• MESSE DU 2è Dimanche du Temps Ordinaire de l'année A

     

                Lecture 1 : « Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur. »

                Psaume 39

                Lecture 2 : « Que la grâce et la paix soient avec vous. »

     

    Evangile : Jean 1, 29-34

     

                Homélie :

                « Je ne le connaissais pas. » Tel est l’aveu de Jean-Baptiste au sujet de Jésus. « Je ne connaissais pas Jésus » : nous dit-il. Or, Jean-Baptiste n’est-il pas son cousin ?

                Cela veut dire que Jean-Baptiste découvre peu à peu que Jésus n’est pas que son cousin.

                Aujourd’hui encore, les baptisés que nous sommes, découvrons tout au long de notre vie qui est vraiment Jésus. En ce dimanche du temps ordinaire après les fêtes de Noël, de l’Epiphanie et du Baptême du Seigneur, 3 réponses sont apportées à cette question : « Qui est Jésus ? »

    - Jésus est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

    - Jésus est Celui qui existait avant Jean-Baptiste : « Avant moi, Il était. » nous dit Jean-Baptiste.

    - Jésus est « Celui qui baptise dans l’Esprit Saint. »

     

    - « Jésus est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » :

                Quand on pense à un agneau, on pense à la douceur, à la non-violence. Et en plus on nous dit que Jésus serait comparable à un agneau en délivrant le monde du péché ?

                Pour pouvoir enlever le péché, on penserait plutôt à l’image du « loup ». Contemplons ce qui s’est passé en réalité. Jésus est venu prendre sur Lui le péché du monde en portant sa croix et en mourrant sur sa croix. Il n’est pas venu supprimer le mal, il est venu le porter et le prendre sur Lui.               Est-ce que le mal a gagné ? Non, c’est Jésus qui sort vainqueur dans cette confrontation avec le mal, avec la mort. Il est ressuscité. Oui, Jésus est bien comparable à un agneau, à l’agneau de Dieu nelevant le péché du monde, car, au cœur de la plus grande épreuve qui conduit à la mort, il est le plus fort, il est un agneau vainqueur.

     Déjà, avant leur libération du pays d’Egypte, le peuple des Hébreux où ils étaient esclaves, avaient mis du sang d’agneau sur les portes de leur maison. C’était pour eux un signe de reconnaissance de leur volonté de sortir du pays à la suite de Moïse. Tous ceux qui avaient mis ce sang d’agneau sur leur porte ce sont alors rassemblés et ce sont sauvés à travers la mer rouge en suivant Moïse qui était guidé par Dieu.

    Jésus est, maintenant, Lui-même, l’Agneau de la libération de tous nos esclavages. Il est le nouvel Agneau qui est notre signe de reconnaissance et notre sauveur. Nous le chantons à chaque messe, au moment de la fraction du Pain de Vie, de ce Pain devenu son Corps comme Il nous a demandé de le faire en sa Mémoire.

    « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

     

    - Jésus est Celui qui existait avant Jean-Baptiste : « Avant moi, Il était. » nous dit Jean-Baptiste :

    Voilà que Jean-Baptiste a des paroles encore plus difficile à comprendre au sujet de Jésus : « Après moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. »

                Mais, Jean-Baptiste est né 6 mois avant Jésus. En apparence, Jésus ne peut pas avoir existé avant Jean-Baptiste. Mais, il faut dépasser les apparences. En fait, la naissance selon la chair de Jésus, est la concrétisation de la volonté de Dieu de se faire connaître au milieu de nous. Nous le disons bien, depuis toujours, dans le grand Credo : « Jésus est Dieu, né de Dieu, engendré non pas créé, né du Père avant tous les siècles. »

     

    - Jésus est « Celui qui baptise dans l’Esprit Saint. » :

                Jésus, par tout ce qu’Il est, nous plonge dans la réalité de Dieu. Et nous sommes plongés dans la présence de Dieu par le baptême.

                Jean-Baptiste ne donnait qu’un baptême dans l’eau. Lui, Jésus, Agneau de Dieu, né de Dieu avant tout les siècles, baptise dans l’Esprit même de Dieu, dans l’Esprit Saint.

                Avec Jésus, par le Baptême, nous entrons dans la Vie de Dieu, une Vie dans l’Esprit Saint, dans l’Amour avec un grand « A ».

     

                Alors, croyons-nous vraiment, que mieux connaître Jésus c’est mieux connaître Dieu. Croyons que par Jésus, nous sommes introduit dans la réalité de Dieu : « Père, Fils et Saint Esprit. »

                « Qui a vu Jésus, a vu le Seigneur, notre Dieu. »

                « Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie qui nous conduit à Dieu. »

     

                Nous pouvons demander à Marie, la mère de Jésus et notre mère, de nous expliquer tout ce que nous pouvons découvrir de Dieu par Jésus Christ.          

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  •          MESSE DU 3è Dimanche du Temps Ordinaire de l'année A  

     

                Lecture 1 : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. »

                Psaume 26

                Lecture 2 : « Dans l’Eglise du Christ, soyons tous unis. »

     

    Evangile : Matthieu 4, 12-23

                Homélie :

                Au mois de janvier, les jours commencent à s’allonger. La lumière devient peu à peu plus importante par rapport à l’obscurité.

                Il n’est pas étonnant alors, que les textes de ce dimanche insiste sur la lumière.

    Dans la première lecture d’Isaïe et dans l’Evangile, nous avons entendu : « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. »

    Je peux vous dire que j’ai vu cette grande lumière se lever dans les ténèbres quand j’ai rencontré une personne, il y a quelques années, qui s’appelait Hélène.

                Hélène avait 90 ans et était aveugle. Je suis venu chez elle pour préparer les obsèques de sa sœur Marina. Elle m’a reconnu à ma voix et m’a fait entrer dans sa pièce principale. Une fois assise en face de moi, son visage s’est illuminé car elle m’a parlé tout de suite de sa foi et de sa prière quotidienne à Jésus-Christ. Elle m’a dit tout de suite qu’elle désirait, pour sa sœur une célébration d’action de grâce, une Eucharistie. Avec sa sœur qui est maintenant auprès de Dieu, elle voulait dire merci pour tout.

