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    Fête des pères et 1ère Communion
    Ezéchiel 17, 22-24
    Psaume 91
    2 Corinthiens 5, 6-10
    Marc 4, 26-34

                Pour la fête des pères, et aussi pour votre 1ère Communion, il est heureux que nous ayons ces deux paraboles que Jésus nous raconte.

                La 1ère parabole nous dit : Quand le grain de blé est semé dans la terre. Le grain germe puis devient de l’herbe, puis l’herbe forme un épi et l’épi se remplit de grains de blé. Et quand le blé est mûr, les grains sont récoltés. Cette parabole du grain de blé semé dans la terre nous parle des différentes étapes jusqu’à la récolte. Il faut du temps, plusieurs mois, pour qu’un seul grain semé donne plusieurs grains : il faut de la patience.

                C’est une parabole de Jésus sur la patience.

                Et la 2ème parabole nous dit : Quand une toute petite graine de moutarde est semée en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand la petite graine de moutarde est semée dans la terre elle grandit et devient la plus grande plante du jardin où les oiseaux peuvent faire leur nid.

                C’est une parabole de Jésus sur l’espérance.

                Voilà deux mots donnés par Jésus, qu’un père (ou qu’une mère) peut dire à son enfant : « Mon enfant, soit patient et n’oublie pas de vivre toujours avec espérance. »

                Et quand on vit à la fois la patience et l’espérance qu’est-ce qui se passe ? Je suis patient, j’attends mais en même temps avec l’espérance, je ne dors pas, j’apprends à mieux me connaître, j’apprends à écouter, j’apprends à m’émerveiller, j’apprends à avancer dans la vie avec ceux qui m’entourent. La patience et l’espérance me donne le plus beau des cadeaux  qu’un papa peut me donner (qu’une maman peut aussi me donner). C’est quoi ce cadeau : la patience, l’espérance m’aident à être à l’écoute de ce que je suis, de ce que les autres sont, m’aident à découvrir toutes les merveilles qui sont en moi, en les autres, m’aident à avancer non pas tout seul mais ensemble. Qui dit « pas tout seul » mais « ensemble » dit alors une confiance en soi-même et en les autres.

                On rejoint alors la manière d’être de Dieu envers chacun de nous. Dieu nous attend et espère toujours en nous. Pourquoi Dieu est-il patient envers nous et pourquoi Il espère en nous ?

                Parce que Dieu a confiance en nous !!!

                Et Jésus nous dit que Dieu est son Père et aussi Notre Père !!!

                Voilà aujourd’hui, en ce beau dimanche nous avons deux grandes fêtes qui se rejoignent : « la fête des pères qu’on peut élargir à la fête des parents » et « la fête de la 1ère Communion ».

                Communier, recevoir le Corps du Christ, recevoir la présence de Jésus dans son cœur c’est écouter Jésus nous dire : « tu sais, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime en te donnant tout l’Amour de Dieu le Père. » Communier c’est écouter Jésus nous dire : « tu as plein de merveilles en toi et moi Jésus je vais t’aider à faire grandir toutes ses merveilles que tu as en toi. » Communier c’est écouter Jésus nous dire : « tu n’es pas tout seul. N’ai pas peur, confiance, je suis avec toi et avec la Communion, nous avançons ensemble. »

                Que votre première Communion qui ne sera pas j’espère la dernière mais bien la 1ère de toutes les Communions que vous pourrez recevoir dans votre vie ; que votre 1ère Communion vous permettent de grandir grâce à Jésus, avec patience, espérance et donc avec confiance.

    Voici une prière pour votre 1ère Communion que vous trouverez dans la petite chapelle où vous irez après avoir communié pour la 1ère fois :

    Aujourd’hui, je te reçois Jésus dans le jardin de mon cœur

    pour la première fois. 

                Jésus tu me regardes toujours avec confiance sans me juger.

                Oui tu es mon ami, un véritable ami. Oui, c’est ton amitié que je veux, Jésus !

                Aujourd’hui, je t’ouvre le jardin de mon cœur. Un beau jardin préparé, à la maison, à l’école et au collège de l’Assomption Saint Marc - Saint Aignan.

                Aide-moi à m’émerveiller de toutes les merveilles présentes dans le jardin de mon cœur : la patience, l’espérance, la confiance pour mieux te recevoir Jésus.

                Aide-moi si quelques graines mauvaises viennent se semer dans le jardin de mon coeur. Je sais que ton pardon, le meilleur désherbant du jardin de mon cœur, est toujours disponible pour lui redonner sa beauté et sa fraîcheur. Merci, Jésus !

                Tu m’as donné des parents, des éducateurs, des personnes qui m’entourent, qui veillent sur moi. Chacune de ces personnes va m’aider à développer ce qu’il y a de plus beau dans le jardin de mon coeur.

