• Homélie du 24è dimanche du Temps Ordinaire

                    Nous croyons en Dieu qui ne regarde pas les apparences mais le cœur de chacun. Mais, encore plus nous croyons en Dieu qui nous cherche et qui nous cherche sans abandonner ses recherches jusqu’à ce qu’il nous trouve. C’est le message des lectures de ce dimanche.

     

    Introductions aux lectures :

     

    1ère lecture : Moïse obtient le pardon de Dieu.

    2ème lecture : Saint Paul reconnait que la foi en Jésus et en son pardon a changé sa vie.

     

    Homélie :

                Les paraboles ne sont pas que des petites histoires gentillettes utilisées par Jésus.

                Les paraboles sont renversantes, car chacune d’entre elles nous fait comprendre une attitude de Dieu surprenante. Chaque parabole essaye de nous faire comprendre que le Seigneur n’agit pas et ne pense pas comme nous pouvons agir et comme nous pouvons penser.

                Prenons l’exemple de la première parabole que nous avons entendue celle de la brebis perdue.

                En effet, abandonner un troupeau entier dans le désert, pour partir à la recherche d’une seule brebis égarée, ne fait pas partie de notre logique.

                Jésus qui rencontre souvent des bergers avec leur troupeau, le sait bien. C’est un grand risque à prendre que de laisser le troupeau pour aller chercher une brebis perdue.

                Voilà, dans cette parabole, Jésus nous décrit l’attitude surprenante de Dieu le Père, son Père et notre Père des cieux.

                Pour Dieu le Père et donc également pour Jésus, le Fils de Dieu, lorsqu’une brebis est égarée, la retrouver devient une priorité.

                Et le rapport entre 99 brebis restées au pâturage et une seule qui se perd accentue encore la volonté de Dieu d’être proche de chacun de nous.

                J’espère ne pas vous choquer en vous disant que, à un moment ou un autre, nous sommes tous la brebis perdue de la parabole. Chacun de nous est unique aux yeux de Dieu et nous ne sommes pas parfaits,  nous ne sommes pas sans péchés.

                Dans la parabole du fils Prodique (ou encore la parabole du Père et de ses deux fils), nous pouvons parfois nous comparer au jeune fils qui quitte la maison et qui revient ensuite par nécessité. Ou bien, nous pouvons parfois nous comparer au fils aîné qui reste à la maison par intérêt et qui ne comprend pas, et qui est même jaloux, du pardon de son père envers son jeune frère.

                La parabole de la brebis perdue et celle du Père et de ses deux fils, nous interpelle sur nos priorités dans notre famille, dans notre travail, dans nos loisirs, dans les associations, dans notre paroisse, dans nos lieux de vie.

                Est-ce que nous avons le souci de rejoindre là où nous vivons ceux qui s’isolent, ceux qui ne cherchent plus le dialogue ?

                Il est si tentant de rester tranquillement au milieu des mêmes personnes sans chercher à connaître ceux qui sont à côté.

                Regardons l’attitude du berger qui cherche la brebis perdue. Il la cherche jusqu'à ce qu’il la retrouve.

                Nous avons aussi entendu une autre parabole qui dit la même chose : la parabole de la femme  qui a dix pièces d’argent et qui en perd une. Elle remue toute sa maison jusqu’à ce qu’elle la retrouve.

                Hé bien, nous avons là, l’attitude surprenante de Dieu. Il cherche sans cesse à nous rejoindre dans les événements les plus divers. Dans tous les moments de la vie, les moments de joie, d’épreuve, de rencontre, Dieu cherche à nous faire entendre sa présence bienveillante.

                Ce n’est pas si étonnant que ça finalement. Qui d’entre nous n’a pas un jour découvert avec du recul, des signes de la présence de Dieu dans sa vie.

                Oui, le Seigneur ne se contente pas d’attendre notre retour vers lui. Il part à notre rencontre. Mais si Dieu fait les premiers pas vers nous, notamment par son Fils Jésus, cela n’implique pas que nous devons être passifs comme si rien ne dépendait de nous.

                A l’exemple du berger de la parabole, le Seigneur ne se décourage pas de nos insouciances, de nos abandons, de nos lenteurs.

                Nous aussi, nous ne devrions jamais désespérer ni de nous-mêmes, ni des autres. Nous ne devrions jamais baisser les bras dans nos tentatives répétées et nos efforts persévérants, même si c’est difficile.

                Nous ne devrions pas céder à la lassitude quand il s’agit de ramener une personne du péril où elle s’enfonce. Nous ne devrions pas abandonner le dialogue avec, par exemple, un jeune en rupture avec le monde des adultes.

                Nous ne devrions pas nous habituer aux souffrances qui nous entourent.

                A la fin de chaque parabole, c’est la joie qui s’exprime : la brebis perdue est retrouvée, le fils qui était parti est revenu.

                Dans ces paraboles, nous redécouvrons qu’il y a beaucoup de joie dans le cœur de Dieu quand nous revenons vers lui, quand nous prenons conscience de sa présence bienveillante dans nos vies.

                Les textes de la Parole de Dieu de ce dimanche nous invitent à partager  la joie de Dieu qui en nous cherchant, nous retrouve toujours.

     

                « Il faut se réjouir » pour chaque retour vers Dieu qui est toujours possible. 

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