•  Homélie du 19è dimanche du Temps Ordinaire

    Homélie après la lecture de l'Évangile de Jn 6,41-51 :

    Sur le thème de la nourriture et du pain, la sagesse populaire a inventé des dictons qui sont des évidences :

    - Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.

    - Mange bien pour grandir.

    - Un sac vide ne tient pas debout (un estomac vide ne permet pas de travailler).

    - Le pain (qui est symbole de nourriture), c’est sacré ! Dans beaucoup de famille, nous avons connu ou connaissons encore cette coutume de faire le signe de croix sur le pain avant de l’entamer.

    Le pain est une réalité humaine qui représente à la fois les fruits de la terre et le travail des hommes. La nourriture symbolisée par le pain est signe de vie. Ainsi, dans la Bible et dans l’Evangile, le pain est omniprésent jusqu’à devenir avec Jésus, son Corps, sa propre Vie qui nous est donnée pour toujours, éternellement.

    En ce mois d’août, alors que la moisson est terminée l’Eglise nous invite à retrouver le sens du pain comme moyen utilisé par le Seigneur pour nous donner sa Vie éternelle.

    Et le Seigneur nous donne sa Vie au cours de la messe, de l’Eucharistie.

    Et si, un jour, quelqu’un vous demandait de lui expliquer la messe : Quelle serait votre réponse ?

    Et si, un jour, quelqu’un venait vous voir pour vous dire : “Moi, je ne comprend rien à la messe, expliquez-moi. “

    Comment répondre à cette question ?

    Ou encore, peut-être que personne ne vous a posé cette question.

    Alors, si vous voulez bien, demandons-nous ce qu’est la messe pour nous ?

    Dans l’Évangile de ce dimanche, nous avons justement la réponse à la question.

    La messe, c’est : le pain, la nourriture descendue du ciel.

    La messe, c’est : l’enseignement de Dieu.

    Le pain du ciel et l’enseignement de Dieu porte un nom : Jésus-Christ.

    1- La messe, c’est : le pain, la nourriture descendu du ciel.

    Vous vous rendez compte la surprise des Juifs quand Jésus leur a dit : “Je suis le pain descendu du ciel”. Ils se sont moqués de lui.

    Jésus, cet habitant de Nazareth, fils de charpentier, serait aussi en relation directe avec Dieu.

    Comment comprendre que Dieu puisse être aussi proche des hommes ?

    Apparemment, ce n’est pas possible, Dieu est beaucoup trop grand, beaucoup trop dans le ciel. Entre le ciel et la terre, il y a un fossé que l’on ne peut pas franchir.

    Et pourtant, et pourtant, le Seigneur a comblé ce fossé entre le ciel et la terre, car il s’est fait Homme en Jésus. “Jésus est le pain descendu du ciel”.

    Jésus est plus qu’un Homme, il est le Fils de Dieu. Il est vrai Homme et vrai Dieu comme nous le disons dans le grand Credo.

    Rappelons-nous, le Seigneur est passé par le “Oui” de Marie.

    Et ainsi il est passé par la crèche. Puis, il est passé par la mort et la mort sur une croix.

    Il est passé sur terre pour mieux rejoindre les hommes.

    Désormais, depuis plus de 2000 ans, depuis la venue de Jésus, il y a un pont entre Dieu et nous.

    Et ce pont c’est le Seigneur lui-même qui l’a voulu et qui l’a construit pour nous.

    Alors, la messe est ce moment formidable où Jésus rempli son rôle de pontife, celui qui fait le pont entre le ciel et la terre pour nous donner "le pain du ciel".

    2- La messe, c’est : l’enseignement de Dieu.

    À la messe, sur ce pont entre le ciel et la terre, Dieu a des choses à nous dire, et il nous parle. C’est la première partie de la messe où nous écoutons la Parole de Dieu sous forme de lectures.

    Il y a d’abord un texte de l’Ancien Testament qui nous explique ce qui s’est passé avant la venue de Jésus. Ce premier texte se prolonge par un psaume qui est comme un poème pour nous aider à méditer.

    Il y a ensuite souvent une lettre de saint Paul qui nous explique ce qui s’est passé après la mort et la résurrection de Jésus.

    Et il y a le texte de l’Évangile qui nous dit ce qui s’est passé pendant la venue de Jésus.

    Ce qui est formidable, c’est que ces textes qui ont plus de 2000 ans sont toujours plein de nouveautés, plein d’actualité.

    En effet, Dieu ne parle jamais pour ne rien dire. La Parole de Dieu est faite pour nous réveiller, pour nous faire réagir et pour nous nourrir : "le pain du ciel".

    Pourquoi ? Parce que ce que le Seigneur a fait il y a plus de 2000 ans, il continue à le faire aujourd’hui dans l’Église, et notamment au moment de la messe.

    Voici l’exemple d’une Parole du Seigneur que  nous avons entendue : “Amen, amen je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie”. “ Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.”

    3- "Le pain du ciel" et l’enseignement de Dieu porte un nom : Jésus-Christ.

    Au cours d’une messe, sur le pont entre le ciel et la terre, après avoir écouté la Parole de Dieu, nous recevons ensuite dans une deuxième partie : le pain de la vie, le Corps du Christ. Le Seigneur, en plus de son enseignement qui est déjà une nourriture pour nous, se donne lui-même en nourriture

    Jésus est la Parole de Dieu, le pain du ciel. 

    Regardons le pain de la messe, l'hostie. C’est Jésus Christ lui-même qui se donne tout entier.

    Le pain est un aliment essentiel, fabriqué depuis toujours et dans le monde entier.

    Dans le pain de la messe, il y a la rencontre possible entre Dieu et tous les hommes, entre tous les hommes et Dieu.

    Dans le pain de la messe, il y a le travail, l’intelligence des hommes.