                Ainsi à chaque fois que j’irai vers toi et que tu viendras dans le jardin de mon cœur (à chaque Communion) je te montrerai une plante qui a poussé, qui a grandi : ce sera j’espère la plante de la sagesse, ou encore la plante de la prière celle qui pousse lentement dans la confiance.

                La joie de t’offrir un jardin toujours plus beau, celui de mon cœur, c’est à toi Jésus que je le dois.

                Grâce à mon baptême : par l’eau, le jardin de mon cœur est irrigué, et grâce au soleil de ton Amour dans la Communion, le jardin de mon cœur reçoit la lumière qui donne la vie.

    Aujourd’hui, je te reçois Jésus dans le jardin de mon cœur

    pour la première fois.

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  • Homélie du 10è dimanche du Temps Ordinaire

     

    Homélie :

    Au coeur de l'évangile d'aujourd'hui, on trouve une affirmation un peu intrigante : "Si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, l’Amour de Dieu, il n'obtiendra jamais le pardon". Quel est ce péché si grand qu'il ne puisse être pardonné ?  Il s'agit du refus de Dieu lui-même et de son Amour.  Pécher contre l'Esprit, c'est dire non à la vie que Dieu offre, c'est s'enfermer sur soi-même, c'est repousser lucidement toute action de Dieu envers soi, c'est se blinder contre la tendresse divine.  Face à une telle attitude de notre part, Dieu ne peut plus rien, lui qui nous a faits libres et entend respecter tous nos choix.

    Heureusement, il y a une autre attitude possible et préférable : l'ouverture de son être à l'Esprit Saint, à l'Amour de Dieu. Et on s'ouvre à l'Amour de Dieu quand on communie, quand on reçoit le Corps du Christ.

    Portons alors notre regard sur Jésus.  Jésus est rempli de l’Esprit Saint, de l’Amour de Dieu et Jésus agit toujours  par Amour, avec l’Esprit Saint.

    Mais, que se passe-t-il ? Vous avez entendu dans l’Evangile ? Les personnes de la famille de Jésus disent de Jésus : " Il a perdu la tête ! ». Jésus serait-il devenu fou ?

    Pourquoi la famille de Jésus dit qu’il a perdu la tête ? 

    Parce que Jésus ne refuse rien à tous ceux qui viennent le rencontrer.

          Jésus semble avoir perdu la tête car tout au long de la journée une foule de personnes viennent le rencontrer et Jésus ne dit jamais non et reçoit tous ceux qui viennent jusqu’à Lui. Les personnes qui viennent et qu’il ne refuse pas sont toutes très différentes :  il y a des personnes pauvres, des personnes riches, des personnes malades, des personnes handicapées, des personnes tristes « qui cherchent un réconfort », des personnes joyeuses « qui disent merci », des personnes qui n’ont pas de maison, des personnes qui ont besoin d’aide et aussi des personnes qui veulent aider… etc. Alors, la famille de Jésus pense, s’il continue à accueillir tout le monde sans exception, il ne tiendra pas, il ne tiendra pas longtemps, il va se tuer.  En un sens, ils ont raison. Jésus a accepté de mourir par Amour pour tous sans exception. Et il a même remporté la plus belle victoire pour nous : Jésus est ressuscité, toujours vivant.  Ainsi, Jésus continue à accueillir aujourd’hui tous ceux qui viennent jusqu’à Lui sans refuser personne. Jésus nous accueille chacun de nous en ce moment de la messe. 

    Jésus ne vit que pour servir, guérir, donner la nourriture dont nous avons besoin. Jésus ne vit que pour aimer et aimer jusqu’au bout sans rien garder pour Lui. Pourquoi Jésus agit-il ainsi encore aujourd’hui puisqu’il est ressuscité ? Jésus agit ainsi par Amour, avec la force de l’Esprit saint, la force de l’Amour de Dieu le Père qui est son Père et aussi Notre Père. Et l’action de Jésus est particulièrement visible pendant la messe car il se donne tout entier à chacun de nous quand nous communions.

    Et le don de l’Amour de Dieu par Jésus, le don de l’Esprit Saint  fait que nous devenons capables nous aussi d’agir en imitant Jésus-Christ. Il est dans la nature de l'Esprit Saint, de l’Amour de Dieu de donner envie d'aimer, de donner envie de partager, de donner envie d'accueillir, de donner envie de pardonner, de donner envie d’être à l’écoute.  Aller jusque-là dans l'Amour, c'est consentir à se laisser aimer par l’Amour de Dieu, par l’Esprit Saint, afin de mieux aimer à notre tour.

    Passons maintenant à la finale de l'évangile; elle aussi aide à comprendre quelle est l'action de l'Esprit Saint en ceux qui l'accueillent. «Qui est ma mère? qui sont mes frères?», demande Jésus.  Question étonnante, car il sait qui est sa mère, il connaît les membres de sa famille.  Il pose néanmoins la question pour nous faire comprendre que nous faisons partie de sa famille quand nous essayons d’aimer comme Lui, comme Jésus avec l’Esprit Saint, avec l’Amour de Dieu.