                Et pourtant, la vie n’a pas épargnée ces deux sœurs : les difficultés n’ont pas manqué sur le plan matériel et aussi sur le plan de la santé.

                Hélène vivait dans l’obscurité à cause de ses yeux qui ne voyaient pas. Mais, au fond d’elle-même, elle a la lumière de la foi en Jésus-Christ.

                Quelle est donc cette lumière de la foi en Jésus ?

                Dimanche dernier, dans l’Evangile, Jean-Baptiste nous a dit : Qui est Jésus (Jésus est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; Jésus est le Fils de Dieu ; Jésus apporte le baptême dans l’Esprit Saint).

                Aujourd’hui, l’Evangile nous propose d’aller plus loin dans notre connaissance de Jésus en nous permettant de comparer Jean-Baptiste et Jésus-Christ et ainsi essayons de répondre à la question : Quelle est donc cette lumière de la foi ?

    3 réponses :

                1) Jean apporte un baptême de conversion. Il invite les personnes à se débarrasser du mal qui est en eux. Jean Baptiste encourage à quitter toutes nos obscurités.

                Jésus va plus loin. Jésus invite les personnes à laisser d’abord entrer en eux la lumière de Dieu (qui s’appelle l’Esprit Saint).

    Et c’est grâce à cette lumière, que le mal et l’obscurité pourront être chassés.

    Il y a bien une différence qui est la différence de la foi :

    -        soit nous regardons d’abord nos penchants mauvais, ou le mal

    qui nous atteint et nous essayons de nous en défaire avec nos propres forces.

    -        soit nous faisons le choix de la confiance, de la lumière malgré

    tout pour chasser, avec la lumière de la foi, ce qui noir dans notre vie.

                2) Jean Baptiste parle au nom de Dieu, c’est un prophète. Jésus parle en son nom propre : il est le Fils de Dieu, il parle comme Dieu.

              3) Jean attend que les personnes viennent à lui pour le baptême de conversion et pour leur parler de Dieu.

                Jésus quitte son village de Nazareth. Il n’attend pas que l’on vienne à lui, il passe de villages en villages à la rencontre des gens.

                Et il va passer aussi par Capharnaüm, une grande ville aux mœurs douteuses qui a bien besoin de conversion.

    C’est là que Jésus, contrairement à Jean, ne va pas attendre que les personnes viennent à lui, mais va appeler quatre hommes : Simon-Pierre, Jacques, André et un autre Jean : ce seront ses 4 premiers disciples, ses 4 premiers compagnons.

    Ces 4 hommes ont pourtant un travail, une maison, une famille. Ils ne décident pas de suivre Jésus parce qu’ils n’ont rien d’autres à faire. Ils répondent réellement à un appel. Ils sont attirés par cet Homme Jésus qui n’est pas comme les autres et qui cherche à faire connaître la bonne nouvelle de l’amour de Dieu pour tous sans exceptions.

    Aujourd’hui, Jésus, le Fils de Dieu passe et repasse dans nos vies. Il vient à notre rencontre sans se lasser.

    Alors, comme Hélène de 90 ans, allons-nous répondre à son appel ?

    Quelle place occupe Jésus-Christ dans ma vie de tous les jours ?

    Est-ce que je lui confie très régulièrement toutes mes joies et mes peines ?

    Est-ce que je lui parle dans mon cœur ?

    Est-ce que je l’écoute me parler dans les lectures de la messe ou dans les lectures de chaque jour grâce à notamment mon « Prions en Eglise », mon « Magnificat » ou mon missel ?

    Est- ce que je me tourne vers Jésus-Christ à chaque fois qu’il m’arrive quelque chose de bon, de moins bon ou de pas bon du tout ?

    C’est en vivant, au jour le jour, en sa compagnie que nous apprendrons peu à peu qui il est, et qu’il pourra être pour nous une lumière qui éclaire nos ténèbres ; une lumière qui dissipe nos doutes, nos inquiétudes, nos angoisses.

     

    Et c’est en laissant Jésus-Christ devenir notre ami que nous pourrons transmettre sa lumière à d’autres.

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  • Homélie Présentation du Seigneur

    Dimanche 2 février 2014

     

     

     

                    Quarante jours après la naissance du Seigneur, le 2 février, sa Présentation au Temple de Jérusalem est une fête sous le signe de la lumière, en raison de la parole du vieux Siméon, qui voit dans l'Enfant Jésus « la lumière qui éclaire les nations ». Le mot « Chandeleur » vient précisément de candela : la chandelle.

                    La solennité de ce jour veut nous introduire à l’événement de la rencontre entre Dieu et les hommes. Tout le récit de la présentation de Jésus au Temple nous rappelle cette grande vérité de la foi : c’est Dieu qui vient à notre rencontre en Jésus Christ.

                    Une rencontre qui se passe dans la simplicité d’un regard, d’un sourire de l’enfant Jésus dans les bras de Marie. Dieu et l’homme s’approchent l’un de l’autre.
                    Car c’est bien le Seigneur qui, porté dans les bras de Marie, entre dans son Temple : il est chez lui dans cet édifice ; c’est lui qu’on y adore.

                    Et ce sont deux personnes âgées (Syméon et Anne) qui le reconnaissent là où il se révèle : dans la petitesse et l’humilité d’un enfant.
                    Rencontre déconcertante il est vrai : le Verbe éternel cache sa divinité sous le voile de l’humanité qu’il reçoit de la Vierge Marie, et s’offre à nous comme un petit enfant dans les bras de sa mère, tout aussi dépendant d’elle que nous l’avons tous été. En lui nous sommes invités à reconnaître le Fils de Dieu qui se fait Fils de l’homme.

                    Marie et Joseph viennent au Temple pour accomplir un précepte de la Loi et en même temps, ils présentent aux hommes religieux rassemblés dans le Temple, celui qui vient accomplir tous les préceptes et toutes les lois reçues de Dieu dans le contexte de la première Alliance.

