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Publié par foipromesse

3 tentations qui nous enferment sur nous-même : la tentation du matériel, la tentation du pouvoir sur les autres et la tentation du pouvoir sur Dieu.

3 tentations qui nous enferment sur nous-même : la tentation du matériel, la tentation du pouvoir sur les autres et la tentation du pouvoir sur Dieu.

3 remèdes qui nous guérissent mais qui peuvent aussi refroidir, comme des cendres en nous, si nous ne les pratiquons pas chaque jour : le jeûne, l’aumône (la charité) et la prière.

Homélie à partir de l'évangile sur les tentations vécues par Jésus au désert : (Matthieu 4, 1-11)

« En ce temps-là Jésus fut conduit par l’Esprit pour être tenté par le diable. » 

Jésus le Christ, Dieu fait Homme, est tenté. La tentation fait bien partie de notre humanité : Ce n’est pas une option !

Nous vivons tous avec des pensées, parfois médiocres, tentées par le mal, la division, l’amertume. On en est tous là, faibles face au mal.

Or, avec Jésus Christ, le Tentateur ne peut rien faire. Mais comment est-ce possible ? Est-ce que nous pouvons essayer d’imiter Jésus ?

La première chose à faire, à vivre, comme Jésus, c’est « le désert » ! Pour échapper aux tentations, il faut de la sobriété, du jeûne :

Ne pas avoir peur de se retirer dans le silence, dans une solitude préparée à l’avance. Ainsi le jeûne du bruit prépare à la prière et à la charité (l’aumône).

Et il existe aussi le bruit à l’intérieur de soi-même qui empêche d’accueillir et d’être à l’écoute de notre prochain.

Alors, au début de ce Carême, faisons le choix de nous taire à la fois à l’extérieur et à l’intérieur de nous-même afin de mieux entendre et écouter.

Voilà un exemple de prière et de charité en faisant le choix du jeûne du bruit extérieur et aussi intérieur !

 Vivre le jeûne (le jeûne de nourriture, d’une addiction et aussi le jeûne du bruit) ;

Vivre la charité (l’aumône matérielle et aussi l’aumône de soi-même),

Vivre la prière (la prière de demande et aussi la prière du merci, du pardon, de la foi en la présence aimante de Dieu dans nos cœurs) sont les trois remèdes contre toutes les formes de tentation.

La tentation du matériel

Le tentateur dit à Jésus : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » C’est la tentation de baser toute notre vie sur le matériel. Au quotidien, nous sommes des consommateurs.

Certes, dans le monde, beaucoup n’ont pas encore le minimum vital, mais, notamment en France, notre société a pris un rythme dit « de consommation » sans s’inquiéter ni de l’épuisement de la planète, ni de l’appauvrissement de nos relations, ni de notre vide intérieur grandissant. Il y a un trop-plein matériel…

Ne faudrait-il pas retrouver une certaine modération ? L’Évangile ne cesse de nous y inviter, mais nous sommes aveugles, sourds. Et pourtant il y a une urgence écologique, sociologique, évangélique : « L’Homme ne vit pas seulement de pain… »

Le Carême nous propose un remède : le jeûne. Il s’agit de se désencombrer de tout ce qui, finalement, nous empêche de vivre en vérité avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, avec la création.

La nourriture est un de ces domaines où nous pouvons nous exercer, nous entraîner à la modération matérielle. « Durant le Carême, quitte toujours la table avec une petite faim », suggère le cardinal Danneels.

La question est urgente : restons maître de nos impulsions du moment ; ne mettons pas tout notre désir de vivre dans des choses superficielles ! Et il existe aussi d’autres jeûnes comme le jeûne de la médisance, des mauvaises paroles qui blessent autant la personne qui les dit que la personne qui les reçoit !

La tentation du pouvoir sur les autres

Le diable dit à Jésus : « … si tu te prosternes devant moi… » cela signifie : Si tu acceptes de pactiser avec le mal, si tu es prêt à n’importe quoi pour régner, pour dominer, pour te mettre au centre de tout.

C’est toute la question de nos relations (familiales, professionnelles, amicales, paroissiales…) car nous avons tous une petite parcelle de pouvoir : Sommes-nous respectueux de la liberté des autres ? Ne sommes-nous pas enclins à manipuler notre entourage, à tout faire pour éloigner ceux qui nous gênent ? 

Le Carême nous propose un remède : l’aumône, au sens large du terme.

L’Aumône : donner de soi-même, de son temps, de son nécessaire.

Aimer, en effet, c’est faire de la place à l’autre, ne pas occuper tout le terrain. Jésus, lui, le soir du Jeudi saint, est tout simplement un serviteur qui lave les pieds de ses disciples.

La tentation du pouvoir sur Dieu

Le diable dit à Jésus : « ... les anges de Dieu te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »  

C’est la tentation de ne pas croire ou de se révolter contre Dieu à cause de la souffrance. Certes, la souffrance n’est pas un bien. On ne le répétera jamais assez. Mais souffrir ne nous est pas épargné.

Croire en Dieu n’est pas une assurance tous-risques. Jésus lui-même n’échappera pas à la croix. « Jésus n’est pas venu pour détruire la croix, mais pour s’étendre dessus », nous dit Paul Claudel.

Ce qui permet à Jésus d’aller jusqu’au bout de sa mission, c’est sa relation intime avec Dieu son Père, dans la prière.

Le Carême nous propose un remède : la prière.    La prière est essentielle dans un Carême. Elle est le lieu où nous tissons des liens avec Dieu le Père (Père de Jésus et Notre Père) qui est notre véritable force pour traverser les épreuves.

Voici une petite histoire que j’aime bien raconter : « Il était une fois, un jeune qui s’épuisait à vouloir déplacer une très grosse pierre. « As-tu vraiment utilisé toutes tes forces ? lui demanda son père. – Oui, répondit son jeune fils. – Non, reprit le père, car tu n’as pas demandé mon aide ! »

Prier, c’est utiliser toutes nos forces en demandant la force de Dieu.

3 tentations qui nous enferment sur nous-même : la tentation du matériel, la tentation du pouvoir sur les autres et la tentation du pouvoir sur Dieu.

3 remèdes qui nous guérissent mais qui peuvent aussi refroidir, comme des cendres en nous, si nous ne les pratiquons pas chaque jour : le jeûne, l’aumône (la charité) et la prière.

Si nous voulons que notre Carême soit un temps de joie, de victoire de la foi, de l’espérance, et de l’amour sur le péché, un temps de victoire sur tout ce qui nous éloigne de la force de Dieu :

Alors avec Jésus le Christ, allons au désert (jeûnons), osons donner (de soi-même), et surtout prions (au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit), pour vivre plus de Charité avec soi-même et avec nos prochains. Amen.

Bon Carême !!!

 

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R
MERCI ! BON CARÊME !
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