    Se laisser aimer et aimer à son tour, c'est là l'oeuvre de l'Esprit Saint, l’oeuvre de l’Amour de Dieu que nous accueillons et que nous célébrons pendant la messe.

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  • Homélie du Saint Sacrement

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    AVOIR FAIM DE DIEU 

    La fête-Dieu, la fête de la messe, la fête de l'Eucharistie est une fête qui rassemble, une fête d’espérance et une fête d’engagement. 

    HOMÉLIE

    1-    La fête Dieu, la fête de la messe est une fête qui rassemble :

    Le fait de manger ensemble crée des liens, ou les renforce. Le repas unit les personnes.

    L’exemple le plus parlant de cette vérité, c’est le repas familial.

          Quand les membres d’une même famille mangent ensemble, partagent le pain, l’unité se construit naturellement et fortement.

          C’est autour d’un bon repas également que se renforce l’amitié et parfois même se règlent bien des disputes.

          Quand nous venons à la messe, nous ne sommes pas des individus isolés qui veulent «communier » à leur Dieu personnel, mais nous venons à la messe comme des membres de la grande famille de l’Église, du Corps du Christ lui-même.

    La foi en Jésus le Christ, fait que nous sommes tous frères et sœurs ; nous formons une grande famille de croyants, et la messe, l’Eucharistie, est le lieu de notre unité.

    2-    La fête Dieu, la fête de la messe est une fête d’espérance :

    Pour ma part, je suis toujours émerveillé par cette parole de Jésus : « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

    Cette parole du Seigneur n’a-t-elle pas de quoi nous réjouir ?  Remarquons bien que « Jésus est le pain vivant » et si on le mange on reçoit sa Vie éternelle. La vie de Jésus, la vie éternelle nous est donnée, aujourd’hui, à chaque messe, ici et maintenant.

    Cela signifie que les personnes qui participent à l’Eucharistie vivent déjà de la vie éternelle. N’est-ce pas extraordinaire?

    N’est-ce pas suffisant pour combler notre coeur d’espérance?

    Retenons pour toute notre vie et mettons surtout en pratique ce que Jésus nous dit : « Jésus est le pain vivant » et si on le mange on reçoit sa Vie éternelle.

    3-    La fête Dieu, la fête de la messe est une fête d’engagement :

    Cela signifie qu’après nous être nourris de la Parole et du Corps du Christ, nous sommes appelés à partager aux autres ce que nous avons reçu à travers nos activités diverses dans l’Eglise et dans la société.

    Quand les membres d’une même famille ont bien mangé ensemble, ils ne se croisent pas les bras pour autant.

    Au contraire, ils retroussent leurs manches et font des travaux ou des activités ensemble pour le bien de tous.

     Il en est de même pour nous les participants à l’Eucharistie : après avoir écouté la Parole du Seigneur et mangé le pain de la Vie du Seigneur, nous retournons dans notre famille et dans le monde, nous retournons à nos occupations quotidiennes et nous essayons  de transmettre l’Espérance et la Paix que nous recevons pendant la messe.

    La fête Dieu, la fête de la messe, la fête de l'Eucharistie c’est retrouver la faim de Dieu :

    Il est bon de cultiver en nous cette faim de l’Eucharistie, de la messe.

    La fête Dieu nous invite à développer et à entretenir en nous cette faim de Dieu, cette faim du Corps du Christ.

    Plus nous recevons cette nourriture qui vient de Dieu, et plus la Vie du Seigneur grandit en nous.

    Si nous avons besoin de manger pour vivre sur terre, nous avons aussi besoin du pain eucharistique pour vivre pleinement et éternellement dans la Vérité de la Communion avec Dieu et avec les uns les autres.

          On pense que toute la messe dépend de nous. Mais non.

          En fait, la messe est toujours réussie, même quand on est peu nombreux, parce que la messe est un don, un cadeau de Dieu.

          Et la messe, même si on a peu de moyens pour la célébrer, est toujours célébrée pour le monde (pas seulement pour les personnes présentes mais aussi pour l’ensemble du monde, pour ceux qui ne viennent pas).

    A la messe nous accueillons le Don de Dieu (le cadeau du Corps du Christ pour nous-mêmes, pour notre famille, pour le monde).

    C'est-à-dire que si je mange le Corps du Christ, c'est pour lui ressembler.

    Pour entrer dans sa vie, dans ses gestes d'accueil, de relation vraie, d'écoute, de partage.

    C'est cela, la messe, l'Eucharistie. « Deviens ce que tu reçois », dit saint Augustin.

    La messe est un grand MERCI à Jésus Christ.