                    Pourtant, ce ne sont pas les prêtres chargés du culte, ni les spécialistes de la Bible, de la Torah qui viennent l’accueillir, mais deux « anawim », ces pauvres que Dieu aime précisément en raison de leur humilité de cœur.

                    C’est parce qu’ils ont le cœur pur - purifié de tout orgueil - qu’ils peuvent « voir Dieu » (Mt 5, 8) et reconnaître la présence du Messie dans l’enfant présenté ce jour-là au Temple.


                    La grande conversion à laquelle nous sommes invités, consiste à nous laisser surprendre par Dieu déconcertant, qui cherche à engager avec nous un dialogue empreint de simplicité, de familiarité.

                    Le principal travail c'est Dieu qui le fait dans le cœur de chacun. La Lumière du monde c'est lui. Comme Siméon, nous pouvons dire : "Mes yeux ont vu ton salut que tu préparais à la face des peuples." L'Ancien Testament nous a révélé un Dieu qui a fait alliance avec son peuple choisi.

                    Avec la venue de Jésus, cette alliance s'élargit : elle n'est pas offerte au seul peuple élu mais à tous les peuples du monde. C'est de cette bonne nouvelle que nous avons tous à témoigner.

                    Plus tard, Jésus dira : "Je suis la Lumière du monde". La lumière ça éclaire et ça fait vivre. Une personne qui vivrait en permanence dans une pièce sombre finirait par tomber malade. Le Christ se présente à nous comme cette lumière qui nous montre le chemin, qui éclaire notre conscience et qui nous fait vivre. C'est cette lumière de Dieu qui nous a été transmise au jour de notre baptême. Et c'est pour cette raison que nous la ranimons le 2 février. 
                    Cette fête d'aujourd'hui peut faire naître en chacun de nous un grand désir de rencontrer Jésus et de nous laisser transformer par la Lumière qui est en lui.

                    Nous le rencontrons dans la liturgie qui nous fait parcourir les étapes de sa vie. Nous le rencontrons aussi dans les sacrements : le baptême qui fait de nous des fils de Dieu, le sacrement du pardon qui nous purifie. Mais par-dessus tout, Jésus vient à nous par l'Eucharistie : "Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi, je demeure en lui." (Jn 6. 56) Nous avons tous besoin de cette rencontre "source et sommet de toute vie chrétienne".


                    Avec Siméon, nous sommes tous invités à prendre l'enfant Jésus dans nos bras pour le contempler et rendre grâce à Dieu. Le Salut qui nous est annoncé en ce jour n'est pas une simple théorie mais quelqu'un. Il est livré entre nos mains de pécheurs. Il attend de nous que nos bras soient grands ouverts pour accueillir son Salut. A la fin de chaque messe, nous sommes envoyés pour le montrer et le communiquer à notre monde. Cette mission nous concerne tous, quel que soit notre âge. Mais la rencontre de Siméon et Anne nous montre l'importance des "seniors" dans la transmission de la foi. Beaucoup d'enfants n'ont entendu parler de Jésus que par leurs grands parents. Nous avons là le visage d'une Église dont le renouvellement repose aussi sur les plus âgés.

                     Nous vivons dans un monde qui est souvent indifférent à la présence de Dieu. Nous te prions Seigneur, envoie ton Esprit Saint : qu'il fasse de nous des témoins de ta Lumière.

                    Les religieux  et les religieuses sont ces témoins de la lumière de Dieu dans le monde et dans nos vies : Ainsi le 2 février est aussi la journée de ceux et celles qui ont fait le choix de la vie consacrée, de la vie religieuse.

     

                    Le dévouement complet des personnes consacrées à Dieu et à leurs frères, leur façon de vivre et d’agir, leur abandon total dans les mains du Christ et de l’Eglise est le message fort et clair de la présence de Dieu. La prière pour le monde et l’écoute des uns et des autres est le grand service que les personnes consacrées rendent à l’Eglise et au monde ».


                    Que cette fête d'aujourd'hui fasse naître en chacun de nous un grand désir de rencontrer Jésus et de nous laisser transformer par la Lumière qu’il nous donne.

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  • Homélie de la messe du 5ème dimanche du Temps Ordinaire 

     

     

                Lecture 1 : Partage, donne de bon cœur et ta lumière sera comme la lumière de midi.

     

                Lecture 2 : « Je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus-Christ. »

     

    Evangile : Mt 5, 13-16

     

                Nous avons tous des goûts et des tempéraments différents. L’un est joyeux, l’autre est organisateur, un autre est précis… .

                Un groupe humain ne fonctionne bien que lorsque chacun accepte les différences de l’autre..

                Jésus, dans l’Evangile, d’aujourd’hui, nous invite à prendre notre place comme chrétiens dans le monde avec nos différences !

                Il va même jusqu’à dire, puisque vous êtes mes disciples, « vous êtes le sel de la terre », « vous êtes la lumière du monde. »

                Quels compliments ? Est-ce que nous en sommes dignes ?

                Le sel n’est pas fait pour rester dans la salière ! La lumière n’est pas faîte pour rester dans l’ampoule !

                La mission du sel est d’être mélangé dans des aliments. Les grains de sel fondent, disparaissent apparemment, pour communiquer à l’aliment leur propre goût. Un pain tout entier est ainsi salé.

                Ainsi pour que les chrétiens exercent la mission que Jésus leur demande, il est important qu’ils soient présents dans le monde et non pas à côté.

                Mais nous sentons-nous vraiment responsable de porter l’Evangile en plein cœur du monde ?

                « Si le sel se dénature, il n’est plus bon à rien… . » Jésus demande à ses disciples d’être anthentiques, de ne pas s’affadir. Un chrétien qui a perdu son goût, se dénature.

                Pour exercer notre mission de chrétiens dans le monde, nous devons apporter une différence.

                Ne nous nous mettons pas à adopter toutes les modes du moment : notamment les modes d’une consommation matérialiste. Allons-nous aussi rester inactifs devant des injustices sociales ?

