Homélie dimanche de prière pour les défunts
Nous croyons en la résurrection de Jésus. Et à la suite de Jésus Christ, nous vivons dans l’espérance de la vie éternelle qui est déjà commencée en nous sur terre.
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Le 2 novembre, toute l’Eglise se mobilise pour une grande et difficile prière. Une prière pour tous les défunts. Et en priant pour les défunts, l’Eglise prie aussi pour tous ceux qui souffrent du départ d’une personne proche.
En ce lendemain de la Toussaint, nos cimetières ressemblent à des jardins de fleurs. Les fleurs sur les tombes de nos défunts, peuvent être un signe d’espérance et un acte de foi : « Je crois qu’au-delà de la mort terrestre, la vie fleurit pour toujours auprès de Dieu. »
Homélie :
Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été une séparation douloureuse.
Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre le chemin de la vie et de la vie éternelle. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité. La prière nous invite également à réfléchir sur notre vie. La seule chose qui reste et qui demeure c’est notre amour, notre affection, notre amitié.
Dans l’évangile, nous avons entendu Jésus Christ nous dire : « Croyez en moi (Jésus Christ) je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » … « Quand je serai parti vous préparer une place… Je vous emmènerai auprès de moi. » … « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. »
Nous croyons en la résurrection de Jésus. Et à la suite de Jésus Christ, nous vivons dans l’espérance de la vie éternelle qui est déjà commencée en nous sur terre.
L’évangile nous rappelle que toute notre vie nous prépare à passer de ce monde à la maison de Dieu dans le Ciel. Voilà cette bonne nouvelle qui remplit nos cœurs d’espérance : Celui qui croit en Jésus le Christ croit que la mort n’a pas le dernier mot. Désormais notre vie a un sens.
Ce qui compte désormais c’est de suivre Jésus et de lui rester fidèles. Il nous assure que rien ne peut nous séparer de son Amour : « Je suis avec vous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. » Pour le moment, nous sommes en chemin avec des joies et des peines. Et le Seigneur est toujours là pour nous donner la force et le courage de tenir bon jusqu’au bout.
La messe du 2 novembre nous fait penser à ce que nous vivons en Eglise, en paroisse, quand nous célébrons des obsèques. Nous sommes là, auprès d’une famille qui vit une séparation douloureuse. Nous chrétiens, nous voulons que la célébration (avec ou sans messe) soit vraiment soignée. Une équipe de laïcs rencontre la famille et prépare avec elle. Ce sont des laïcs baptisés et formés qui célèbrent le plus souvent car le prêtre n’est pas toujours disponible (il a trop de paroisses en responsabilité).
Pendant une célébration d’obsèques, le cierge pascal est le signe du Christ ressuscité, le signe que la mort est vaincue, que la Lumière l’emporte sur la nuit. La résurrection est vraiment une lumière dans nos vies. Même si la séparation est douloureuse, nous sommes invités à croire et à vivre dans l’Espérance.
Notre foi en la résurrection est liée à notre foi en Dieu qui est Amour et Vie. Il n’est pas le Dieu de la mort, mais celui de la Vie.
Son grand projet c’est de nous faire partager la plénitude de sa Vie et de son Amour. Pour le moment, nous sommes en apprentissage de notre vie de ressuscités. Nous sommes en train de ressusciter un peu plus chaque jour dans l’attente du moment où nous rejoindrons le Seigneur notre Dieu.
La vie humaine est une route, un chemin que nous parcourons.
La Vie éternelle qui nous attend nous la portons en germe en nous.
Cela dépend de nous et de notre foi, que la Vie qui nous attend s’épanouisse peu à peu chaque jour en nous.
Marcher vers la Vie éternelle, c’est chercher à mieux connaître Dieu et à mieux l’aimer par Jésus-Christ.
Nous pouvons réellement confier à Jésus notre propre peur, nos propres souffrances devant la mort.
Et si nous nous révoltons devant la souffrance, devant la fin de la vie sur terre, c’est certainement parce que nous ne sommes pas faits pour la mort, nous sommes faits pour la Vie, et pour la Vie éternelle quand le moment est arrivé.
Cela veut dire que nos défunts sont entrés dans la Vie éternelle et que de là où ils sont, ils continuent à nous aimer : donc nous aussi nous pouvons continuer à les aimer.
Nos défunts peuvent continuer à prier pour nous. Mais, nous aussi, nous prions pour eux.
Dieu, lui-même, est passé par la mort et la résurrection, pour nous montrer qu’il ne permet pas que l’amour s’arrête avec la mort. Dieu ne permet pas que l’amour que nous avons pour quelqu’un s’arrête avec sa mort.
Alors, le 2 novembre, nous prions pour nos défunts, pour leur dire qu’on les aime et que nous croyons que nous les retrouverons auprès de Dieu.
C’est sûr la foi en Dieu est une aide précieuse pour vivre le mieux possible notre vie sur terre, et préparer le mieux possible notre vie dans le ciel.
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