    Merci Jésus de nous rassembler, de nous donner ton pain de vie, merci d’être notre compagnon de vie.

    Jésus Christ, nous avons faim de toi. Amen

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  • ACCUEIL : Nous sommes le dimanche de la sainte Trinité. 

                A la fête de la sainte Trinité, nous retrouvons la grande vérité du signe de croix : Le Seigneur vient à notre rencontre en étant pour nous Père, Fils (Jésus) et Esprit Saint (son Amour). 

                Quand Dieu nous rencontre ou quand nous voulons prier Dieu, tout commence, en effet, par le signe de croix (Père, Fils et Saint Esprit).  

                Le Seigneur vient à notre rencontre (c’est le premier chemin vertical de la croix), pour nous  permettre de le rencontrer (c’est le deuxième chemin horizontal de la croix).

    HOMELIE : 

                En ce dimanche de la sainte Trinité, nous redécouvrons que toute la foi en Dieu commence par le signe de la croix.   

                Tout d’abord, Dieu est un « Père » pour nous.  

                Alors nous sommes enfants de Dieu. Rien que cela peut nous suffire pour être dans la joie de croire en Dieu Notre Père. 

                Mais il n’a pas suffit à Dieu d’être Père. « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique (Jésus le Christ, l’Envoyé de Dieu) ». Dieu veut ainsi être aussi un Frère pour nous.  Dieu le Père est devenu Homme en Jésus : Il devient notre Frère.  

                Il partage avec nous notre humanité, toutes les étapes de notre vie. Alors nous sommes frères et sœurs en croyant en Dieu Père et Fils (Jésus). 

                Et la foi des chrétiens ne s’arrête pas là. Nous croyons que Dieu est Esprit Saint. 

                En effet, Dieu Père et Jésus (qui est Dieu fait Homme) sont unis par un même Amour qui s’appelle l'Esprit Saint. 

                Et ce qui est formidable c’est que la foi en Dieu Père, Fils et Esprit Saint nous fait alors entrer dans la relation d’Amour entre le Père (Dieu Notre Père) et Jésus (le Christ, Fils de Dieu et notre frère). 

                Au cours de l’histoire, 1200 ans avant la naissance de Jésus, Dieu a libéré les croyants qui étaient en esclavage en Egypte en s’appuyant sur la foi de Moïse. 

                Puis avec la naissance de Jésus, (Dieu se fait comme l’un d’entre nous, il vient partager les étapes de notre vie humaine). Alors, par Jésus, nous ne recevons pas un Esprit d’esclavage mais l’Esprit Saint (l’Esprit de Dieu) qui fait que nous sommes à la fois enfants de Dieu et frères. 

                 Tout le message de la Bible est dans cette grande vérité que Dieu est Amour ;  non pas un Amour abstrait, mais un Amour incarné dans l’histoire, dans notre histoire. 

                L’Amour de Dieu est un amour personnel qui se donne à chacun de nous, un Amour sans limite, un Amour universel qui ne se refuse à personne : Dieu est Notre Père, alors nous sommes frères et soeurs par Jésus et avec le soutien de l’Esprit Saint. 

                S'il est vrai que Dieu est Amour, alors à chaque fois que nous aimons nous nous transmettons l’Amour de Dieu. 

                Dieu est à la fois celui qui aime (le Père), celui qui est aimé (le Fils, Jésus) et l'Amour (l’Esprit Saint). 

                Dieu est Communion en lui-même et nous permet d’être en Communion les uns avec les autres. 

                Participant de la vie trinitaire par le baptême, nous devenons à notre tour des êtres de relation. 

                PRIERE : Dieu unique et Trinité sainte, modèle ultime d'amour et de Communion parfaite, aide-nous à suivre ton exemple en poursuivant toujours chez nous une vie communautaire unie, solidaire, charitable et dynamique : nous te le demandons à toi qui est Père, Fils et Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

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  • homélie de la Pentecôte

    Homélie de la Pentecôte :

             Les chrétiens ont une vocation de polyglottes.

             C'est ce que semble affirmer st Luc dans le récit de la première lecture (des Actes des Apôtres) un récit très imagé et symbolique qu'il fait de la naissance de l'Eglise, à la Pentecôte. Une bruyante activité, une succession de miracles et toute la gamme des sentiments humains qui vont de la stupéfaction à l'émerveillement. C'est Babel à l'envers.

             L’événement de la Pentecôte c’est : "Le don de l’Esprit du Seigneur, l’Esprit Saint… c'est se faire comprendre de tous les hommes et les femmes, quelque-soit leur langue d’origine ".

             La communion à Dieu des premiers chrétiens a pour résultat que : "L'Amour de Dieu a été répandu dans leurs cœurs par l’Esprit qui est en eux".