    Dans le pain de la messe, il y a tout ce que le Seigneur nous donne par l’intermédiaire de la nature, de la terre.

    La messe a lieu dans le bâtiment église que beaucoup aiment visiter quand cela est possible.

    Et l’église a été construite pour célébrer la messe, pour recevoir Jésus Christ !!!

    Alors pourquoi, pour la majorité des personnes, ressentir le besoin de visiter une église et ne pas, forcément, ressentir le besoin de vivre régulièrement une messe ?

    Beaucoup ne savent plus ce qu’est une messe. Beaucoup disent croire en Dieu mais ne ressentent pas le besoin de pratiquer en venant à une  messe.

                La semaine dernière, le mardi 4 août nous avons célébrer en pensant à saint Jean-Marie VIANNEY (connu sous le nom du saint curé d’Ars qui est devenu le saint patron de tous les prêtres).

                Voilà ce que le curé d’Ars disait : « Il n’y a rien de plus grand que l’Eucharistie, que la messe ! » Et en montrant le tabernacle, le coffre dorée dans le chœur de l’église où sont déposer les hosties devenues Corps du Christ, il disait : « Le Seigneur est là, il nous attend. »

                C’est ce qui le touche le plus, saint Jean-Marie Vianney : Le Seigneur Jésus-Christ est là dans le tabernacle pour nous.

                Le Seigneur est réellement présent dans l’hostie consacrée à la messe. Ainsi le prêtre a la grande grâce et la grande joie de donner Dieu aux hommes et de donner les hommes à Dieu par Jésus (présent réellement dans le pain devenu "Corps du Christ", "pain du ciel").

    La messe est ce pont entre le ciel et la terre que Dieu a voulu en Jésus Christ. Sur ce pont nous recevons l’enseignement de Dieu et "le pain du ciel", « Corps du Christ ».

                Pour cette semaine, demandons-nous quelle est la place de la messe dans notre vie ? Et comment sommes-nous témoins, dans la vie de tous les jours, de tout ce que nous reçevons au cours d’une messe ?

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  • Homélie du 18è dimanche du Temps Ordinaire

     

     

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Message pour l'homélie : Le pain de blé, le pain de l'amitié et le pain de Dieu : ces 3 pains ont un point commun : LA VIE. Ils sont pour nous « pain de vie ».

                Tout au long du mois d’août qui commence, nous entendrons à la messe du dimanche, le chapitre 6 de l’Evangile de saint Jean dans lequel Jésus nous dit qu’il est "le pain de vie".

                Dimanche dernier, c’était la multiplication des pains : Jésus a nourrit une grande foule avec 5 pains et 2 poissons.

                En ce premier dimanche du mois d’août, Jésus nous dit que l’homme a besoin de plusieurs pains pour vivre : le pain de blé, oui certes, mais également le pain de l’amitié et le pain de Dieu. Ces 3 pains indispensables à l’homme sont la nourriture de la Vie. Le pain de blé, le pain de l’amitié et le pain de Dieu sont « pain de Vie ».

                Et quand nous disons la prière du Notre Père, nous demandons justement ces trois pains : « Donne-nous aujourd’hui, notre pain de ce jour. »

                Il y a dans le cœur de chaque homme, un besoin plus profond encore que celui de la nourriture matérielle. Toute personne a faim d’amitié. Nous avons besoin de rencontrer un regard, une main fraternelle. Nous avons besoin de rencontres amicales.

                Nous avons besoin d’être écoutés, d’être compris, d’être appréciés.

                Et plus profondément encore, chacun de nous, même si nous n’en avons pas toujours conscience ; chacun de nous a faim de Dieu.

                Dans les psaumes, nous chantons parfois : « Mon âme a soif de Dieu, comme une terre desséchée, aride, sans eau. Mon cœur languit vers toi Seigneur. »

                Et ces trois faims : la faim du pain de blé, la faim du pain de l’amitié, la faim du pain de Dieu sont une seule et même faim.

                Car ces 3 faims expriment le besoin de l’homme de recevoir la Vie. Il y a en quelque sorte une continuité entre la faim de notre corps et la faim de notre âme.

                Jésus nous dit cette continuité. Mais la foule que Jésus a nourrit en multipliant les pains ne comprend pas. La foule s’enthousiasme pour le bienfait apporté à leur estomac. Mais, Jésus, après la multiplication des pains cherche à élever les cœurs et à faire entrer la foule dans une intimité avec Dieu.

                Le Seigneur vient combler toutes nos faims en Jésus.

                On peut penser à la Samaritaine à qui Jésus avait demander à boire au bord d’un puits car il n’avait rien pour puiser de l’eau. Quand la Samaritaine lui a donné l’eau du puits Jésus lui a dit : « Cette eau ne comblera pas complètement ta soif. Mais si tu me demandes l’eau que je peux te donner, tu n’auras plus jamais soif. Alors la femme s’écria donne la moi de cette eau pour que je ne sois plus obligée de venir chercher de l’eau au puits. » Mais, Jésus parlait de l’eau de sa Vie, l’eau de la Vie éternelle.

                La Samaritaine comme la foule qui a été rassasiée, ne comprend pas Jésus.

                Jésus déclare : "Le pain que je veux vous donner, c’est moi. Je suis le pain de vie."

                Beaucoup ont été scandalisés par ses paroles. Comment peut-il dire « Je suis le pain de Vie ».

                Mais, nous, qui sommes en été 2018, et qui prenons le temps de venir à la messe, nous savons et même nous croyons que Jésus ne ment pas. Il nous dit bien la Vérité car Jésus est Le Chemin, la Vérité et la Vie de Dieu le Père. Il est notre Sauveur en nous révélant nos besoins et en nous révélant que Dieu peut combler nos faims.

