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Publié par foipromesse

Homélie 5è D Ordinaire

 Homélie :

            L’évangile de ce dimanche, nous rappellent que la Bonne Nouvelle s’adresse tout spécialement aux humbles, aux faibles, aux malades et aussi aux aidants, aux soignants, surtout quand la souffrance et le découragement se font ressentir.

            Et avant l’évangile, la première lecture de ce dimanche, nous a parlé de Job qui a connu de grandes épreuves.

            En entendant cette parole de Job, nous pouvons penser à tous les malades que nous connaissons et peut-être à nous-même si nous sommes éprouvés physiquement et moralement.

            Souvent, on dit à un malade qu’il ne faut pas cesser de prier et c’est vrai, mais parfois la personne éprouvée n’en a pas la force ou ne sait plus prier !

            Alors, prenons conscience que nous ne devons pas nous contenter de prier POUR les malades mais qu’en Eglise nous devons prier AU NOM des malades : Pour cela n’hésitons pas à citer leur prénom ou leur nom dans la prière et Jésus connait leurs besoins personnels et Jésus le Christ peut aussi nous guider dans notre volonté de les accompagner.

            Le psaume 146 de ce dimanche nous permet de recevoir un début de réponse de Dieu à nos prières ! : « Il est bon de fêter notre Dieu, il est beau de chanter sa louange ; il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. »

            Savoir et croire que Dieu nous écoute est déjà une première réponse. Il nous aime tous bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. C’est pour cet amour que le psalmiste nous appelle à célébrer Dieu et à chanter sa louange.

            Ainsi l’évangile de ce dimanche, nous montre des disciples qui intercèdent auprès de Jésus pour la belle-mère de Simon Pierre qui est malade. Elle est au lit avec de la fièvre. “Jésus s’approche d’elle, la saisit par la main et la fait lever."

            La belle-mère de Pierre est guérie, relevée et ainsi est prête à retrouver une attitude de service ! C’est tout ce que Dieu veut pour nous et avec nous : Le Seigneur continue à nous prendre par la main. Il veut nous remettre debout pour que nous puissions retrouver la joie du service.

            Nous pensons en premier aux difficultés de santé physique. Mais il y a aussi nos difficultés de santé, morales et en particulier la fièvre du péché, la fièvre de la rancune, de la jalousie, de l’orgueil, du manque d’humilité, du manque de bienveillance envers soi-même et envers les autres. Croyons le, le Seigneur Jésus Christ ne cesse de nous rejoindre. Il veut nous redonner la santé de l’âme en nous prenant par la main et aussi en venant par la Communion habiter dans notre corps avec ses limites et ses faiblesses.

            Dans l’évangile, il est dit que « Le soir venu, on amène à Jésus de nombreux malades. »

            Faire face à une épreuve de santé comme une maladie physique et morale, ce n’est pas espérer une autre vie —vouloir être autre— mais vivre autrement son existence 

            Si le monde nous dit que l’on peut toujours faire ce que l’on veut ! Ce n’est pas vrai, ce n’est pas la réalité : Pour mieux habiter notre vie, intégrons plutôt, dans la foi et dans l’espérance, tout ce que l’on ne veut pas et que la vie nous fait vivre !

            Le monde voit le temps qui passe avec fatalisme ! Ne tombons pas dans le fatalisme ! Accueillons le temps qui passe comme le lieu de la maturation et de l’espérance !

            Tout cela ne changera pas la maladie, ni le cours des événements, ni les personnes qui nous entourent. Cependant, nos gestes de bienveillance changeront nos relations, redonneront de la dignité d'abord à nous-même et ensuite à ceux qui nous entourent et à ceux que nous rencontrons.

            Ne donnons pas aux événements le pouvoir de nous rendre fiévreux et sans espoir.

            N’attendons pas d’avoir plein de choses, pour partager.

            N’attendons pas d’avoir du temps pour servir.

            N’attendons pas d’avoir réussi pour aider,

            N’attendons pas d’être aimé pour aimer en retour…

            Accueillir l'évangile, la Bonne Nouvelle de la présence de Jésus Christ dans nos vies c’est croire que la vie ne se vit pas dans la peur, dans la défensive, dans la lutte fiévreuse contre les événements. La vie se vit dans la confiance, l’espérance. Voilà la foi qui rend le plus grand et essentiel des services !

            Que nous soyons malades ou bien-portants, nous sommes tous capables de découvrir que le plus grand service que nous pouvons nous apporter c’est oser exister en accueillant ce que nous n’avons pas choisi. C’est, avec la foi et l’espérance, croire en la présence de Jésus Christ en nous-même, en chacun de nous, en chaque personne : Croire que Jésus-Christ en nous, nous prend la main et nous relève.   Amen.

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R
merci et bonne semaine, rj
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