             Ainsi, dans la foi, nous croyons qu’il y a une langue universelle c’est celle de l’Amour. A la Pentecôte le message d'amour de Dieu passe par le cœur des croyants pour atteindre "toutes les nations qui sont sur la terre".

             Alors que les cultures et les langues différentes sont si souvent causes de divisions et d'oppositions, voici que l'Esprit unifie et rassemble.

             L’Esprit, le souffle de Dieu est créateur. "Tu envoies ton souffle, chante le psaume 103, ils sont créés. Tu renouvelles la face de la terre".

             Quand le courant de la vie de Dieu envahit l'être humain, quand la communion s'établit entre le don et celui qui l'accueille, alors Dieu et l’être humain parlent la même langue.

             L’Esprit, le Souffle de Dieu puissant, secoue les endormis et transforme en apôtres audacieux les disciples paralysés par la peur.

             Comment ne pas faire nôtre cette prière d'espérance et d'enthousiasme de la fête de la Pentecôte : "Viens Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu'ils soient brûlés au feu de ton Amour !".

             L'Esprit donne sens à la vie. Le véritable sens. L'Esprit est un souffle libérateur. Il brise le carcan de l'égoïsme, balaye les étroitesses et les aveuglements. Il nous arrache au superficiel et nous fait goûter à l’essentiel.

             La messe et en particulier à la Pentecôte est comparable à un Arbre d'Amour dont les racines plongent dans l'intimité de Dieu et se nourrissent de la communion divine, il n'y a pas d'autre fruit que l'amour… mais un Amour aux multiples saveurs qui portent des noms dont on rêve.

             L'Amour de Dieu, son Esprit en effet, est joie et paix, patience et bonté, foi et bienveillance, douceur et maîtrise de soi.

             Chaque Eucharistie est Pentecôte, même si nous avons verrouillé les portes de notre cœur, même si nous sommes accablés par les obstacles de la route, la lassitude ou le découragement.

             Dans l'Eucharistie, nous voici nourris de la Parole et du Pain. Là nous recevons son Souffle qui est Esprit d'amour pour une grande communion avec Dieu et pour une grande communion les uns avec les autres.

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  • Homélie du 7è dimanche de Pâques

    Homélie à partir de l'Evangile : Jn 17, 11b-19

                Nous avons célébré Jeudi, l’Ascension, la montée de Jésus vers le Pére. Ce départ devrait rendre les apôtres très tristes. Hé ! bien, non, les amis de Jésus sont dans la joie nous a dit l’Evangile de Jeudi dernier.

                Alors, dans l’Evangile de ce dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, est-ce que nous avons le secret de cette joie des apôtres ?

                Regardons d’un peu plus près ce qui est dit. Alors que Jésus se prépare à passer de ce monde à Dieu le Père, il prie. « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais aussi pour tous ceux qui croiront en moi. »

                Quand Jésus part auprès du Père, les amis de Jésus sont dans la joie. L’Ascension de Jésus au ciel, permet aux apôtres de croire vraiment que Jésus est Dieu.

    Maintenant, que Jésus s’en va vers le Père, ils peuvent croire que tout ce que Jésus a dit et fait pendant qu’Il était avec eux, était vrai. Il est vraiment Vrai Dieu et Vrai Homme comme il a toujours dit et montré. Et en partant auprès du Père, il pourra être présent enfin à toute l’humanité en donnant l'Esprit Saint, son Esprit d'Amour.

                Et les apôtres vont aller de pays en pays pour dire que Jésus est Dieu avec nous pour toujours.

    Désormais, il y a des chrétiens dans le monde entier.

    Et dans sa prière, Jésus explique le grand projet de Dieu pour tous les hommes. « Que tous, ils soient un comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. »

                Le grand projet de Dieu est de faire partager à tous sa vie divine avec ses trois présences : Père, Fils et Esprit Saint.

                Quelqu’un me disait un jour : « Je crois que Dieu est unique et je n’ai pas besoin d’en savoir plus sur sa nature trinitaire, sur ses 3 présences. »

                Mais, pourtant ça change tout. Dieu n’est pas un solitaire, mais une communauté en lui-même, une Communion. Dieu ne fait qu’un en étant Père (Vie donnée), Fils (Jésus, Dieu fait Homme) et Esprit Saint (Amour). Et le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont les trois présences complémentaires de Dieu.

    Saint Iréné, évêque de Lyon au 2è siècle après Jésus, disait : « Dieu le Père a créé, et rencontre les hommes avec ses deux mains, Jésus et l’Esprit Saint. » Et il ajoutait : « Celui qui prie Dieu est entre de bonnes mains. »

    Vous les jeunes de la Profession de Foi, ce dimanche matin, vous montrez aux paroissiens que vous croyez en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Dieu c’est le Père, le Fils Jésus et le Saint Esprit qui ne font qu’UN : un seul Dieu.