                Lorsque nous disons dans la prière : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. » Nous croyons que Dieu nous donne par Jésus, le pain de la terre, le pain de l’amitié et le pain de Dieu (sa présence en nous et dans nos vies).

                Jésus nous dit : « Je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. »

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  • Homélie du 17è dimanche du Temps OrdinaireHomélie du 17è dimanche du Temps Ordinaire

                Tout d’abord, un constat : pendant l’été, il nous arrive de manger en plein air, de pique-niquer. Et nous aimons bien faire des pique-niques.

                Pour qu’un pique-nique se passe bien, on prévoit le lieu du pique-nique avec tout ce qu’il faut pour manger.

                Mais dans l’Évangile de ce dimanche, le pique-nique n’est pas organisé.

                Jésus part, avec ses disciples pour se reposer un peu, et voilà qu’une foule immense s’invite sans prévenir :

    cinq mille hommes, nous dit le texte, sans compter les femmes et les enfants...

                « Il faut leur donner à manger », dit simplement Jésus.

                « Mais quoi ? » disent les disciples, « on n’a rien prévu ». Comment faire pour improviser un pique-nique géant ? : « On a tout juste 5 pains et 2 poissons apporté par un jeune garçon... »

                « Hé bien, ça suffit », dit Jésus. Et il fait asseoir tout le monde, il prie, on distribue le pain et le poisson, et chacun mange autant qu’il veut... et il y a même des restes : 12 paniers pleins de morceaux de pain... Les gens, vous imaginez, sont émerveillés et c’est alors qu’ils le reconnaissent... « C’est lui, le prophète annoncé ! »

                Aujourd’hui, on peut peut-être se dire qu’ils ont bien de la chance, toutes ces personnes, de rencontrer Jésus.

                Nous, aujourd’hui, dans notre vie, on a parfois l’impression que le Seigneur est si loin de nos souffrances, de nos soucis, de nos questions. Et on aimerait bien le sentir tout proche de nous !

                Mais justement, nous dit l’Évangile d’aujourd’hui (l’Evangile de la multiplication des pains) : Dieu, par Jésus, est proche de chacun de nous, dans notre vie, aujourd’hui ! Dieu, par Jésus, vient combler notre faim !

                Mais alors comment le reconnaître ?

                Hé bien, il y a les cadeaux du Seigneur qui s’appellent les sacrements : ce sont les signes de la présence de Dieu dans notre vie.
    L’eucharistie (la messe) par exemple, c’est l’invitation à reconnaître la présence réelle du Seigneur en écoutant sa Parole et en communiant au Corps du Christ (pain qui reçoit la vie de Jésus Christ : la vie et l’Amour de Dieu fait Homme : l’hostie). Dieu, en Jésus Christ vient combler notre faim (notre faim de pain, notre faim de vie, notre faim d’amour, notre faim de paix).

     Le baptême, c’est l’entrée dans la famille de Dieu. Par le baptême, le Seigneur nous appelle ses enfants bien-aimés et nous répondons OUI (AMEN) je suis heureux d’être ton enfant bien-aimé.
    Le mariage, c’est l’Amour de Dieu qui se manifeste dans l’amour entre deux personnes !
    La réconciliation, la confession, le pardon, la miséricorde, c’est Dieu qui nous rejoint là où ça se dispute en nous et entre nous, et il nous invite au pardon en nous donnant son pardon.
    Le sacrement des malades, c’est Dieu présent là où ça fait mal en nous, là où ça souffre en nous... et il nous donne sa tendresse et sa vie.

    La confirmation : Dieu nous confirme comme ses enfants bien-aimés et il nous envoie pour être ses témoins heureux de croire là où nous vivons.

    L’ordination : par l’ordination de quelques-uns, le Seigneur nous rappelle que par le baptême et la confirmation, nous sommes, aujourd’hui, les mains et le cœur de Jésus dans le monde.

                Oui, les sacrements, c’est Dieu dans nos vies de tous les jours, réellement présent !

                Les sacrements  nous aident également à reconnaître la présence du Seigneur dans la vie de tout homme et de toute femme, quelle que soit sa route, quelle que soit sa foi... « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait ! »
                Et puis reconnaître Dieu, c’est être reconnu par Lui, aimé par Lui. « On est tous appelés à une seule espérance », dit Paul aux habitants d’Éphèse. Et « la grande espérance chrétienne », écrit le pape, « c’est d’être aimé de Dieu et quoi qu’il m’arrive, c’est se savoir attendu par cet amour. »

                C’est cet Amour (multiplié par Jésus Christ) que nous recevons dans chaque Eucharistie, dans chaque messe et dans chaque sacrement.

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  • "Venez à l'écart et reposez-vous un peu".

        Les textes bibliques de ce dimanche commencent par une terrible accusation contre les responsables du peuple d'Israël. Leur mission était de rassembler le peuple dans la paix et l'unité.            Mais c'est le contraire qui arrive. Ils n'ont cherché que leurs intérêts personnels. Ils se sont enrichis au détriment des plus pauvres. C'est à cause d'eux que le peuple est dispersé :

    1ère lecture de Jérémie.

        Et le prophète Jérémie annonce une bonne nouvelle : Dieu reste fidèle. Il n'abandonne pas ses enfants trompés par ces hommes sans conscience. Comme au temps de Moïse, il a vu la misère de son peuple. Il annonce qu'il rassemblera lui-même ses brebis dispersées. Il laisse entrevoir la venue d'un Pasteur unique, le fils de David. Ce sera le Christ. Avec lui, la bonne nouvelle sera annoncée aux pauvres, aux exclus, aux prisonniers, aux malades… C'est lui qui refera l'unité du peuple de Dieu.

