• Homélie du 30è dimanche du Temps Ordinaire

    Introductions aux lectures de la messe :

    Lecture 1 : « Le Seigneur ne fait pas de différence entre les hommes. » Soyons ajustés à Dieu. 

    Lecture 2 : « Le Seigneur m’a assisté. » « Il m’a rempli de force. » « A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »

     

    HOMÉLIE :

                « Peuple de Dieu, marche joyeux, car le Seigneur est avec toi. »

    Voilà ce que nous avons chanté au début de cette Eucharistie pour la mission qui est d’annoncer que Dieu est avec chacun proche ou lointain, croyant ou non croyant : Dieu est avec chacun de  nous. C’est nous qui ne sommes pas toujours ajustés à Lui, à sa présence.

    Nous pensons, en effet, trop souvent que c’est nous qui allons vers Dieu en premier. En fait, ce n’est pas vrai : c’est Dieu qui vient vers nous en premier.

                Rappelons-nous la première et la deuxième lecture de ce dimanche : « Le Seigneur ne fait pas de différence entre les hommes. » « Il m’a rempli de force. »

                En ce dimanche de la mission retrouvons cette grande vérité de la foi : un missionnaire ce n’est pas celui qui impose Dieu aux autres, c’est celui qui ouvre les autres à la découverte de Dieu dans leur vie.

                Dans l’Evangile, deux exemples nous sont donnés : le pharisien et le publicain. Le pharisien compte sur ses mérites pour s’ajuster à Dieu. Tandis que le publicain pense qu’il ne mérite pas que Dieu s’intéresse à lui.

                Or, ce n’est pas une question de mérites : seule compte la foi, la confiance en la volonté du Seigneur d’être présent à tous sans exception.

    Certains autour de nous ou d’autres dans des pays lointains peuvent être proches de Dieu sans avoir les mots pour le dire. Nous pouvons alors avoir un rôle de missionnaire en leur révélant que leur manière de vivre rejoint ce que Dieu veut pour chacun de nous.

    Alors, être missionnaire, c’est aimer le mouvement de Dieu vers nous et en être ensuite témoin.

    Dieu se fait Corps et Sang dans l’Eucharistie chaque dimanche pour nous rejoindre.

    L’Eglise n’est pas autre chose que le Oui à Dieu : Oui, nous croyons que tu es présent au milieu de nous. L’Eglise, avec un grand « E » c’est nous tous qui à  l’exemple de Marie, ososn dire OUI au Seigneur : Oui, nous désirons que tu viennes dans notre vie pour nous aider à  être dans la paix et à ne jamais perdre espoir.

    Ceci est la découverte de la foi. Jésus, Dieu fait homme n’a jamais dit : “Débrouillez-vous pour mériter de me rencontrer”.

                Jésus nous a toujours dit : “Je suis déjà là avec vous. Et je vous donne mon Esprit Saint qui est un esprit de paix, de pardon, d’union, de vérité, d’espérance, de lumière, de joie. »

                Etre missionnaire n’est pas réservé à quelques uns qui partent loin. Nous sommes tous invités à être missionnaires en laissant Jésus agir en nous.

    Eloi Leclerc est un franciscain. Dans son livre "sagesse d'un pauvre", il met dans la bouche de  Saint François d'Assise la réponse à cette question :

                « As-tu déjà réfléchi à ce que c’est qu’évangéliser un homme (être missionnaire) ? Evangéliser un homme (Être missionnaire), vois-tu, c’est dire à un homme : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu’il sente et découvre qu’il y a en lui quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu’il pensait, et qu’il s’éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C’est cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu’en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, sans condescendance, faite de confiance et d’estime profonde.

                Il nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense champ de lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et d’atrocités leur cachent le visage de Dieu. Il ne faut surtout pas qu’en allant vers eux nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs. Nous devons être au milieu d’eux des témoins pacifiés du Tout-Puissant, des hommes sans convoitise et sans mépris, capable de devenir réellement leurs amis. C’est notre amitié qu’ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu’ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus Christ. »

    cf. Eloi Leclerc dans Sagesse d'un pauvre. (Desclée de Brouwer, réédité en  2011. 1ère éd. 1959 aux Editions franciscaines)

                Si c’est  Dieu qui fait le premier pas vers nous : Qu’est-ce que j’attends pour prendre plus souvent le temps de prier avant d’agir ?

                Si c’est  Dieu qui fait le premier pas vers nous : Qu’est-ce que j’attends pour le laisser agir en moi ?

     

                Si c’est  Dieu qui fait le premier pas vers nous : Qu’est-ce que j’attends pour donner aux autres l’envie de découvrir la présence de Dieu en eux ?

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