                Allons-nous glisser dans la non-pratique religieuse, ou dans l’indifférence, puisque beaucoup le font autour de nous ?

                Apportons, au contraire, avec joie, la différence de la Foi, au cœur du monde.

                D’ailleurs, vous l’avez certainement remarqué, l’Eglise est régulièrement questionnée sur de nombreux sujets. Sel ! Lumière ! Il est plus qu’important de l’être et de le rester pour notre monde en quête de points de repères.

                « Que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faîtes de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux Cieux. »

                Nous le savons, nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Nous n’avons pas plus de qualités que les autres. Et ce n’est pas parce que nous essayons de vivre de l’Evangile que nous sommes supérieurs aux autres.

                D’autres qui ne croient pas peuvent également faire beaucoup de bien.

                Mais, alors, quels sont notre sel et notre lumière de chrétiens ?

                C’est agir au cœur du monde en faisant référence à la Foi, à l’Amour, à l’Espérance qui nous sont donnés par Dieu en Jésus.

                Vous avez reconnu les trois grands dons que le Seigneur donne à tous ceux qui croient.

     

    La Foi, l’Amour, et l’Espérance : Voilà le sel et la Lumière dont nous avons besoin, dont le monde a besoin.

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  • Homélie de la messe du 6ème dimanche du Temps Ordinaire 

              Jésus nous parle de la vie en société, de la vie avec les autres.

              Et quand on décide, comme Sandrine de demander le baptême, d’entrer en Eglise, on découvre la manière de vivre des chrétiens.

     

              Aujourd’hui, Jésus nous parle de la manière de vivre des chrétiens.

     

              En croyant en Jésus, en entrant dans la famille chrétienne, on découvre qu’il y a la Loi, les Commandements et qu’il y a une belle manière de vivre les grands principes de la Loi.

     

              Ainsi, reprenons les trois exemples que l’Evangile nous donne aujourd’hui :

     

              1er exemple – « Il a été dit comme principe, comme grand commandement : Tu ne tueras pas. Et Jésus nous dit quelque chose de nouveau, une grande valeur : éviter la colère contre quelqu’un. »

              Cela peut nous sembler exagéré : se mettre en colère ce n’est quand même pas aller jusqu’au meurtre.

              Mais, si on réfléchit un peu, nous pouvons nous apercevoir que le meurtre est l’extrémité d’un conflit qui se dégrade.

              Alors lorsque monte la colère, celle-ci peut hélas être le début d’un processus qui peut aller jusqu’à vouloir ignorer l’autre, ou le tuer.

              Donc Jésus n’exagère pas car le but de la Loi c’est de chercher à vivre le plus possible en paix avec les autres.

     

              2ème exemple – « Il a été dit comme principe, comme grand commandement : Tu ne commettras pas d’adultère. Et Jésus nous dit quelque chose de nouveau, une grande valeur : quand on est déjà engagé pour la vie avec quelqu’un, éviter de regarder une autre personne en la désirant.

              Cela peut nous sembler exagéré : comment peut-on dire que regarder une personne et a désirer, c’est commettre l’adultère dans son cœur ?

              Mais, si on réfléchit un peu, nous pouvons nous apercevoir que ce qui est en cause c’est le désir dans le regard. Le désir modifie le regard.

              Donc Jésus n’exagère pas car le but de la Loi c’est de vivre dans le respect de chacun.

     

              3ème exemple – «  Il a été dit comme principe, comme grand commandement : Tu ne feras pas de faux serments. Et Jésus nous dit quelque chose de nouveau, une grande valeur : que ton oui soit un vrai oui, et que ton non soit un vrai non.

              Cela peut nous sembler exagéré : normalement on fait ce que l’on dit sinon à quoi ça sert de le dire.

              Mais si on réfléchit un peu, nous nous apercevons qu’en réalité nous n’agissons pas forcément comme on l’a dit, comme on l’a promis.

              Ce qui est en cause, c’est bien la vie sociale, la vie avec les autres. Quand la parole donnée à quelqu’un n’est plus crédible, il n’y a plus de confiance. Et sans confiance, la vie avec l’autre devient très difficile.

              Donc, Jésus n’exagère pas car, par ce troisième exemple, il nous montre bien que le but de toute Loi c’est de vivre en cherchant avec les autres, la paix, le respect et la confiance. « Que votre oui soit oui, que votre non soit non.

     

              Aujourd’hui, Jésus nous parle de la belle manière de vivre des chrétiens.

     

              Cette belle manière de vivre des chrétiens, nous pouvons la résumer en trois mots : la paix, le respect et la confiance.

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  • Messe du 7e dimanche du temps ordinaire

    Homélie

     

     « Vous donc, soyez parfait, comme votre Père céleste est parfait »  

       

         Notre Évangile d’aujourd’hui est très exigeant, étant donné qu’il nous invite à aimer notre prochain comme Dieu l’aime.

         Jésus nous rappelle qu’il n’y a pas d’autre moyen que l’amour authentique pour transformer l’Homme. Il nous invite donc à aimer nos ennemis, en nous rappelant que l’Amour est plus puissant que la haine et que l’Amour est donc capable de transformer le loup en agneau, alors que la haine et la vengeance ont comme seul pouvoir de détruire et d’abîmer l’homme.

     

         On le sait, on a souvent tendance à penser que la violence permet de se soulager.

         C’est pour cette raison que, lorsqu’on est agressé, on agresse, lorsqu’on est insulté, on insulte, lorsqu’on nous déteste, on déteste, etc. Eh bien !

         Le Seigneur Jésus, nous dit de faire exactement le contraire.

         En effet, comment Jésus a-t-il transformé Zachée, qui était un voleur, ou le bon Larron, qui était probablement un criminel ?

         Comment Jésus a t’il réussit à bouleverser ces cœurs malades et agressifs ?

         Eh bien, il les a sauvés, guéris en les aimant le premier. Jésus fait le choix de l’amour divin pour détruire le mal qui se trouve dans le cœur de l’homme.