        A nouveau pour aujourd'hui, le prophète Jérémie nous adresse un message de la plus haute importance. La principale priorité de notre Dieu n'est pas que nous lui organisions en premier des grandes célébrations solennelles. Ce qu'il veut, c'est d'abord le bonheur de son peuple, c'est le droit et la justice pour tous. Il attend de nous que nous vivions ensemble comme des frères, solidaires les uns des autres. Il est impossible de parler de Dieu en oubliant les autres. Plus tard, Jésus dira à ses disciples que c'est à notre amour que nous serons reconnus comme ses disciples. Saint Paul nous le dira à sa manière : "Si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien." Le grand désir de Dieu c'est que chacun soit respecté et vive pleinement en paix.
        Dans sa lettre aux Éphésiens (2ème lecture de saint Paul), saint Paul nous apporte un éclairage nouveau sur le Christ et sa mission. Le Christ se présente à tous comme le grand rassembleur. Par son sacrifice, il réalise l'unité du genre humain brisée par le péché. Il a abattu "le mur de la haine" que certains hommes avaient élevé pour défendre leurs privilèges. Dieu qui aime tous les hommes veut que nous arrivions à nous rassembler et à nous aimer. L'unité finale sera le fruit d'un tel amour. Dès maintenant, nous sommes invités à nous tourner vers la croix du Christ. Elle unit le ciel et la terre. Elle attire tous les hommes à lui. 
        Dans l’Évangile, nous voyons Jésus Christ qui vient d'associer ses apôtres à sa mission de pasteur. Il les a envoyés prêcher, enseigner, soulager les malades. Quand les apôtres reviennent, ils lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Jésus les entend.

        Il les invite à venir à l'écart pour un temps de repos. C'est dans le silence et la prière que lui-même se repose. Et de nos jours, nous voyons de plus en plus de gens qui cherchent cette forme de repos dans les monastères. Ce sont des lieux de ressourcement très appréciés.
        Mais nous voyons que tout ne se passe pas comme prévu. Au lieu du silence et du désert, c'est une immense foule qui cherche à voir Jésus, à le toucher et à l'entendre. Le Christ voit ces foules, celles de son temps, et celles d'aujourd'hui. Il est saisi de pitié car elles sont comme des brebis sans berger.        Alors, il prend lui-même le relais et se met à les enseigner longuement. Contrairement aux mauvais pasteurs décrits par le prophète Jérémie, il se dépense corps et âme. Lui-même nous dit qu'il est venu pour "chercher et sauver ceux qui étaient perdus".
        Cet Évangile est d'une grande actualité : nous vivons dans un monde blessé par les guerres, les violences, le désespoir. Beaucoup ont perdu leurs repères. Mais le Seigneur est là.

         Avec Jésus le Christ, il n'y a pas de situation désespérée. Il veut nous aider à retrouver un sens à notre vie. Il ne veut pas que nous soyons perdus, sans savoir où nous allons. Il vient nous apporter la lumière de sa présence, la chaleur de son amour. Avec lui, nous avançons vers toujours plus d'amour.       N'oublions jamais, Jésus "berger de toute humanité" est amour. Il n'est qu'amour. 
        Cette bonne nouvelle doit être annoncée au monde entier. C'est notre mission et notre responsabilité. Nous sommes envoyés pour être porteurs de joie et d'espérance auprès de tous les blessés de ce monde. 
        L’évangile de Marc ne nous dit pas le contenu de l'enseignement de Jésus ce jour-là. Mais nous le devinons.

         Aussi, ne soyons pas surpris pour les 5 dimanche qui vont venir  à partir du dimanche 29 juillet jusqu'au dimanche 26 août, nous entendrons en lecture continue le magnifique enseignement de Jésus sur "Le Pain de vie". Jésus est le Pain de Vie descendu du ciel. Ce Pain est le pain de la Vie de Dieu, le Pain de la Vie éternelle : C'est le Corps de Jésus lui-même, le Corps du Christ donné pour la Vie éternelle et ce pain nous le recevons à chaque messe.

         Seigneur Jésus Christ, nous te prions : Donne-nous la joie d'avoir faim de ton Pain de Vie, du Corps du Christ. Que chaque messe et chaque communion nous apporte la nourriture de la Vie éternelle dont nous avons besoin pour nous-mêmes, pour notre famille, pour l'Eglise et pour notre monde.

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    Homélie du 15ème dimanche du Temps Ordinaire 

     

     

     

     

     

                 Dès le début de sa vie publique, le Seigneur Jésus choisit des personnes pour le suivre (des disciples : disciple signifie « celui qui suit »). Dieu a confiance en nous. Dans l’Ancien et le Nouveau Testaments, les personnes que Dieu appelle sont des personnes simples, humbles : Amos est fermier, Pierre est un pêcheur de poissons.

                Jésus leur demande d’abord de rester avec lui, afin de recevoir une formation de base. Au début des évangiles, nous voyons ils accompagnent Jésus. Ils le regardent agir et reçoivent de lui un enseignement important, une nouvelle façon de vivre. Jésus les prépare à la mission, à devenir des apôtres.

                C’est le modèle que nous, les chrétiens, les baptisés avons retenu à travers les siècles. Ainsi, le dimanche nous nous rassemblons autour de Jésus au moment de la messe pour écouter sa Parole et partager sa Vie. Ensuite, nous nous dispersons dans notre milieu de vie. À la fin de la messe, nous sommes envoyés dans notre famille, dans notre milieu de travail: « Allez dans la paix du Christ… »

                En écoutant l’évangile de ce dimanche, nous constatons que Jésus ne fait pas de recommandations sur le contenu doctrinal de la «mission». Il ne dit pas à ses disciples «ce qu’ils doivent prêcher». Mais il leur dit «ce qu’ils doivent être» : des personnes qui se déplacent avec peu de choses, qui sollicitent l’hospitalité, qui apportent la paix la réconciliation, et qui accompagnent les plus faibles.