                « Que tous, ils soient un » : dit Jésus au Père en parlant de nous.

                Comme Dieu est « un », Jésus prie pour que nous soyons « un » aussi. C’est fort comme prière ! Nous sommes loin d’être aussi unis que Dieu l’est en lui-même !

                Nous constatons trop souvent que dans nos familles, dans notre communauté paroissiale, il y a de l'individualisme, de l'égoïsme, et pas toujours des efforts de dialogue, de vie ensemble.

                Et chaque dimanche, l’Eucharistie nous est pourtant confiée par Jésus pour nous permettre de nous rassembler et peu à peu de construire une communauté avec les différences de chacun.

                C’est la grande prière de Jésus au Père : « Qu’ils soient un comme nous sommes un. »

                Alors quand on communie, quand on reçoit son Pain de Vie, le Corps du Christ, c’est sa Vie, sa Force, son Espérance de Communion que l’on reçoit.

                Alors quand on vit sa Profession de Foi, on découvre que Dieu compte sur chacun de nous pour porter cette Espérance de Communion entre nous et pour la réaliser un peu plus chaque jour.

                Son départ auprès du Père, il l’avait annoncé plusieurs fois à ses apôtres mais ils ne comprenaient pas ce qu’il voulait dire. Maintenant qu’il est monté au Ciel, cela se passe comme il l’avait dit et alors les apôtres croient encore plus en tout ce que Jésus a dit.

                Maintenant, comme Il l’avait dit, Il se fait connaître dans le monde entier. Jésus est connu par toute l’humanité.

                Et les apôtres n’hésitent pas à partir de pays en pays pour professer leur foi, pour proclamer que Dieu est Père (c’est-à-dire qu’Il donne la Vie), que Dieu est Fils (Il donne la Vie en se faisant Homme en Jésus), que Dieu est Esprit Saint (Il donne sa Vie d’Amour pour nous faire connaître la joie d’aimer comme Il nous aime).

                Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

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  • Homélie à partir de l’Evangile de l’Ascension (Marc 16, 15-20)

                L’ascension n’est pas un événement de la vie de Jésus comme les autres. On ne peut pas le comparer à sa naissance, à une de ses guérisons ou à sa mort sur la croix.

                L’Ascension est comparable à la résurrection de Jésus.

                L’Ascension est un événement qui dépasse l’histoire, le simple récit. C’est un événement qui fait appel à la Foi.

                Les apôtres disent seulement sans apporter de détails que Jésus a été élevé au ciel et a disparu à leurs yeux. Et ensuite les apôtres n’étaient pas tristes, mais dans la joie.

                Il faut donc bien reconnaître que l’Ascension est une manifestation de la divinité de Jésus.

                C’est un événement qui est beaucoup moins un départ qui créerait une absence, un vide, qu’une situation nouvelle, un véritable point de départ.

                Une situation nouvelle, un point de départ, oui, comme l’avait annoncé Jésus lui-même à ses apôtres : « Il est bon pour vous que je m’en aille, car si je m’en vais je vous enverrai l’Esprit. » (Jn16,7) Et il avait dit aussi : « Il faut que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit ait la vie éternelle. » (Jn3,14-15)

                Jésus, le Christ, présence de Dieu au milieu des Hommes, n’est plus visible par les yeux, n’est plus présent à quelques uns mais à tous les hommes qui veulent bien regarder avec leur cœur.

                Il est présent dans le pain et le vin à la messe. Il est présent en chacun de nous. Il est présent quand on écoute ou quand lit l’Evangile. Il est présent dans la prière.

                Depuis l’Ascension, nous sommes entrés dans un temps nouveau : le temps de la foi, de l’espérance.

                L’Ascension n’est pas un départ de Jésus, mais un accomplissement.

                Jésus-Christ, par son Ascension, nous entraîne, tous, si nous le voulons, vers Dieu.

                Par son Ascension, son élévation, Jésus désire élever avec lui toute l’humanité.

                Ainsi, le plan d’amour de Dieu sur tous n’est pas interrompu. Dieu n’a pas abandonné les Hommes ! Au contraire, il est encore plus présent, au cœur de l’histoire humaine par la présence de tous ceux qui veulent croire en Jésus-Christ.

                Le jour de l’Ascension n’est pas un jour de nostalgie, mais un jour de joie d’espérance.

                Réjouissons-nous donc avec toute l’Eglise qui nous aide à comprendre que la présence de Jésus-Christ est encore plus forte aujourd’hui qu’au temps des apôtres.

                Tout dépend de notre regard intérieur. Jésus est en nous et dans le monde.

                L’amour, lui-même, ne se voit pas, mais on constate qu’il existe quand on est aimé ou quand on aime.

                Pour Dieu, c’est pareil, on ne le voit pas avec nos yeux, mais on constate qu’il existe quand on apprend à connaître Jésus-Christ et quand on apprend à reconnaître l’Esprit Saint, la présence d'Amour de Dieu qui est en chacun de nous.