     

         En d’autres termes, Dieu n’a pas attendu que l’homme soit parfait pour l’aimer, mais il l’a aimé pour qu’il devienne parfait,  et c’est pour cela, qu’aujourd’hui, il nous commande de faire de même.

     

         Alors, lorsque Jésus nous demande de faire de même, c'est-à-dire d’aimer à notre tour nos ennemis, on pourrait se poser la question suivante :

         Jésus ne nous demande-t-il pas quelque chose d’impossible ?

         Eh bien, la réponse à cette question est également dans la bouche de Jésus :

         « Pour vous, c’est impossible, mais pour Dieu, rien n’est impossible !  »

     

         Par cette Parole :

    « mais pour Dieu rien n’est impossible  », Jésus nous indique que Dieu est capable par son Amour, de fortifier et de transformer le cœur de l’homme, et de lui faire faire des choses qu’il croyait impossibles.

     

         Aujourd’hui, nous perdons de nombreuses batailles et d’énergie à cause de notre tendance à agir uniquement avec nos propres forces, sans mettre le Seigneur dans le coup…

     

         C’est très important de comprendre cela : nos manques de patience, nos manques d’amour, nos indifférences face à notre prochain, ou encore nos désespoirs existent parce que nous ne croyons pas suffisamment en l’Amour de Dieu présent en nous.

     

         Avec l’Evangile de ce dimanche on peut comprendre alors que ce qui rend un homme ou une femme capables d’aimer, c’est à la fois un savoir-vivre, mais aussi et principalement, une vie branchée sur Dieu .

     

         Pour cela, il suffit de regarder les saints comme par exemple sainte Thérèse de Lisieux, saint Vincent de Paul, pour se rendre compte qu’ils faisaient grandir en eux l’amour de Dieu pour eux et pour ceux qu’ils rencontraient, en étant d’abord de grands priants.

     

         Mère Teresa dira à ce sujet : « Si vous voulez vraiment grandir en amour, revenez à la prière, revenez à l’adoration Eucharistique . »

         La prière est le moyen qui nous est offert par Dieu, pour puiser en son cœur, des forces nouvelles.

     

         Pour terminer, on peut encore dire que l’Évangile d’aujourd’hui nous enseigne que plus on aime Dieu et plus on sera capable d’aimer, et d’aimer jusqu’à nos ennemis :           « Si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens, c'est-à-dire ceux qui vivent sans Dieu, n’en font-ils pas autant ?

         Vous donc, chrétiens, soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » 

     

     

         Croyons que l’amour de Dieu est plus fort que la haine, que nos égoïsmes. Alors, soyons des êtres branchés sur Dieu, en étant branchés sur Jésus-Christ, car sans lui nous ne pourrons pas aimer à sa mesure.

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  • Homélie de la messe du 8e dimanche dans l'année année A

    Evangile Mt 6, 24-34

     

    Homélie :

              Une lecture rapide de l'évangile d'aujourd'hui nous induirait en erreur. Jésus aurait-il condamné l'argent? Aurait-il invité à la paresse ? Aurait-il conseillé de ne pas prévoir et gérer les dépenses de son budget ? Non, bien évidemment. 

              « Aucun homme ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l'Argent...» Voilà la clé qui ouvre le sens de cet évangile.

              Jésus ne condamne pas le fait d’avoir de l'argent mais bien « de servir l'argent ». Lui qui, à Nazareth, avait travaillé comme charpentier, lui qui a reproché au mauvais serviteur de ne pas avoir fait fructifier son argent à la banque dans la parabole des talents, ne condamne pas l’usage de l’argent mais condamne le risque de ne penser qu’à l’argent.

               « Le Seigneur est mon appui : il m’a dégagé, m’a donné du large, il m’a libéré, car il m’aime ». L’Evangile, la Parole de Jésus veut nous libérer de nos esclavages.
              Jésus choisit aujourd’hui, pour exemple d’esclavage : notre relation à l’argent.

              L’argent est nécessaire comme moyen d’échange de biens et de services, mais il est dangereux quand il devient un but, un objectif de chaque jour, on peut alors le comparer à une idole.

              Dans cette quête unique de l’argent pour l’argent, Jésus nous dit que nous pouvons nous enfermés dans nos peurs : peur de l’avenir, peur de l’autre, peur de la maladie, peur des imprévus, peur des revers de fortune ; aussi nous sommes alors dans la recherche de sécurité, d’assurances en tous genres, en pensant que l’argent nous protège de tous les aléas de la vie.

              Souvenons-nous de cet autre passage d’Evangile qui nous parle d’un propriétaire dont les terres avaient beaucoup rapporté et qui se disait : « Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Hé bien maintenant, repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.

              Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?” ». Et Jésus de conclure : « Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu » (Lc 12, 16-21). Heureux celui qui peut dire avec le Psalmiste : « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui : lui seul est mon salut, la citadelle qui me rend inébranlable » (Ps 61) ; il ne sera pas déçu, car il a mis dans le Très-Haut son espérance. Cela ne signifie pas qu’il sera à l’abri des épreuves, mais celles-ci vérifieront la qualité de sa foi, de sa confiance en Dieu.

              Saint Jacques dans sa lettre nous dit aussi : « Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que l'épreuve vérifie la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien » (Jc 1, 2-4).
              Le Seigneur ne nous demande pas de nous retirer du monde pour bannir tout usage de « l’argent trompeur » (Lc 16, 9). Ce que Jésus récuse, c’est de servir l’argent et de lui être asservi, au lieu de nous servir de l’argent pour faire le bien.        Notre relation à l’argent - comme toutes nos relations d’ailleurs - doit être ajustée à la Révélation du vrai visage de Dieu : « Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin ».       Notre-Seigneur veut nous conduire de l’état d’esclave de l’argent trompeur, à celui de fils et de filles dans la maison de Notre Père.

              C’est donc une double idolâtrie que Jésus dénonce, l’une entraînant probablement l’autre : l’idolâtrie d’un Dieu lointain qui fait peur ; et l’idolâtrie de l’Argent.