                Pour Jésus, le témoignage de la vie est plus important que celui de la parole. Il fait confiance à ses disciples devenus ses apôtres, il croit en l’être humain, il a foi en nous.

                Jésus nous dit qu’en étant ses disciples, le monde peut devenir meilleur : «Les disciples de Jésus chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient». Comment pouvons-nous améliorer le monde autour de nous?

                Jésus nous fait confiance. Il nous invite à être ses mains et son coeur dans un monde qui a besoin d’amour et de foi.

                Les disciples sont envoyés pour faire ce que Jésus lui-même a fait.

                Le contenu de leur mission se résume en trois phrases :

    1) Etre témoins de la présence de Dieu qui nous aime.
    2) Etre témoins que le bien l’emporte toujours sur le mal.
    3) Etre des ressuscités avec les personnes qui souffrent.

                Jésus envoie ses disciples deux par deux car la mission est une aventure communautaire. Notre foi est enrichie par la foi des autres, par la foi de nos parents, de nos grands-parents, de nos amis, et notre foi contribue à la foi des autres. La première règle de l’apostolat, c’est de «faire équipe» : la vie fraternelle est un signe de l’Amour de Dieu : «Voyez comme ils s’aiment» ; c’est ce qu’on disait au sujet des premiers chrétiens, des premiers baptisés.

                Jésus nous envoie aujourd’hui comme ses apôtres. Il nous invite à

    1) être témoins de la présence de Dieu qui nous aime.
    2) à être témoins que le bien l’emporte toujours sur le mal.
    3) à être des ressuscités avec les personnes qui souffrent.

                Au nom du baptême que nous avons reçu, au nom de la foi en Jésus le Christ, nous pouvons vaincre la violence, l’injustice, le découragement.

                Jésus nous envoie chaque jour. Il a besoin de nous. Il nous fait confiance.

               Jésus nous invite à être ses mains et son cœur.

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  • Homélie du 14è dimanche du Temps Ordinaire

    Introductions aux lectures

    Lecture 1 : Le prophète Ezéchiel est invité à accomplir sa mission de porte-parole de Dieu, quels que soient les obstacles qu’il rencontrera.

    Lecture 2 : Saint Paul : « J’accepte de grand cœur pour le Christ, les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions... »

    Idée pour l’homélie : C’est difficile de transmettre la foi !

    L’Evangile de ce dimanche nous parle de la difficulté de transmettre la foi.

    C’est arrivé à quelqu’un de très bien, c’est arrivé à Jésus lui-même !

    Jésus est passé par là ! Il a connu la difficulté de transmettre la foi dans sa propre ville : Nazareth.

    Ce qui lui a fait dire cette phrase bien connue : « Nul n’est prophète en son pays. »

    Et pourtant, les gens ont bien remarqué sa vie exemplaire, sa bonté.

    Ils se rendent compte de sa foi et de sa prière quotidienne.

    Ils écoutent son enseignement de la foi dans la synagogue.

    Et puis, ils connaissent sa réputation d’homme attentif aux plus faibles et aux plus pauvres.

    Et pourtant, les habitants de Nazareth n’arrivent pas à dépasser un point précis sur la personnalité de Jésus. Ils n’arrivent pas à croire en Jésus, en son identité divine. Ils n’ont pas foi en Jésus.

    Ils n’arrivent pas à croire qu’il puisse être le Messie, le Christ, le Fils de Dieu.

    Alors, devant ce manque de foi, Jésus ne peut pas agir pour eux, puisqu’ils ne l’accueillent pas tel qu’il est, en vérité.

    On peut les comprendre les gens de Nazareth, ils buttent sur la simplicité, sur l’humanité de Jésus.

    Jésus, ils l’ont vu grandir (non pas dans la plus belle maison de Nazareth) mais dans la maison d’un charpentier avec des parents tout simples.

    Comment voulez-vous qu’ils pensent, et qu’ils croient que Jésus est « présence de Dieu au milieu des hommes ? »

                Et, d’ailleurs, on disait à l’époque : « De Nazareth, que peut-il bien sortir de bon ? »

                Et pour nous aussi, aujourd’hui, il n’est pas si facile que cela de témoigner de la foi auprès de nos proches, dans nos familles.

    Ce n’est pas si facile de venir à la messe, quand nos proches ne viennent pas.

    C’est encore moins facile, quand les membres de notre famille ne comprennent pas un engagement que l’on a pris dans l’Eglise.

                Mais, nous pouvons venir à la messe en les portant dans notre cœur et ainsi leur faire bénéficier un peu de l’Eucharistie.

                Nous pouvons également les aider à comprendre notre pratique de la foi, en leur montrant que cela nous rend heureux, en leur montrant que nous en avons besoin pour vivre.

                Ne nous décourageons pas devant la difficulté de transmettre la foi dans nos familles.

    Jésus n’est, certes, pas compris à Nazareth ! Mais, il ne se décourage pas et ne baisse pas les bras pour autant. Il continue à annoncer et à montrer la Bonne Nouvelle de la présence bienveillante de Dieu au milieu de nous.

    Pour nous, aujourd’hui : quand on parle de la foi il y a de l’indifférence, des moqueries qui ne sont certes pas agréables à accueillir ; mais, qui peuvent nous aider à revenir à l’essentiel :

    L’essentiel, c’est de vivre heureux, en paix, avec la foi en Jésus-Christ, par la messe, par la prière, par les services rendus, par les engagements que je prends dans l’Eglise.