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  • Introduction aux lectures :

    Lecture 1 : « Tous ceux qui écoutaient la Parole par l’intermédiaire de Pierre, reçurent l’Esprit Saint. »

    Lecture 2 : « Celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu. »

    Homélie :

                En ce 6è dimanche après Pâques, nous avons entendu dans les lectures : vingt et une fois le même mot. Je vous le demande : De quel mot s’agit-il ?

                Le mot : « Amour ou encore le verbe aimer. »

                Voici quelques exemples que nous venons d’entendre : « Aimons-nous ! L’amour vient de Dieu ! Dieu est amour ! Il nous a aimés ! Demeurez dans mon amour ! Aimez-vous les uns les autres ! »

                Aimer : c’est le mot qui caractérise le plus, la foi chrétienne.

                Et pourtant, ce mot est utilisé, j’oserais dire, dans les radios, dans les chaines de télévision, dans les revues, « à toutes les sauces ».

                Et pourtant, le mot « aimer » inlassablement répété est toujours aussi fascinant.

                Et nous sommes bien pétris d’amour, faits pour aimer et pour être aimés.

                Quand c’est Jésus qui parle d’amour : De quel l’amour s’agit-il ?

                L’amour dont parle Jésus n’est pas n’importe quel amour.

                « Je vous ai aimés comme le Père m’a aimé. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

                « … comme le Père. … comme Jésus nous aime. » « Comme » nous dit de quel amour il s’agit.

                Quand Jésus parle d’amour, il s’agit de la Trinité d’amour (le Père, le Fils (lui-même) et l’Esprit Saint). Il s’agit du cœur de Dieu.

                Quand Jésus parle d’amour, il parle de Dieu dans toute sa révélation, dans toute sa manière de se donner entièrement, de donner sa vie.

                « Il n’y pas de plus grand amour que de donner sa vie. »

                Aimer comme Dieu : c’est aimer jusqu’au bout, jusqu’à tout donner.

                Une grande sainte a écrit un jour : « Ce n’est pas pour rire que Jésus nous a montré son amour sur la croix. »

                L’amour dont parle Jésus-Christ, c’est sérieux, c’est exigeant.

                On peut illustrer l’amour dont parle Jésus avec l’image d’une cascade :

                « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans cet amour en vous aimant les uns les autres. »

                Du Père, cet amour descend dans le Christ, et par le Christ qui nous aime, l’amour divin devient l’amour fraternel qui nous unit les uns aux autres.

                Cela peut vous paraître un peu trop théologique. D’ailleurs, la théologie veut dire la logique de Dieu.

                Mais cette logique de Dieu, cette théologie, a deux conséquences très concrètes.

                La première conséquence : Aimer Dieu et aimer son prochain, c’est le même amour. Quand nous essayons d’aimer notre prochain, nous sommes dans l’amour de Dieu.

                Quand nous essayons d’aimer Dieu, nous rejoignons nos prochains, nos frères.

                La deuxième conséquence : Puisque aimer Dieu et aimer ses frères est le même amour, cet amour peut exister en dehors des sentiments.

                Voici un poème que j’ai l’habitude de donner aux futurs mariés.

    Aimer.

    Aller au plus profond de soi-même.

    Chercher au cœur de son être la source même du bonheur.

    Essayer de vivre l’harmonie toujours difficile

    de ce que je suis et de ce que j’aimerais être.

    Vivre ce que je suis de meilleur

    malgré mes limites, mes pauvretés, mes lâchetés,

    mais aussi avec mes richesses.

    Aimer.

    Comme prendre des risques.

    Les risques de l’autre quelque soit l’autre.

    Quelle que soit la couleur de sa peau.

    Quel que soit l’accent de sa voix.

    Quelle que soit la disgrâce de ses traits.

    Aimer au delà des blessures du cœur et du corps.

    Poser sur l’autre un regard d’amour.

    Un regard capable de le réveiller.

    Un regard capable de l’éveiller.

    Un regard capable de le révéler.

    Aimer.

    Comme prendre le risque de Dieu.

    Aller sur les terres de Dieu.

    Prendre le risque de la rencontre.

    Et s’en aller si loin avec Dieu

    que l’on finit par lui ressembler un peu

    avec cette bienveillance du cœur et du regard

    qui fait que l’autre n’en finit pas de grandir,

    de s’épanouir et de dire le meilleur de lui-même.

    Aimer.

    Comme aller jusqu’au limites de soi

    Dans les terres de Dieu où rien n’est jamais perdu

    parce que tout est possible.

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  • Homélie : 

            Dans la 2ème lecture de la Lettre de St Jean, nous avons entendu

             « … nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ;
    … Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné son Esprit. »

             Saint Jean a retenu de Jésus un commandement qu’il répète souvent dans ses Lettres : celui de l’Amour mutuel.