              Telle est l’attitude de ceux qui ignorent le vrai visage de Dieu en Jésus Christ.

              Ceux qui se savent enfants du Père, travaillent certes, et participent au bien commun ; mais ils le font dans la liberté filiale, c’est-à-dire dans la certitude que Dieu est avec eux dans leur effort comme dans leur repos, dans leurs succès comme dans leurs échecs.

              De maître, l’argent, devient alors serviteur pour le croyant. Son souci n’est plus de sauvegarder sa vie à n’importe quel prix, car il croit qu’il la reçoit la vie à chaque instant de Dieu le Père comme un don d’amour.

              Ainsi le croyant travaille en ne pensant pas qu’à lui-même mais en pensant à chacun.

              « Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création - les oiseaux du ciel et les lys de la terre - proclament ta louange ; car c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus-Christ Notre-Seigneur, avec la puissance de l’Esprit Saint” (Pr. Euchar. n° 3).

     

              Donne-moi Seigneur, assez de confiance pour te confier chaque jour ma vie, mes prières, la vie et les prières de chacun ici rassemblé. Donne-nous Seigneur assez de confiance pour être dans la joie de vivre dans la foi et dans la confiance malgré tout, en faisant de l'argent non pas un maître mais un serviteur.

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  • Accueil : En ce temps de Carême, soyons encore plus attentifs à ce que Dieu nous dit dans sa        

                 Parole. 

                Pendant le Carême, laisserons-nous le Seigneur nous transformer, nous apprendre à aimer comme Lui nous aime ?

     

                Homélie du 1er dimanche de Carême :

                Qu’est-ce que le carême ? Ce n’est pas un temps où il faut être tristes. Au contraire c’est un temps qui nous est donné par l’Eglise pour retrouver une relation plus juste avec Dieu avec les autres et aussi avec la nature. C’est un temps qui devrait être plein d’espérance.

    Avec le Seigneur, tout au long du Carême qui commence, c’est-à-dire pendant 40 jours, je vous propose de réveiller votre vie. Je vous propose de rallumer vos cendres au soleil de Pâques, de la mort et de la Résurrection de Jésus, Dieu fait homme par amour pour nous, par amour pour la vie.

                Si nous le voulons, Jésus peut être un guide dans la vie.

                Ce guide est à côté de nous, est avec nous tous les jours de notre vie :

                Il partage notre vie jusqu’au bout, jusqu’à la passion sur la croix.

                Et l’Evangile des tentations de ce 1er dimanche de Carême nous montre bien que Jésus est un guide pour nous.

                Tout d’abord, Jésus est poussé dans le désert par l’Esprit, par son Amour pour nous.

                C’est par amour, qu’il accepte de vivre les limites de notre condition humaine : Lui qui est Dieu, accepte de vivre pendant quarante jours et quarante nuits dans le désert en connaissant la faim, la solitude, le silence.

                (On pourrait se dire, il fait cela pour nous impressionner. en fait, il peut le faire, puisqu’il est Fils de Dieu, Il peut faire semblant d’avoir faim, faire semblant d’être seul.)

                (Non,) Jésus ne fait pas semblant dans le désert. Il a vraiment faim. La preuve, Il est tenté de transformer les pierres en pain. Quelqu’un qui a vraiment faim, est tenté de faire l’impossible pour manger : c’est l’instinct de survie. Jésus va avoir faim jusqu’à se laisser tenter. Devant la tentation, comment va t-il réagir ? Remarquons la réponse de Jésus. Il ne parle pas de Lui, Il parle de nous : “ Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre. “

                Jésus, dans le désert, se met par Amour à la place de l’homme, à notre place. Ce n’est pas pour Lui-même, qu’il est dans le désert mais bien pour nous.

                Posons-nous la question pendant ce Carême : quelle est ma relation avec la nature. Est-ce que je n’ai pas tendance à me laisser tenter au gaspillage ? Quels efforts je pourrais faire pour respecter un peu plus la nature qui m’entoure ?

              Le Carême nous propose un remède : le jeûne. Il s’agit de se désencombrer de tout ce qui, finalement, nous empêche de vivre en vérité. Et il s’agit de ne pas vivre que pour la consommation matérielle.

          Mais aussi, au cours des repas nous pouvons par exemple faire le jeûne de la télé pour mieux échanger autour de la table. Et nous pourrions également par exemple quitter la table en ayant encore une petite faim.          

                Et ce n’est pas tout. Il va connaître deux autres tentations qui sont bien humaines elles aussi.

                - La tentation du pouvoir. La tentation de dominer les autres rien que pour soi-même, pour ne plus manquer de rien. Les autres deviennent nos esclaves.

                Remarquons la réponse de Jésus. Il ne parle pas que de Lui, Il parle de nous en utilisant le mot “ Tu “ : “ Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu adoreras. “

                Quelle est ma relation avec les autres ? Quel est mon comportement en famille, au travail, avec les voisins … ?

                Qu’est-ce que je pourrais améliorer pour être plus à l’écoute des autres ?

          Ici, le remède c’est l’aumône, au sens large du terme : donner de soi-même, de son temps, de son nécessaire. Aimer, en effet, c’est faire de la place à l’autre, ne pas occuper tout le terrain. Jésus, lui, le soir du Jeudi saint, se fera tout simplement serviteur, lavant les pieds de ses disciples.  

                - La troisième tentation est bien humaine, elle aussi.

    Après la tentation de domination des autres, c’est la tentation de dominer Dieu lui-même. En effet, ce serait bien si nous pouvions faire de Dieu tout ce que l’on voudrait. Ah, si seulement Dieu pouvait faire ceci ou cela rien que pour moi.

                Remarquons la réponse de Jésus. Encore une fois, Il ne parle pas que de Lui, Il parle de nous en utilisant le mot “ Tu “ : “ Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. “

                Quelle est ma relation avec Dieu ? Est-ce que je prends du temps pour prier régulièrement ? Est-ce que Jésus est vraiment un guide dans ma vie ?    

          Alors, le remède : c’est la prière pour retrouver une plus juste relation avec Dieu.