    De l’Evangile de ce dimanche, retenons 3 points importants par rapport aux difficultés de la transmission de la foi :

    1er point : Le témoignage. L’essentiel n’est pas de chercher à convaincre à tout prix. L’essentiel est de témoigner de la foi, dans la durée, dans tout ce qui fait notre vie. L’essentiel est de se maintenir dans notre choix de croire car croire c’est important pour notre équilibre de vie.

    2è point : L’amour de la foi. Les difficultés de transmission de la foi, me donnent l’envie de chercher mes raisons de croire, me donnent la volonté de dire pourquoi je crois, me donnent un peu plus l’amour de la foi.

    Voici une citation que j’aime bien (C’est une citation d’André Frossard journaliste chrétien) : 

    « La raison déraisonne sans la foi. »

    3è point : L’espérance. D’une difficulté, d’un mal sort toujours un bien : c’est dans la foi en Jésus-Christ que nous pouvons dire cela.

    En relisant une vie on peut s’apercevoir que les moments de difficultés (notamment entre époux, ou entre parents et enfants, ou entre frères et sœurs, ou encore dans une communauté paroisiale… etc.) peuvent être des moments de remises en question et de mises au point et par conséquent des moments qui permettent d’évoluer ensemble avec les différences de chacun.

    Soyons attentifs au témoignage de foi que nous donnons par tous les aspects de notre vie. Aimons la foi car il est raisonnable de croire. Et gardons l’espérance.

    Devant le témoignage au quotidien, devant l’amour de la foi et devant une espérance à toute épreuve, il n’y a pas de difficultés qui tiennent, il y a un exemple de pratique de la foi qui se donne à voir et qui ne peut qu’être remarqué.

    Le témoignage de la foi au quotidien, l’amour de la foi et l’espérance sont 3 moyens qui peuvent donner envie de croire.

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  • Homélie du 13è dimanche du Temps Ordinaire

     

    Homélie du 13è dimanche du Temps Ordinaire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Introductions aux lectures :

    Lecture 1 : « Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable. »

    Lecture 2 : « La Foi, la Parole, la Connaissance de Dieu », sont des dons de Jésus-Christ.

     

    Idée pour l’homélie : Jésus et la Foi

                C’est la fin de l’année scolaire. Les grandes vacances vont bientôt commencer. C’est le temps des déplacements, le temps des rencontres avec ceux qu’on ne voit pas souvent pendant l’année. C’est le temps où beaucoup vont changer leurs habitudes pour découvrir d’autres lieux.

                Et c’est dans ce contexte, que nous recevons les paroles de Jésus, dans l’Evangile de ce dimanche.

    Pendant ces deux mois d’été, l’Evangile de ce dimanche nous invite à chercher où se situe notre foi et à essayer de la faire grandir.

                La Foi est une réponse libre, un moyen d’entrer en dialogue avec Dieu, lui qui nous propose de communiquer avec nous en Jésus-Christ.

                Dans l’Evangile de ce dimanche, nous pouvons découvrir trois niveaux de Foi.

                - 1er niveau de la Foi :

                Dans l’évangile que nous venons d’entendre, c’est la Foi de la foule qui entoure Jésus. Il est clair que la foule a une certaine foi puisqu’elle cherche à s’approcher de Jésus Christ.

                Elle cherche à le voir, à l’écouter, et à bénéficier de ses bienfaits.

                Jésus ne méprise jamais la foule, les personnes qui se rassemblent en grand nombre autour de lui : le Christ respecte leur début de foi en Lui.

                Et, aujourd’hui, nous n’avons pas non plus à critiquer ou à juger les expressions de foi populaire qui s’expriment à l’occasion de la fête d’un saint, à l’occasion de l’anniversaire d’un événement important, à l’occasion d’une fête chrétienne… .etc.

                Ce 1er niveau de la Foi, est certes imparfait, mais réel.

                - 2è niveau de la Foi :

                Au milieu de cette foule se détache une femme souffrant d’hémorragies. A la différence de la foule, elle ne souhaite pas voir ou écouter Jésus, elle ne souhaite qu’une seule chose le toucher. Mais, sa foi reste encore très imparfaite ; et c’est Jésus qui va lui permettre de la faire évoluer.

                En effet, cette femme malade d’hémorragies se serait contentée d’un contact anonyme et purement matériel avec le Christ (seulement toucher son vêtement).

                Et Jésus l’invite à une relation personnelle. Le Christ espère que cette femme ira plus loin que sa croyance teintée de merveilleux. Elle se disait : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée ! »

                Le Christ cherche à parler à cette personne qui vient de le toucher avec sa foi de débutante.

    Jésus a été sensible au toucher de cette femme alors que l’on peut supposer que beaucoup d’autres dans la foule l’ont déjà touché sans qu’il réagisse.

    Le Christ va l’inviter à avoir une relation personnelle avec Lui : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

    Et, aujourd’hui, nous-mêmes, nous avons à progresser dans notre foi. Est-ce que je cherche à avoir une relation personnelle avec Jésus Christ ? Est-ce que je prends les moyens de vivre des temps d’intimité, de coeur à cœur, avec Jésus Christ ?

    - 3è niveau de la Foi :

    Le chef de synagogue, appelé Jaïre, supplie Jésus-Christ de sauver sa petite fille qui est très malade.

    Mais, des gens arrivent pour annoncer que sa fille vient de mourir.

    Jésus entend la triste nouvelle et dis à Jaïre : « Ne crains pas, crois seulement. » Et il se déplace jusqu’à la maison de Jaïre.

    Sur place, le Christ invite Jaïre à faire progresser sa foi jusqu’à la Foi en la Résurrection. Et Jésus saisit la main de la fille en lui disant : « Lève-toi. »

    Et, aujourd’hui, nous-mêmes, nous avons à progresser dans notre foi.

    Est-ce que je crois que la vie est plus forte que tout ?

