• Homélie du 25è dimanche du temps ordinaire

     Homélie 25è dimanche du temps ordinaire

             « Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. » 

             Cette parabole n’est pas une attitude économique ou une morale sociale !

             Dans cette histoire des ouvriers envoyés à la vigne, Jésus nous parle de Dieu le Père et de son désir de partager tout ce qu’il est avec nous.  

             Dieu n’a pas d’autre désir que de se donner lui-même.      Ainsi, tout au long de la Bible, nous découvrons cette attitude de Dieu envers les hommes.

             Depuis le jardin d’Eden où l’Homme a caché sa honte : le Seigneur cherche à entrer en relation avec l’Homme : « Où es-tu ? » (Genèse 3).

             Les prophètes, ceux qui parlent au nom de Dieu, n'ont pas arrêté de faire résonner cet appel tout au long de l’histoire. Dans la première lecture nous avons entendu : « Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, déclare le Seigneur ».

             Et la bonté de Dieu nous est montré dans le Nouveau Testament, dans la deuxième partie de la Bible, dans la vie de Jésus, Dieu fait homme. Ainsi, rappelons-nous la parabole du fils prodigue quand le père de la parabole explique son attitude à son fils aîné qui lui n’est pas parti : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Luc 15, 31-32).

             L’amour de Dieu ne se fractionne pas selon les mérites. Les premiers s’attendaient à recevoir davantage que les derniers. Or ils reçoivent tous une pièce d’argent c'est-à-dire le salaire « juste » qui avait été accepté par eux, permettant à chacun de manger, avec sa famille, pour une journée. Les derniers aussi doivent manger, eux et leur famille, même s’ils n’ont trouvé du travail que pour une heure.

             Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi,  au fils prodigue autant qu’à toi (le fils aîné). …Mais, l’ouvrier de la dernière heure ou encore l’enfant prodigue n’est-ce pas, parfois, un peu chacun de nous. Soyons sûrs, le Seigneur, dans sa bonté divine, nous aime tous avec le même Amour.

             Le propriétaire de la vigne obéit à deux logiques : la logique de la justice et la logique du cœur.

             La logique de la justice : les premiers ouvriers embauchés reçoivent à la fin de la journée, ce que le propriétaire de la vigne leur a promis : une pièce d’argent.

             Et la logique du cœur : les derniers ouvriers embauchés reçoivent le même salaire que les premiers.

             Et cette logique du cœur était déjà présente dans la première lecture de ce dimanche : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, déclare le Seigneur ».

             Dieu ne règle pas sa conduite sur une justice purement humaine. Il aime autant les derniers venus, les retardataires, que les premiers.

             Alors, dans notre vie de baptisés, sommes-nous des ouvriers de l'aube ou des ouvriers de la dernière heure ?         L'important, c'est  que nous soyons des baptisés heureux de croire que Dieu est et sera toujours le premier à nous aimer. « Mes pensées ne sont pas vos pensées, déclare le Seigneur ».    Reconnaissons que nos pensées humaines sont remplies d'égoïsme, de jalousie, tandis que celles de Dieu sont toujours débordantes de sa bonté, de son Amour.

             Si nous voulons trouver Dieu, il faut nous laisser faire par lui qui nous apprend à vivre à la fois avec justice et avec le cœur.

             C’est tout le message de cette parabole et le message de Jésus Christ (Dieu fait Homme par Amour pour nous). 

             Reprenons cette belle profession de foi de saint Paul :

    « Pour moi vivre, c'est le Christ ! » 

             Avec saint Paul, cherchons et trouvons Dieu en Jésus Christ.

             Et la meilleure façon de chercher et de trouver Dieu en Jésus Christ, ce n’est pas choisir une attitude intellectuelle, c’est choisir une attitude fraternelle.

             Jésus Christ nous dit qu’il n’y a pas de premiers ou de derniers dans la recherche de Dieu. Nous trouvons Dieu en faisant le choix de vivre avec justice et avec le cœur.

    Partager via Gmail Yahoo!

    Tags Tags : , , , ,