             C’est ce que Jésus a accompli de multiples manières, jusqu’au don de sa vie. Ainsi Jésus a révélé que Dieu, son Père et notre Père, est Amour. Non pas dans le sens romantique et sentimental du mot, mais dans des actes concrets.

    « Nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours mais par des actes et en vérité. »

             Quand nous parlons de la résurrection de Jésus, c’est dans cette perspective que nous pouvons nous situer. Ceux qui ont crucifié Jésus n’ont pas cru qu’il est l’Amour personnifié, image parfaite de Dieu son Père et Notre Père. Ceux qui ont crucifié Jésus ont oublié de se référer à la Bible, et à ce qui est écrit dans le « Cantique des cantiques » : « L’Amour est fort comme la mort, ses traits sont des traits de feu, une flamme de Dieu. Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger. Qui offrirait toutes les richesses de sa maison pour acheter l’Amour, ne recueillerait que mépris. » (Ct 8, 6)

             Les chefs religieux ont fait crucifier Jésus, mais ils n’ont pas pu éteindre l’Amour qui est le dynamisme de toute la vie de Jésus, et aussi le sens de sa mort. Les chefs religieux qui ont fait mourir Jésus ont oubliés que l’Amour qui est en Dieu résiste à tous les haines, et que rien ne peut l’éteindre.

             Oui, la résurrection de Jésus est la résurrection de son Amour en ses disciples, et en tout être humain de bonne volonté. Et cet Amour se traduit dans des actes de résurrection.

             Dans l’Évangile selon St Jean, Jésus invite ses disciples à demeurer en cet Amour qui a animé tout son être. Son langage encore est imagé. Jésus parle de lui-même en parabole. Après la parabole du bon pasteur de dimanche dernier, voici aujourd’hui, en ce 5ème dimanche de Pâques, la parabole de la vigne.

             « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. 
    … Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. […]Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »

             Les mots « demeure et demeurer » reviennent souvent dans les écrits de saint Jean. « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous ». Pas de plus forte expression pour dire ce qu’est la foi chrétienne. Elle est cohabitation intérieure et communion constante, et vie d’une même sève. Le sarment n’est pas extérieur au cep de la vigne. La même sève les vivifie l’un et l’autre.

             Dans le Credo nous disons : « Je crois en Dieu, en Jésus Christ, en l’Esprit Saint ». Je dépose en Dieu ma confiance, je remets mon être entre ses mains. La proclamation de la foi est une déclaration d’amour et de confiance, dans le cadre d’une alliance et d’un don mutuels. Proclamer notre foi c’est actualiser une fidélité, nous dire et nous redire « en qui nous avons mis notre foi » en qui nous avons fait notre demeure, établi domicile, et en même temps de nous redire le grand mystère de notre foi : Dieu lui-même, en Jésus Christ vient établir en nous sa demeure.

             Demeurer dans le Christ ne consiste pas à vivre seulement une expérience extatique et intimiste. Une expression revient cinq fois dans le texte : « Porter du fruit… en abondance ». Alors, comment savoir si nous demeurons vraiment en Jésus Christ, si nous sommes dans la vérité ?

             Tout simplement, en semant autour de nous la vie, la joie, la bienveillance, le pardon, en refusant ce qui nous enferme sur nous-même, en combattant le mal par le bien : Donc en vivant et en agissant à l’exemple du Christ, en portant comme lui en abondance, des fruits qui favorisent la relation, la communion.

        Avons-nous besoin de communier pour donner du fruit ?

             Plus j’avance dans la foi, plus je prends conscience que j’ai besoin de cette sève de Dieu pour donner du fruit, à la fois, bon pour moi et bon pour les autres.

             Alors, de l’image de la vigne, nous pouvons passer à une autre image, celle de notre vie que nous recevons de Dieu chaque jour.

             Nous avons l’habitude de dire que nous passons de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte et de l’âge adulte à un âge avancé.

             Hé bien, avec la foi en Dieu, la foi en Jésus le Christ, c’est le contraire ! Plus on avance dans la vie, et plus on devient enfant de Dieu dans notre manière d’être, dans notre manière d’avoir besoin de Dieu, de Jésus.

             La foi chrétienne, la foi de l’Eglise, la foi des baptisés que nous sommes, refuse de croire que la vie est un dépérissement, une descente. Non, la vie est une montée et une montée vers la vie éternelle et la communion avec Dieu.

             Voilà ce que veut nous dire l’image de la vigne. Laissons la sève du Christ montée en nous. Laissons le Christ nous perfectionner un peu plus chaque jour. Apprenons à imiter Jésus le Christ, un peu plus chaque jour, pour découvrir dans la foi tous les fruits que nous pouvons faire grandir en nous.

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