    Est-ce que je crois que le Christ est au début et à la fin de tout, présent dans tout les passages que je vis au cours de ma vie jusqu’au dernier passage auprès de Dieu ?

    Dans la Foi : 3 niveaux

    - Le niveau de la Foi débutante avec l’envie de voir, d’écouter Jésus-Christ.

    - Le niveau de la Foi qui cherche à avoir une relation personnelle avec Jésus-Christ.

    - Le niveau de la Foi en la Résurrection, le niveau de la Foi en la Vie plus forte que tout comme Jésus-Christ nous l’a montré le dimanche matin de Pâques et comme il nous le montre encore à chaque Eucharistie quand le pain et le vin reçoivent sa Vie pour nous.

    Jésus-Christ nous a bien dit : « Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ! »

    Au cours de cette semaine qui commence, ou encore au cours de ces deux mois d’été, je vous invite à chercher où se situe votre foi et à essayer de la faire grandir.

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  • Thème pour l’Eucharistie :

    Avoir la foi, c’est être en présence de Dieu. Tous, on peut faire l’expérience de la foi.

    Tous, on peut faire l'expérience d'être en présence de Dieu.

    Et je vous propose de découvrir 3 formes d’expériences de la foi à partir de l'Evangile de ce dimanche de la Saint Jean Baptiste.

    Homélie :

                Normalement, cet enfant aurait dû recevoir le prénom de son père Zacharie comme c’était la coutume dans les familles de l’époque pour le premier fils.

                Mais sa mère Elisabeth voulait l’appeler Jean et Zacharie était devenu muet parce qu’il refusait de l’appeler Jean. Et au moment où l’enfant a été présenté au Seigneur dans une célébration, son père a écrit sur une tablette : « Son nom est Jean. » A ce moment là, Zacharie a retrouvé la parole : il pouvait à nouveau parler.

                Alors, tous les gens présents se demandaient : « Que sera donc cet enfant qui doit s‘appeler Jean ? »

                Le prénom « Jean » vient de l’hébreux et veut dire « Dieu a fait grâce. » Dieu a agit dans la naissance de cet enfant (En effet, Elisabeth, la mère de Jean, était âgée et ne pensait pas avoir un jour un enfant. Mais pour Elisabeth, Dieu a permis cette naissance dans sa vieillesse.)

    Par conséquent, Dieu donnera certainement à Jean une mission, lui fera découvrir sa vocation.

                Dans ce récit de la présentation de Jean au Seigneur, il y a 3 expériences de la présence de Dieu.  

                - 1ère expérience de la Foi :

    (C’est l’expérience de la participation à un événement de la foi)

    Elizabeth et Zacharie présentent leur enfant à Dieu au cours d’une célébration. Ils ont invités leurs amis et devant eux et devant Dieu ils disent le prénom qu’ils ont chosis pour leur enfant.

                Cette célébration peut-être pour les invités l’occasion de faire une expérience de Dieu.

                Et, aujourd’hui encore, des personnes invités à un baptême, à un mariage, à une célébration de jeunes, ou à une messe du dimanche, ou encore à une célébration de Noël, de Pâques… repartent parfois en se disant « ce n’est peut-être pas si bête de croire en la présence de Dieu », « il s’est passé quelque chose en moi », « et si Dieu existait vraiment. »

                C’est une première expérience de la foi qui reste au niveau de ce que nous ressentons, au niveau de nos sentiments : croire ce n’est peut-être pas si bête. « Et si c’était vrai !!! »

                - 2ème expérience de la Foi :

    (C’est l’expérience du témoignage).

    Elisabeth espérait depuis très longtemps avoir un enfant elle a été exaucé par le Seigneur. C’est pour cela qu’elle l’appelle Jean (qui veut dire « Dieu fait grâce. ») malgré le désaccord de son époux Zacharie qui est alors devenu muet.

    Quel beau témoignage du changement apporté par la foi quand Zacharie accepte pendant la célébration le prénom de « Jean » : Zacharie retrouve, alors, la parole !!!

    Et, aujourd’hui encore, des personnes témoignent des changements qui arivent dans leur vie grâce à la foi en Dieu.

    Des personnes témoignent que la foi les aide à garder espoir malgré les épreuves. La foi les aide à garder le sourire malgré tout et à regarder d’abord ce qui est positif, à ne jamais baisser les bras.

    - 3ème expérience de la Foi :

    (C’est l’expérience de la découverte d'une vocation).

    L’enfant d’Elisabeth et de Zacharie, appelé Jean, découvre en grandissant sa vocation. Jean découvre sa vocation qui est de préparer les gens à l’arrivée de Jésus-Christ et de les préparer à recevoir le Baptême. Jean devenu adulte est appelé, alors, Jean le Baptiste, Jean-Baptiste.

    Et, aujourd’hui encore, la foi aide à trouver sa vocation.

    Le Seigneur compte sur chacun de nous avec ce que nous sommes, avec notre histoire personnelle. Et dans notre vie, Dieu nous montre par des signes, ce qui peut nous rendre heureux.

                

    3 expériences de la foi :

    L’expérience de la participation à une célébration.

    L’expérience du témoignage.

    L’expérience de la découverte d'une vocation.

    Dans la première expérience, je reste un spectateur, mais ce que je vois et ce que j’entends, me fais réfléchir sur moi et sur Dieu.

    Dans la deuxième expérience, je constate à travers le témoignage d’une personne, le changement positif que peut apporter la foi en Dieu.

    Dans la troisième expérience de la foi en Dieu, je découvre que chacun de nous a une vocation.

    Toutes ces expériences sont devenues possibles à partir du moment où le Seigneur a décidé de partager la vie des hommes en Jésus-Christ.

