besoin de beaucoup parler, être là, être pleinement présent pour l’autre, cela suffit.

                Laissons-nous apaiser, en cette Eucharistie, par cette certitude : « Il est toujours là ».

                Cette certitude ne dépend pas uniquement de ce que nous ressentons. Parfois, nous ne ressentons pas sa présence parce que nous pouvons être angoissés ou perturbés intérieurement.

                La présence de Jésus ne dépend pas de nos sentiments, mais de notre foi. Au-delà des apparences, tu es là, je le crois.

                A nous de bien comprendre, ce qui nous est dit dans le passage d’Evangile de la marche sur les eaux.

                Après la multiplication des pains, Jésus qui marche sur les eaux (car rien n’est impossible au Seigneur) nous dit qu’Il a la puissance d’amour de combler nos manques et vaincre nos peurs.

                Alors quand une peur monte en nous, tournons-nous vers le Seigneur Jésus et dans la foi, écoutons-le nous dire : « Je suis là. »

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