          La prière est essentielle dans un Carême. Elle est l’écoute d’une autre voix que la nôtre.

          Elle est le lieu où nous tissons des liens avec celui qui est notre véritable force pour traverser les épreuves.

          Il était une fois un enfant qui s’épuisait à vouloir déplacer une très grosse pierre. « As-tu vraiment utilisé toutes tes forces? lui demanda son père. – Oui, répondit l’enfant. – Non, reprit le père, car tu n’as pas demandé mon aide ! »

          Prier, c’est utiliser toutes nos forces, en utilisant la force de notre filiation avec Dieu le Père.

     

                Trois tentations : vouloir dominer la nature, dominer les autres, dominer Dieu.

                Tout au long de ce Carême, retrouvons une juste place par rapport à la nature, aux autres et par rapport à Dieu.

                Pour cela trois moyens nous sont proposés :

    Le jeûne, le partage et la prière.

    Le Jeûne (ce n’est pas seulement ne pas prendre un repas, le jeûne c’est également diminuer les nourritures superflues).

                Alors, je pourrais peut-être partager, être solidaires de ceux qui ont moins que moi.

                Je pourrais peut-être aussi retrouver une plus juste relation avec la nature, avec les autres et avec Dieu par la prière.

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    Homélie du 2ème dimanche de Carême

     

    Accueil : En ce temps de Carême, soyons encore plus attentifs à ce que Dieu nous dit dans sa Parole. Puis : Introduction de Prions en Eglise.

                 Lecture 1 : “ Dieu vient à la rencontre d’Abraham. Et ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abraham en ces termes : “ Tu deviendras une bénédiction… . En toi seront bénies toutes les familles de la terre. ”

                Lecture 2 : Dieu, en Jésus Christ, vient à la rencontre de tous les hommes. “Il nous dit que nous sommes ses bien-aimés. ”

     

                Homélie :

                 « Tu deviendras une bénédiction… . En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » : dit le Seigneur au vieil Abraham, dans la première lecture de ce 2ème dimanche de Carême.
             Et dans la 2ème lecture, nous avons entendu : Nous sommes les bien-aimés de Dieu et cela est visible en Jésus-Christ. Tout au long de notre chemin de Carême, laissons-nous transfigurés par Dieu qui marche avec nous en Jésus le Christ.

                    Jésus et trois de ses disciples, trois de ses amis, montent sur une montagne. Ses trois disciples sont Pierre, Jacques et Jean. Nous pouvons deviner leur surprise : Où nous emmène-t’il? Que va-t’il se passer ?

                Jésus a sûrement des confidences à leur faire.

                    Et voilà qu’au sommet de la montagne, il se passe une chose extraordinaire. Jésus Christ, qui est à la fois Homme et Dieu, laisse voir sa divinité dans toute sa splendeur : il est transfiguré. L’homme Jésus montre qu’il est vraiment Dieu : il ne triche pas; il est vraiment Dieu fait Homme au milieu de nous.

                    Il apparaît différemment. Pierre, Jacques et Jean découvre Jésus autrement. Ils pensaient sûrement tout savoir sur Lui. Hé bien, ce jour-là, ils découvrent un autre aspect de Jésus.

                Jésus est vraiment Dieu, le même Dieu qui a déjà parlé à Elie et à Moïse. Et une voix se fait entendre, c’est la voix de Dieu Père : “ Celui est mon Fils, écoutez-le. “

                    Je suis sûr que nous aussi nous avons eu et nous aurons encore des moments extraordinaires avec Dieu. Et si nous n’avons pas encore eu ces moments de rencontre intime avec le Seigneur : faisons silence, essayons de mieux connaître Dieu et alors nous pouvons nous apercevoir que Dieu est juste à côté de nous et en nous.

                    Un jour, vous avez peut-être ressenti que Dieu était présent. Un jour vous l’avez peut-être entendu vous dire au fond de votre coeur : tu sais, je suis avec toi, et je t’aime.

                Vous avez peut-être fait l’expérience de la rencontre de Dieu au moment d’une célébration : pendant un baptême, pendant votre 1ère communion, pendant votre mariage, pendant une messe, pendant une prière que vous avez faîtes... .

                Il existe beaucoup de moyens pour rencontrer Dieu, Dieu fait Homme en Jésus.

                     N’oublions pas que ce n’est pas nous qui avons fait le premier pas. Ce n’est pas l’homme qui a fait le premier pas vers Dieu.

                Dieu est venu parler à Abraham, puis à Moïse, puis à Elie, puis à David, puis à Marie, puis il a fait mieux que parler, il s’est montré tel qu’il est en Jésus.

                    En fait, que se passe-t-il entre Dieu et nous ? Ce qui se passe en réalité c’est que ce n’est pas nous qui rencontrons Dieu. C’est Dieu qui vient à notre rencontre depuis toujours et il continuera à nous rencontrer tous les jours de notre vie.

                Certains d’entre nous vont découvrir Dieu dans leur enfance, d’autre à l’âge adulte, d’autres à l’approche de la mort.                      

                Mais, tous nous sommes capables de découvrir Dieu qui vient nous rencontrer.

                     Pourquoi j’insiste autant sur la rencontre ?

                Parce que notre vie est faîte de rencontres et même assez souvent de rencontres imprévues.

                Pierre, Jacques et Jean sont montés sur une montagne avec leur ami Jésus. Tous les quatre, ils se connaissaient depuis longtemps. Ce jour-là, sur la montagne, Pierre Jacques et Jean sont surpris par leur ami Jésus. Ils le rencontraient différemment.

                    Nous aussi, nous pouvons être surpris par des personnes que nous pensons connaître par-cœur. Tiens, c’est curieux, je n’avais pas remarqué qu’il était comme ça, ou qu’elle était comme ça.

                     En ce temps de Carême, rencontrons de nouveau ceux que nous connaissons plus que bien, et nous pourrions faire des découvertes.

                Rencontrons de nouveau le Seigneur en Jésus, et nous pourrions faire des découvertes.

                Ou bien, laissons Dieu nous rencontrer en Jésus, et nous ferons des découvertes.

