• Homélie du 27è dimanche du Temps Ordinaire

    Introductions aux lectures

               Lecture 1 : « Combien de temps, … vais-je t’appeler au secours. » Notre foi en Dieu a des hauts et des bas. Mais l’essentiel est de conserver la foi dans la fidélité à Dieu.

     

                Lecture 2 : Réveillons en nous le don de Dieu : « la foi en Jésus-Christ, … grâce à l’Esprit Saint qui habite en nous. »

     

    Homélie :   Evangile : Luc 17, 5-10

                Quel est le contenu de la foi qui nous rassemble.

    Quelle est notre vision de Dieu et, par voie de conséquence, quelle est notre vision de l’homme, de l’être humain ?

    Notre vision de Dieu :

                Les apôtres demandaient à Jésus : « Augmente en nous la foi ! »

                De quelle foi, il s’agit ? Pour quelqu’un qui n’a pas la foi, Dieu peut être imaginé comme le chef suprême qui ne se préoccupe que de son pouvoir sur l’humanité.

    Ou encore, pour quelqu’un qui n’a pas la foi, Dieu peut ne pas exister.

    Or, la foi, si on n’en avait gros comme une graine de moutarde, on ferait des choses formidables.

    Car la foi, c’est croire que Dieu existe ; et qu’il n’est pas une puissance de domination mais une puissance de service.

    Jésus sur la croix, nous révèle Dieu tel qu’il est en vérité. Dieu est le plus grand, dans le service, dans le don de soi-même par amour.

    Parce qu’il est l’Amour, il est le Service.

    C’est ce que les apôtres découvrent auprès de Jésus. Dieu prend le risque de ne pas être compris en Jésus-enfant, en Jésus lavant les pieds de ses apôtres, en Jésus crucifié, en Jésus ressuscité pour nous, et pour nous transmettre sa Vie éternelle.

    Et, aujourd’hui encore, Dieu se rend présent dans les plus petites choses : les plus petits gestes de partage, les plus petits services rendus, il veut se rendre présent dans un peu de pain, dans un peu de vin que nous recevons à la messe ; et ainsi il veut se rendre présent par chacun de nous qui recevons le Corps du Christ et le Sang du Christ.

    « Ce que vous faîtes aux plus petits, c’est à moi que vous le faîtes. »

     

    Si telle est la grandeur de Dieu, dans le service ; cela a des conséquences sur la vision de nous-mêmes, et de l’être humain en général.

    Que voyons-nous autour de nous ? C’est toujours la position de force qui est recherchée en premier. Il y a des dominés et des dominants.

    Et si le dominé devient le dominant, cela ne change rien : il y a toujours un plus fort et un plus faible. L’essentiel est de rester le plus fort le plus longtemps possible.

    Dieu, en Jésus, propose une autre façon de vivre ensemble. Que le dominant accepte de se mettre au service du dominé. Il reste dominant, mais par le sens du service, il n’écrase plus.

    Il s’agit d’une conversion à l’intérieur de soi-même : un changement de cœur … .

    Alors, se rassembler au nom de la foi, c’est retrouver le grand sens du service, dont Dieu lui-même est l’exemple en Jésus. Voici deux citations que j’emprunte à l’éditorial de notre évêque d’Orléans dans la revue « Catho 45 ».

     

    « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » Tout chercheur de Dieu devrait méditer cette parole de Jésus. Certes, tout être humain commence par recevoir : la vie, un corps, une intelligence, le monde qui l’entoure. Et tout baptisé est marqué par la présence de Dieu en lui.

                Mais si nous avons reçu c’est pour donner. »

    L’évêque d’Orléans cite à la fin de son éditorial le pape François qui interpellait ainsi les jeunes à Cracovie : « Voulez-vous être endormis, étourdis, abrutis, confondant le bonheur avec un divan ? »

     

    Non, alors, prenez conscience, avec joie, que « le Seigneur, notre Dieu, veut nos mains pour continuer à construire le monde ! »

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