    Et Il a peu à peu préparé sa venue en Jésus en donnant des signes comme par exemple le signe de la naissance de Jean alors qu’Elisabeth et Zacharie étaient âgés et n’avaient pas encore eu d’enfant.

    Au cours de ces deux mois d’été, je vous invite à chercher où se situe

    votre foi en Dieu :

    A quel niveau d’expérience de la foi en Dieu êtes-vous ?

    L’expérience du spectateur, l’expérience du témoignage ou l’expérience de la découverte de votre vocation.

    En tout cas, je fais pour vous cette prière : Que Dieu vous aide à découvrir la foi en sa présence, pour plus de joie, de paix et d’espérance dans votre vie.

     

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    Fête des pères et 1ère Communion
    Ezéchiel 17, 22-24
    Psaume 91
    2 Corinthiens 5, 6-10
    Marc 4, 26-34

                Pour la fête des pères, et aussi pour votre 1ère Communion, il est heureux que nous ayons ces deux paraboles que Jésus nous raconte.

                La 1ère parabole nous dit : Quand le grain de blé est semé dans la terre. Le grain germe puis devient de l’herbe, puis l’herbe forme un épi et l’épi se remplit de grains de blé. Et quand le blé est mûr, les grains sont récoltés. Cette parabole du grain de blé semé dans la terre nous parle des différentes étapes jusqu’à la récolte. Il faut du temps, plusieurs mois, pour qu’un seul grain semé donne plusieurs grains : il faut de la patience.

                C’est une parabole de Jésus sur la patience.

                Et la 2ème parabole nous dit : Quand une toute petite graine de moutarde est semée en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand la petite graine de moutarde est semée dans la terre elle grandit et devient la plus grande plante du jardin où les oiseaux peuvent faire leur nid.

                C’est une parabole de Jésus sur l’espérance.

                Voilà deux mots donnés par Jésus, qu’un père (ou qu’une mère) peut dire à son enfant : « Mon enfant, soit patient et n’oublie pas de vivre toujours avec espérance. »

                Et quand on vit à la fois la patience et l’espérance qu’est-ce qui se passe ? Je suis patient, j’attends mais en même temps avec l’espérance, je ne dors pas, j’apprends à mieux me connaître, j’apprends à écouter, j’apprends à m’émerveiller, j’apprends à avancer dans la vie avec ceux qui m’entourent. La patience et l’espérance me donne le plus beau des cadeaux  qu’un papa peut me donner (qu’une maman peut aussi me donner) : C’est la confiance.

                On rejoint alors la manière d’être de Dieu envers chacun de nous. Dieu nous attend et espère toujours en nous. Pourquoi Dieu est-il patient envers nous et pourquoi Il espère en nous ? Parce que Dieu a confiance en nous !!!

                Et Jésus nous dit que Dieu est son Père et aussi Notre Père !!!

                Voilà aujourd’hui, en ce beau dimanche nous avons deux grandes fêtes qui se rejoignent : « la fête des pères qu’on peut élargir à la fête des parents » et « la fête de la 1ère Communion ».

                Communier, recevoir le Corps du Christ, recevoir la présence de Jésus dans son cœur c’est écouter Jésus nous dire : « tu sais, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime en te donnant tout l’Amour de Dieu le Père. » Communier c’est écouter Jésus nous dire : « tu as plein de merveilles en toi et moi Jésus je vais t’aider à faire grandir toutes ses merveilles que tu as en toi. » Communier c’est écouter Jésus nous dire : « tu n’es pas tout seul. N’ai pas peur, confiance, je suis avec toi et avec la Communion, nous avançons ensemble. »

                Que votre première Communion qui ne sera pas j’espère la dernière mais bien la 1ère de toutes les Communions que vous pourrez recevoir dans votre vie ; que votre 1ère Communion vous permettent de grandir grâce à Jésus, avec patience, espérance et donc avec confiance.

    Voici une prière pour votre 1ère Communion que vous trouverez dans la petite chapelle où vous irez après avoir communié pour la 1ère fois :

    Aujourd’hui, je te reçois Jésus dans le jardin de mon cœur

    pour la première fois. 

                Jésus tu me regardes toujours avec confiance sans me juger.

                Oui tu es mon ami, un véritable ami. Oui, c’est ton amitié que je veux, Jésus !

                Aujourd’hui, je t’ouvre le jardin de mon cœur. Un beau jardin préparé, à la maison, à l’école et au collège de l’Assomption Saint Marc - Saint Aignan.

                Aide-moi à m’émerveiller de toutes les merveilles présentes dans le jardin de mon cœur : la patience, l’espérance, la confiance pour mieux te recevoir Jésus.

                Aide-moi si quelques graines mauvaises viennent se semer dans le jardin de mon coeur. Je sais que ton pardon, le meilleur désherbant du jardin de mon cœur, est toujours disponible pour lui redonner sa beauté et sa fraîcheur. Merci, Jésus !

                Tu m’as donné des parents, des éducateurs, des personnes qui m’entourent, qui veillent sur moi. Chacune de ces personnes va m’aider à développer ce qu’il y a de plus beau dans le jardin de mon coeur.

                Ainsi à chaque fois que j’irai vers toi et que tu viendras dans le jardin de mon cœur (à chaque Communion) je te montrerai une plante qui a poussé, qui a grandi : ce sera j’espère la plante de la sagesse, ou encore la plante de la prière celle qui pousse lentement dans la confiance.

                La joie de t’offrir un jardin toujours plus beau, celui de mon cœur, c’est à toi Jésus que je le dois.

                Grâce à mon baptême : par l’eau, le jardin de mon cœur est irrigué, et grâce au soleil de ton Amour dans la Communion, le jardin de mon cœur reçoit la lumière qui donne la vie.

    Aujourd’hui, je te reçois Jésus dans le jardin de mon cœur

    pour la première fois.

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