                

                     Je terminerai en reprenant avec vous le signe de la croix. En faisant sur nous le signe de la croix, c’est vraiment le Seigneur qui vient à notre rencontre.

                Nous disons “Au nom du Père” : C’est Dieu qui comme un Père, nous a confié le monde et la vie. Il nous a donné la responsabilité du monde.

                Puis nous disons “Et du Fils” : C’est Dieu qui vient nous rencontrer dans notre vie de tous les jours et en particulier à la messe dans son Corps et son Sang.

                Puis nous disons “Et du Saint Esprit” : C’est Dieu qui, en nous rencontrant, nous fait les cadeaux de la sagesse, de la force, de la patience, de l’espérance, de la confiance, de la foi, de l’amour.

                     Et, alors, n’ayons pas peur de répondre un grand Amen, un grand Oui, comme Marie, mère de Jésus et notre mère, l’a déjà fait pour nous.

            

                  Nous sommes les bien-aimés de Dieu et cela est visible en Jésus-Christ. Tout au long de notre chemin de Carême, laissons-nous transfigurés par Dieu qui marche avec nous en Jésus le Christ.

             A chaque signe de croix que nous pouvons faire en début de journée, pendant la journée ou avant de dormir, c’est le Seigneur trois fois saint, par ses trois présences qui vient nous rencontrer et nous transfigurer en nous faisant goûter sa présence dans notre quotidien.

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  •            Homélie du 3ème dimanche de Carême

     

    Introductions aux lectures :

                L 1 : Le peuple libéré de l’esclavage en Egypte sous la conduite de Moïse, souffre de la soif dans le désert. Le Seigneur fit sortir d’un rocher, de l’eau.

                L 2 : « L’Esprit Saint répand en nos cœurs l’amour de Dieu. Et la preuve de cet amour, c’est que le Christ est mort pour nous. »

     

    Évangile de Jn 4, 5-42

                L’Evangile de ce 3è dimanche de Carême, est une catéchèse, c’est à dire un chemin de Foi.

           Beaucoup de personnes ont dit après l’événement de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine :

    « Nous croyons maintenant, et nous savons que Jésus est le sauveur. »

                Pour en arriver à cette affirmation de la Foi : il s’est passé quelque chose.

    Au départ, ils ne croient pas et après ils croient.

                Que s’est-il donc passé ?

                Au début, rien d’extraordinaire pourtant, une femme de la région de Samarie (qu’on appelle aussi une Samaritaine) a besoin d’eau et vient en chercher à un puits.

                Arrive Jésus, qui, au début, n’est pour la femme qu’un homme simple.

                Or, Jésus est un homme étranger pour la femme et il lui demande à boire. Premier étonnement.

                « Comment ! Toi que je ne connais pas, et qui n’est pas de Samarie, tu me demandes à boire, à moi une Samaritaine ? »

                Puis,  la Samaritaine devine peu à peu qui est, celui qui lui a demandé à boire.

                Jésus lui dit : « Si tu connaissais celui qui te demande à boire, c’est toi qui lui aurais demandé de l’eau. »

                Deuxième étonnement. Jésus n’a rien pour puiser l’eau du puit, et il peut pourtant combler la soif.

                Quelle est cette eau ?

                Et Jésus lui révèle qui il est : « Je suis le Messie qu’on appelle Christ. »

                Alors, l’eau proposée par Jésus, c’est l’eau qui vient de Dieu !!!

                C’est une eau vive, c’est-à-dire une eau qui vient faire la vérité en nous.

                Et c’est là que commence la catéchèse : un mot qui veut dire s’ouvrir à la Vérité.

                Vérité par rapport à Dieu : « Si tu savais le don de Dieu ». En effet, si nous pouvons connaître Dieu, c’est parce que Lui se fait connaître, vient à notre rencontre.

    C’est Lui qui depuis toujours fait le premier pas vers nous. Dieu se révèle et se donne lui-même pour étancher notre soif de vérité par rapport à ce qui nous dépasse. Nous pouvons tous faire l’expérience de Dieu, par la rencontre de Jésus.

                (Et voilà bien le premier étonnement) dans la rencontre de Jésus avec la Samaritaine. En demandant à boire, Jésus veut dire deux choses (Evidemment qu’il a soif physiquement. Mais surtout qu’il a soif de dire qui il est vraiment. Il demande à la Samaritaine et à chacun de nous notre attention.)

                Jésus nous demande notre attention dans : la prière, les célébrations, les engagements auprès des autres (par exemple : engagements dans les paroisses, engagements caritatifs…).

                Vérité par rapport à nous, à notre vie : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, … ».

    (Deuxième étonnement.) Jésus n’a rien pour puiser l’eau du puit, et il peut pourtant combler la soif. Quelle est cette eau ?

    L’eau de la vérité par rapport à notre vie. Est-ce que je suis sur un chemin de bonheur et de sérénité pour moi et pour tous ceux qui vivent à côté de moi ?

    Ce n’était pas le cas de la Samaritaine qui avait eu déjà 5 maris. C’est la première fois que quelqu’un lui révélait qu’elle n’était pas forcément sur un chemin de bonheur et de sérénité.

    Elle va le dire plus tard aux gens de son village : « Venez voir quelqu’un qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; (quelqu’un qui m’a parlé en vérité.) »

    Vérité par rapport à Dieu, vérité par rapport à nous, à notre vie :

                Voilà ce qui nous est proposé en ce 3è dimanche du Carême à nous qui avons reçu l’eau vive du baptême.

                Pendant ce Carême 2014, acceptons de nous laisser questionner par Jésus : Qu’est-ce que j’ai fait du baptême que j’ai reçu ? Quelle est ma relation avec Dieu ? Qui est Jésus pour moi ? Est-ce que je suis sur un chemin de bonheur et de sérénité pour moi et pour tous ceux qui vivent à côté de moi ?

                La rencontre entre Jésus et la Samaritaine que je vous invite à relire chez vous, est bien un Evangile de catéchèse, d’ouverture à la Vérité.

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